samedi 2 mai 2026

LES " MABOULS " S' ADRESSENT À MACRON ET AU SERVILES DE L' ALGÉRIE !

 

 


 

Les mabouls s’adressent aux serviles de l’Algérie

Billet d'humeur


Les mabouls s’adressent aux serviles de l’Algérie
Le président français Emmanuel Macron discute avec le président algérien Abdelmadjid Tebboune, tandis qu'ils posent avec d'autres chefs d'État du G7 pour une photo de famille le deuxième jour du 50e sommet du G7 à Borgo Egnazia, dans le sud de l'Italie, le vendredi 14 juin 2024. © Christopher Furlong/AP/SIPA

En déplacement dans l’Ariège (09) à l’hôpital Lavelanet, lundi, le président Emmanuel Macron s’est fendu d’un commentaire sur «les mabouls» qui veulent «se fâcher avec l’Algérie».

 Il était alors agacé par les difficultés administratives que rencontrent les médecins possédant un diplôme étranger, notamment des Algériens, pour exercer en France.


Il y a des mots qui en disent long sur celui qui les prononce. 

« Mabouls », ainsi le président de la République a-t-il qualifié ceux qui, en France, osent s’indigner de la posture de capitulation permanente que leur pays adopte face à Alger.

 Un mot sorti de sa bouche avec désinvolture, dans un couloir d’hôpital, comme on chasse une mouche importune. 

Un mot dont l’étymologie ne laisse aucune place au hasard: « Maboul » vient de l’arabe mahbûl, fou.

 

Laissons donc parler ces « mabouls »

Tout commence en février 2017, en pleine campagne présidentielle.

 Le candidat Emmanuel Macron accorde une interview à une chaîne de télévision algérienne et qualifie la colonisation de « crime contre l’humanité ». 

C’est ainsi que débute, dans une génuflexion spectaculaire, ce qui deviendra une constante de son action : la servilité érigée en diplomatie.

On vit ensuite les émeutes du printemps 2020, les attentats islamistes, analysés et réinterprétés sous le prisme de la guerre d’Algérie et de ses « mémoires manipulées ».

 Une politique mémorielle à sens unique, cultivée avec obstination, dont le bilan, sept ans plus tard, éclate à la face de chacun.

A lire aussi, Patrick Atlan: Rancune algérienne

 

Car voilà où nous en sommes. François-Xavier Bellamy l’a dit avec une précision chirurgicale : « Le régime algérien insulte la France en permanence, refuse de reprendre ses ressortissants illégaux, agresse ses opposants réfugiés sur notre sol, détient toujours en otage un journaliste français. »

Faute de courage pour être ferme avec Alger, le président préfère insulter les Français qui refusent de se renier. 

La faiblesse revendiquée au sommet de l’État, et pour parfaire le tableau, exprimée en arabe dans le texte. 

Comme pour s’assurer que le message soit bien reçu à la bonne adresse.

On nous dit que la raison commande la retenue, que les relations bilatérales sont complexes, que la géopolitique réclame de la nuance. 

Soit. Mais la nuance est une chose, l’abaissement en est une autre. 

Il ne s’agit pas ici de se fâcher avec l’Algérie pour le plaisir, ni de rouvrir des plaies que le temps commence à cicatriser.

 Il s’agit de dignité nationale. 

Il s’agit de savoir, lorsqu’un partenaire vous méprise publiquement, que vous n’avez pas à sourire et à quémander davantage.

Alors oui, nous sommes les mabouls. 

Les mabouls qui pensons que la France n’a pas à s’excuser d’exister. 

Que la mémoire mérite d’être traitée avec équité de part et d’autre de la Méditerranée. 

Que la dignité d’un État se mesure aussi à sa capacité à dire non quand son honneur l’exige.

 Nous sommes les mabouls. Nous en sommes fiers.

 Et nous avons encore toute notre tête.

 

Par Pierre-Olivier Costagliona
Laboratoire d'idées indépendant Vox Nostra.
 
 
Source et Publication :  https://www.causeur.fr/les-mabouls

 


ET AUSSI
 
 

Bruno Retailleau n’est plus un homme de devoir !

Le billet politique de Philippe Bilger


Bruno Retailleau n’est plus un homme de devoir !
Visite à Nanterre de Bruno Retailleau, candidat à l'élection présidentielle de 2027, sur le thème de l'état d'urgence contre la traite des êtres humains, en compagnie de Roger Karoutchi, Philippe Juvin et Hélène Matouk. Table ronde avec des officiers de police issus de différents syndicats au Campanile Prime de Nanterre, suivie d'une promenade dans le quartier Pablo Picasso et d'un entretien avec la presse, le 23 avril 2026 © ISA HARSIN/SIPA

Le jeudi 23 avril, Bruno Retailleau était dans le Tarn, à Albi, pour son premier meeting de campagne. 

Après avoir été désigné candidat par les adhérents des Républicains avec 73,8 % des suffrages, il leur a présenté sa ligne: une droite «fière et sincère», axée notamment sur l’immigration et la sécurité. 

Dernièrement, il accuse Emmanuel Macron d’avoir «fait preuve de faiblesse» et d’être «dans une forme de dépendance» vis-à-vis de l’Algérie.


Depuis que la candidature de Bruno Retailleau a été nettement validée par Les Républicains, il est clair qu’il a changé de registre, poussé les feux et passé la cinquième vitesse.

 Surtout, il a cessé de plomber le moral de ses soutiens et de cette majorité « d’honnêtes gens » qu’il invoque si régulièrement et si justement. 

En effet, longtemps, il s’est présenté comme un homme de devoir, allant vers la candidature présidentielle comme si elle était un échafaud, n’insufflant pas, de ce fait, la confiance qu’un chef doit inspirer et diffuser. 

C’était hier, et c’est bien fini.

 

Un an pour convaincre

L’homme a compris que l’exigence du devoir devait être relayée par l’élan de l’enthousiasme et qu’aucun espoir n’était permis si le principal intéressé, dans cette échéance capitale à venir, manquait lui-même du désir d’opérer la rupture, de « renverser la table », comme il l’a encore déclaré récemment. 

Pour se convaincre de cette volte bienfaisante, sans laquelle rien n’aurait été possible — ni psychologiquement ni sur le plan politique —, il convient de lire la longue déclaration qu’il a développée dans le Tarn et dont chaque terme est pesé.

 Elle constitue à la fois une réponse aux polémiques injustes dont il a été victime, une déclaration volontariste, un programme éthique, une promesse sincère aux Français et, par sa vigueur et sa force, un acte. 

A lire aussi, Dominique Labarrière: David Lisnard broie du lourd

 

Un propos aussi résolu ne peut qu’engager celui qui l’a tenu : « Les gens ont appris à me connaître au ministère de l’Intérieur. 

Jamais je n’ai courbé l’échine devant la bien-pensance. 

J’ai suscité des polémiques à maintes reprises. J’ai dû affronter des désaccords avec le chef de l’État. Jamais je n’ai capitulé. 

Aujourd’hui, prendre la décision de se présenter à une élection présidentielle, c’est prendre une décision extrêmement grave, qui engage chaque cellule, chaque fibre de son corps et, par conséquent, rien ne me fera reculer.

 Je dirai la vérité, je convaincrai les Français. Je ne ferai pas de marketing électoral. 

Je ne chercherai pas à séduire avantageusement avec des slogans. 

Et de même que je ne ferai pas de segmentation, je ne m’adresserai pas à des clientèles successives, je m’adresserai au peuple français et je le convaincrai.

 J’en suis certain. »

 

Bruno Retailleau dispose d’un an pour convaincre ceux qui ne sont pas encore persuadés qu’une droite authentique est enfin de retour, pour battre en brèche le pessimisme de ceux qui, comme Jean-François Copé, choisissent de s’en prendre aux populistes plutôt que de créer et d’aider positivement, et, plus largement, pour instiller, dans notre paysage démocratique dévasté, sous une forme républicaine, l’espérance d’un redressement national et international.

 

Chance pour la France

Ce n’est pas l’insulte qui le visait indirectement au sujet de l’Algérie — Emmanuel Macron a traité de « mabouls » ceux qui défendaient une position ferme sur les rapports entre ce pays et la France — qui constituera un passif à l’encontre de Bruno Retailleau.

 Bien au contraire, puisque la stratégie purement diplomatique prônée par le pouvoir s’est révélée inefficace et que la sienne est largement approuvée.

 Et le président, par cette vulgarité ciblée, s’est déshonoré lui-même. 

La première pierre, pour remettre notre nation d’aplomb, sera d’abord, enfin, le courage de ses dirigeants.

Bruno Retailleau ne se contentera pas de faire son devoir : il mettra tout en œuvre pour être à l’heure de son rendez-vous avec le peuple français, porté par la conscience de la chance qui lui est donnée et qu’il aura su créer.

Source :   https://www.causeur.fr/bruno-retailleau

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