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mardi 27 juin 2017

VERS UNE AUTRE EUROPE !


Gabriele Adinolfi

Une autre Europe, une Europe Impérative !

21/06/2017  

Paris, le samedi 17 juin, a entendu la voix de la vraie Europe,  de ceux qui sont nés et qui ont été forgé par la culture archaïque qui en a fait un Mythe et non pas une coquille de la bureaucratie usurocratique. 
Ni souverainisme provincial, ni européisme technocratique, mais une troisième voie où puissance et esprit se fondent pour relever le défi de l’Histoire et de la façonner.


C’est sous ce signe que Gabriele Adinolfi a réuni dans une salle comble, malgré un samedi estival et la proximité du Solstice d’Été, des représentants de six nations européennes. A l’écoute desquels il y avait un public composé de ressortissants de plusieurs pays d’Europe.

Les murs étaient décorés par les portraits et les citations des poètes de l’Europe Authentique, l’Europe Impérative – thème central de cette réunion :  Jean Thiriart, Maurice Bardèche, Jean Mabire, Pierre Drieu La Rochelle, Gaston-Armand Aumodruz, Dominique Venner, Julius Evola, Ernst Jünger, Adriano Romualdi et des Martyres tombés pour l’Europe : Jan Palach à Prague, le grec Mikis Mantakas à Rome, Roger Coudroy en Palestine occupée. Au centre une affiche des Thermopiles et du Phoenix ! – 
Les symboles du sacrifice qui conduit à la victoire et à la naissance de l’Europe !

Les intervenants n’étaient pas uniquement des intellectuels, tous étaient aussi des activistes politiques ; du  professeur Gérard Dussouy qui a indiqué le nécessité historique pour une Europe unie et puissante, nous sommes passés à Enric Ravello Barber, qui de Valences a souligné la fonction de l’idéal impérial pour préserver les patries charnelles sans nier les nations historiques. Hilde Delobel, député de longue date du Vlams Belang tout en insistant à un changement radical de cap, elle a dénoncé l’usurpation du terme Europe par les occupants de Bruxelles et a défini l’UE (Union Européenne) comme étant en fait une UBE  (Union des Bureaucrates en Europe).

Arnaud Naudin, journaliste, a expliqué qu’il était encore possible de lutter en Europe et qu’il fallait rejeter la tentation de déserter et de se renfermer dans le soi stérile.  

Mario Borghezio, l’euro-député de la Ligue du Nord et membre de la Commission des Affaires Etrangères de l’Union Européenne, a relaté son engagement militant de jeunesse dans l’organisation Jeune Europe fondée par Thiriart en réitérant l’importance de sa praxis révolutionnaire et de formation des cadres qui sont vitaux de nos jours pour pouvoir vaincre les défis de ce millénaire.

Laslo Sipos, fonctionnaire Hongrois et membre de Jobbik a insisté sur l’importance de procéder, avant même de penser à des victoires électorales, à la reconquête de l’espace moral, culturel et social de notre communauté de destin.  

Georges Feltin-Tracol a mis en parallèle d’une manière chirurgicale notre Europe et l’Union Européenne. Konstantinos Boviatsos fonctionnaire européen et membre d’Aube Dorée, a parlé de la situation Grecque ou selon lui la guerre civile fera suite à la banqueroute si l’effort hellénique de l’éviter n’est pas soutenu de l’extérieur.

En conclusion, Gabriele Adinolfi a fait le bilan d’un an et demi d’activités dans les domaines de l’économie, du lobbying, de la culture, de la politique et de la formation. 
Il a souligné la nécessité de redécouvrir et d’appliquer la centralité de la praxis du réalisme révolutionnaire pour évacuer une fois pour toutes les illusions éphémères de la réaction. 

 In fine, Adinolfi mettant l’accent sur la redécouverte de l’Axialité et de la Virilité, a annoncé que ce genre de rencontres d’un type nouveau – qui ne sont ni des meetings ni des conférences mais des séances de travail et d’organisation – seront organisés de manière périodique.


EurHope    http://www.voxnr.com/10923/

FINANCES: LE FN DANS LA TOURMENTE !

 Source:   https://www.france-politique.info/

2 défaites aux élections + mauvaise gestion =

Réélection d'un nouveau Président ou Présidente a la tête du FN ?

Le FN au bord du gouffre financier 

Le Front national doit rembourser six millions d’euros à Jean-Marie Le Pen et 9 millions à son prêteur tchéco-russe.


Le Front national doit rembourser six millions d’euros à Jean-Marie Le Pen et 9 millions à son prêteur tchéco-russe.© Reuters Le Front national doit rembourser six millions d’euros à Jean-Marie Le Pen et 9 millions à son prêteur tchéco-russe.


L'arrivée en fanfare de ses huit députés à l'Assemblée nationale masque la situation délicate du Front national. 

Le parti de Marine Le Pen devrait sortir essoré des échéances électorales de 2017 avec un trou dans la caisse de 4 à 5 millions d'euros. 

Le trésorier du parti, Wallerand de Saint-Just, refuse de confirmer le chiffre. "Nous ne donnons pas d'indications sur nos comptes", balaie-t-il. 

Mais plusieurs cadres du mouvement admettent que "le manque" est "de cet ordre-là"… 

Avant les législatives, Axel Loustau, l'imprimeur et ami de Marine Le Pen, élu régional en Ile-de-France et associé en affaires avec Frédéric Chatillon, Wallerand de Saint-Just, Jean-François Jalkh, l'un de ses vice-présidents, ont actionné leurs réseaux pour trouver des fonds. 

En vain. Du coup, Marine Le Pen a envoyé courriers et ­e-mails à l'ensemble de ses militants, adhérents et sympathisants pour les inviter à souscrire un "emprunt patriotique". 

Ceux qui verseront une somme exorbitante supérieure à 75.000 euros auront même droit à un dîner privé avec la présidente!
 Les apporteurs les plus modestes, 1.500 euros au minimum, pourront se féliciter d'avoir participé au sauvetage du parti… 

Accordés pour une durée d'un an, les prêts seront rémunérés à terme à 3%.

"Marine n'a pas les mécènes de son père"

Dans l'immédiat, le FN a un problème de trésorerie. Selon ­Wallerand de Saint-Just, Marine Le Pen aurait dépensé "moins de 11 millions d'euros" pour la présidentielle. 


`Ses frais devraient donc être intégralement remboursés par l'Etat comme ceux de ses candidats aux législatives.
 Dans leur grande majorité, ils ont dépassé les 5% de suffrages exprimés requis. 

La loi impose cependant l'acquittement de toutes les factures dans les soixante jours qui suivent l'élection pour pouvoir prétendre à ces subsides.

 Et les premiers remboursements n'auront pas lieu avant plusieurs mois, le temps pour la Commission nationale des comptes de campagne d'éplucher toutes les factures… 
"Il est scandaleux qu'aucune banque n'accepte de nous prêter de l'argent, dénonce Wallerand de Saint-Just, c'est un déni de démocratie."

Le FN n'a pas qu'un problème de trésorerie, il est menacé par la faillite, ses recettes étant inférieures à ses besoins. 

Comme tout parti politique, il vit des cotisations de ses adhérents, des dons mais aussi de ses performances au premier tour des élections législatives. 

"Les électeurs du Front national sont des gens modestes, explique un élu, ils ont des petits moyens. Et Marine n'a pas les ­mécènes de son père…" Le FN a perdu plus de 500.000 voix entre 2012 et 2017. 

`Chacune d'elles étant rémunérée 1,49 euro, la perte est de quelque 800.000 euros chaque année. Sur l'ensemble de la législature, c'est une baisse de 4 millions d'euros.

 L'arrivée de six députés supplémentaires FN à l'Assemblée - ils n'étaient que deux en 2012 - générera un "profit" de 1 million d'euros au parti sur la même période.
 Le compte n'y est donc pas.

Jean-Marie Le Pen veut récupérer son prêt

Or le parti doit faire face à des échéances financières importantes dans les cinq ans à venir. Il lui faudra déménager car le bailleur du Carré, à Nanterre, a annoncé son intention de récupérer son bien. 



Jean-Marie Le Pen a, quant à lui, prêté 6 millions d'euros pour la campagne de sa fille qu'il compte bien récupérer sans délai… Les relations n'ont jamais été aussi mauvaises entre eux et il n'a pas l'intention de lui faire de cadeaux.
 Le 20 juin, jour de son 89e anniversaire, elle lui a interdit l'accès au bureau politique…

Enfin, en septembre 2019, le FN doit rembourser le prêt contracté en 2014 auprès de First Czech-Russian Bank, un établissement tchéco-russe qui serait en liquidation. 

Comme il s'agit d'un prêt in fine, le parti ne rembourse pour l'instant que les intérêts.

 Le capital emprunté, à savoir plus de 9 millions d'euros, devra être payé au terme du contrat. 

Sans compter les 5 millions d'euros que le Parlement européen entend récupérer dans l'affaire des soupçons d'emplois fictifs des assistants FN…

Merci Thierry S.

IMMIGRATION / INVASION / COLLABORATION !

27 juin 2017


Nantes (Breizh-info.com) ‑ Nantes Métropole vient de décider – à l’unanimité de son conseil communautaire du 26 juin, gauche et droite confondue – de subventionner aux frais de ses contribuables les communes qui favorisent l’installation de migrants roms sur leur territoire.
Depuis que Jean-Marc Ayrault a délibérément créé une structure pour les attirer à Nantes, en 2005, de nombreux Roms de Roumanie ont pris l’habitude de séjourner dans la métropole bretonne au-delà de ce que leur permettent les traités européens. 
Ils sont aujourd’hui au nombre d’au moins 1 800 ; la Loire-Atlantique serait le deuxième ou troisième département français le plus concerné par ces installations illégales.
De nombreuses communes de l’agglomération nantaise déplorent la présence de campements sauvages, qui s’accompagnent le plus souvent de pollutions, d’incivilités et même d’actes de délinquance.
 Le problème échoit à leur maire en tant que premier magistrat, alors que légalement il dépend de l’État, de l’Union européenne et de la Roumanie elle-même.
Nantes Métropole a organisé l’an dernier une démarche solennelle auprès du préfet de Loire-Atlantique – sans succès. 
Elle a donc décidé de prendre les choses en main. 
Pour faire respecter la loi ? Non, au contraire : pour soutenir financièrement, grâce à un fonds de concours, les communes qui aménagent des terrains destinés au séjour des Roms. Pour les aider à s’insérer, disent-elles.
D’insertion réelle, pourtant, il n’y a guère à ce jour : les Roms demeurent attachés à leur culture et à leurs coutumes.
Joseph Parpaillon rentre dans le rang
 
Pendant quelques minutes, il a semblé que le conseil communautaire allait se diviser sur cette question. Joseph Parpaillon, maire divers droite d’Orvault réélu en 2014 avec près de 60 % des suffrages et rallié cette année au camp d’Emmanuel Macron, a demandé la parole. « J’ai beaucoup de doutes sur le dispositif présenté » a-t-il annoncé d’emblée.
Les bonnes intentions, il connaît : quand il a accepté l’installation d’un centre pénitentiaire pour mineurs sur sa commune, l’État lui avait promis l’installation d’entreprises dans le voisinage. 
C’est en fait un camp rom qui s’est installé !
Plus de deux cents Roms séjournent à Orvault. Une trentaine d’enfants fréquentent les écoles locales. 
La commune prend en charge les frais de restauration scolaire, dont elle ne parvient pas à obtenir le remboursement. « Je ne me vois pas ajouter 175 000 euros en investissement plus 30 000 euros par an de frais de fonctionnement » a conclu Joseph Parpaillon après avoir rapidement calculé le coût de la mesure proposée. 
D’autant plus que « rien ne dit que d’autres familles n’arriveront pas, comme la semaine dernière encore ».
En fin de débat, Johanna Rolland, présidente de Nantes Métropole, a repris la main – une main de fer dans un gant de velours, proposant de définir « une doctrine entre humanité et fermeté ». 
 « Quand je vois là où on en était il y a dix ans et comment on a avancé en un an… » s’est-elle félicitée – coup de griffe sans ménagement à son prédécesseur d’il y a dix ans.
Puis, s’adressant à Joseph Parpaillon : « je ne voudrais pas rendre service à celles et à ceux qui espèrent que cette démarche n’aboutisse pas ».
 Cette allusion apparemment opaque a néanmoins paru émouvoir le maire d’Orvault. 
 « Personnellement, je vais voter ce dossier », a-t-il repris, non sans susciter chez ses collègues quelques sourires en coin.
Crédit photo  : siège de Nantes Métropole, DR
 
[cc] Breizh-info.com, 2017, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine.

JUSTICE: ZEMMOUR / OBONO , DEUX POIDS, DEUX MESURES !

 TRIBUNE LIBRE !

Zemmour Obono : 2 poids, 2 mesures !



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Zemmour condamné, Obono députée ! Il y a des jours où les nouvelles se télescopent d’une manière telle que l’absurdité et l’hypocrisie de notre société éclatent au grand jour pour qui n’est pas un mouton bêlant qui vient de voter Macron et frissonne encore d’allégresse sans penser une seconde qu’il vient de se faire arnaquer encore plus gravement que d’habitude. 

Depuis le temps qu’on lui dit que la France est le pays des droits de l’homme, une démocratie exemplaire, il y croit tellement qu’il lui a paru naturel de voter pour des gens qu’il ne connaissait pas et qui n’avaient donné aucune preuve de leur savoir-faire, en prouvant ainsi sa liberté de citoyen et d’électeur. 

L’idée que la France est tout le contraire, un pays où l’Etat et ses satellites pèsent plus lourd que la société civile, à laquelle on a fait semblant de faire appel aux législatives, ne lui est pas venu à l’esprit puisque voilà des mois que le nouveau président lui est présenté par des médias, quasi unanimes, comme un personnage exceptionnel.

 Aujourd’hui encore, il marche sur les eaux bruxelloises, s’impose, paraît-il, à Merkel, auréolé du titre de champion de l’Europe qui a terrassé le vilain monstre populiste. 

Mal élu, en raison d’un nombre d’abstentions très élevé, doté d’une majorité trop large pour être vraie, le voilà qui se présente comme le légitime défenseur d’une politique européenne que les Français ont désavouée depuis 2005.

 Peu importe, entouré d’énarques, puis dans un second rang de ministres inconnus pour la plupart, et plus ou moins compétents, eux aussi surveillés de près par l’énarchie,  soutenu enfin par des parlementaires novices, le chef de l’Etat français est une façade trompeuse. 

Jamais sans doute un gouvernement ne s’est davantage éloigné de la démocratie dans notre pays : un homme et la caste qu’il incarne ont les pleins pouvoirs.

Les nouveaux parlementaires issus de ce raz-de-marée, qui fut surtout un ras-le-bol, offrent des visages inquiétants d’impréparation, de légèreté ou de confusion. 

Le député des Français de Suisse pensant défendre Richard Ferrand distingue, selon les éléments de langage qui lui ont été suggérés, le légal du moral et conclut que faire passer le second avant le premier est le début de la charia. 
Bref, les arrangements juridiquement suspects de l’ex-directeur des Mutuelles de Bretagne ne seraient coupables qu’aux yeux d’esprits obtus comme ceux qui peuplent les tribunaux islamiques. « Tandis que Fillon…. » serait-on tenté d’ajouter en songeant à Pascal : « vérité en deçà d’une élection, erreur au-delà ». 

Le départ des ministres du MoDem aurait cependant dû appeler le nouvel élu à plus de retenue. Un quatrième membre du gouvernement est, d’ailleurs, l’objet d’une enquête pour délit de favoritisme pour avoir, en tant que directrice de Business France, supervisé le déplacement d’un ministre de l’économie à Las Vegas, opération de séduction confiée sans appel d’offres à Havas.

 Le ministre de Hollande en question était un certain Emmanuel Macron, et l’on comprend la réserve des médias sur le sujet. 
Mais tout se passe comme si les faits « graves » qui ont en fait décidé de l’élection devenaient sans importance après celle-ci, des peccadilles morales contre de lourdes fautes pénales.

Le triangle des Bermudes dessiné par les pouvoirs, politique, judiciaire et médiatique est sans doute le piège le plus troublant de la post-démocratie française. Il révèle combien la liberté et l’égalité dans la prise de parole sont des illusions dans notre pays. 
Certains discours le traversent sans encombre.

 D’autres y sombrent sous la persécution judiciaire et l’acharnement médiatique. Une censure objective et implicite éloigne peu à peu le coupable des micros à moins qu’elle ne le décourage à force de l’écraser sous les frais de justice. 

C’est ainsi qu’Eric Zemmour a été à nouveau condamné pour provocation à la haine pour avoir dit que tous les musulmans considéraient que les djihadistes étaient de bons musulmans. 

Mme Obono a, quant à elle, été élue députée, après avoir signé une pétition en faveur du groupe de rap ZEP et de son titre « Nique la France ». 

Interrogée sur BFM, elle se défendait au nom de la liberté d’expression, mais se refusait à dire « Vive la France » avec conviction. 

Il est permis de penser que le droit à l’expression dans notre pays devrait être sinon plus grand pour celui qui l’aime que pour qui ne l’aime pas, mais au moins égal. Eh bien non ! 

 Le premier est condamné, et le second élu. 

Le « chanteur » est absolument légitime alors que celui qui participe avec courage au débat est censuré. La caricature du dessinateur est tolérée, non la généralisation du polémiste. Notre pays marche sur la tête depuis longtemps. 

Bien sûr, à la longue, elle ne fonctionne plus très bien, et c’est ce qui explique sans doute l’élection de Macron.


Source:   https://www.ndf.fr/poing-de-vue/26-06-2017 

COMBATTRE DAESCH MALGRÉ NOS LOIS !

 TRIBUNE LIBRE !

 

Comment l’Etat islamique profite de notre Etat de droit

Combattre Daech malgré nos lois

Alexis Carré
est doctorant en philosophie politique.
Publié le 23 juin 2017 / Société

Afin de le combattre efficacement il est indispensable de comprendre comment l'Etat Islamique se joue de la légalité pour recruter sur notre territoire.
attentat champs elysees daech
Photo: Soldat de l'Etat islamique. Wikipedia.


Le dernier attentat des Champs-Élysées confirme ce que nous savions déjà. 

L’État islamique se distingue des autres groupes djihadistes.
 Il parvient à susciter des actes terroristes bien au-delà des limites de son noyau dur de militants, ce qu’Al-Qaïda et d’autres n’ont jamais vraiment su faire à cette échelle.
 Sans abandonner l’ancien type de recrutement, qui repose sur la sélection, la loyauté et le secret, le groupe terroriste s’adresse à tous les musulmans du monde afin d’inspirer chez ceux qui sont sensibles à son message des actes spontanés, qui n’engagent pas les ressources humaines et   matérielles de l’organisation et qui ne lui font prendre aucun risque de révéler ses membres pour ainsi dire “permanents”.
Aveuglés par la fausse sécurité de cette ligne Maginot spirituelle qu’est notre supériorité militaire et logistique, nous ne devrions pas nous exagérer les conséquences de la libération de Raqqa et de Mossoul.
 C’est sur notre territoire, dans les angles morts de l’État de droit, que se situe l’essentiel de l’activité subversive qui fait le succès de l’État islamique. 
On ne pourra faire cesser les attentats qu’en s’attaquant à cet écosystème d’associations et de groupes auxquels l’EI sous-traite le travail de conquête de l’hégémonie culturelle sur la jeunesse musulmane occidentale.

De la guerre insurrectionnelle

Il s’agit là d’un perfectionnement supplémentaire de la théorie de la guerre insurrectionnelle, initialement développée par les marxistes, notamment Che Guevara ou Mao, lors des guerres post-coloniales. 
Le but de la guerre insurrectionnelle est en effet de rendre inefficaces les concepts opérationnels de l’adversaire. Dans un État de droit, le criminel est poursuivi pour les faits qu’il a déjà commis et le combattant ennemi, confiné à l’extérieur, est identifié par un uniforme. En dissimulant sa structure secrète au sein de la population civile, le groupe terroriste confond ainsi la catégorie de criminel et celle de combattant.
On oblige de la sorte l’État à se comporter à l’égard de sa population comme face un ennemi. Il est contraint de frapper les terroristes avant d’être frappé, sauf à se condamner à l’inefficacité, en ne poursuivant ces derniers qu’après l’irréparable. Avec patience et méthode, il était toutefois possible de débusquer les terroristes traditionnels parmi les citoyens innocents.
 Les communications inévitables, les transferts d’équipement, l’infiltration du groupe par des agents du gouvernement, constituaient autant de failles dans lesquelles les services de sécurité pouvaient s’engouffrer. Sans compter que ces difficultés faisaient du recrutement des militants une tâche longue, coûteuse et difficile.

Une nébuleuse de profils instables

Afin de contrer ces efforts, l’État islamique a créé autour de ses militants au long cours une nébuleuse de profils radicalisés et instables. La plupart d’entre eux ne passeront jamais à l’action. En en restant aux mots ils font néanmoins beaucoup de bruit et c’est exactement ce que recherche le groupe terroriste. 
À l’image d’une matière radioactive, cet ensemble d’individus, dont le grand nombre épuise la vigilance de nos services de renseignement, sont comme autant d’atomes dont on ne peut prévoir le comportement individuel, mais dont on sait que l’un d’eux va se désintégrer à intervalle régulier. La grande vulnérabilité du militant révolutionnaire classique était précisément son fanatisme froid, sa formation qui, nécessitant du temps et des ressources, permettaient aux services de sécurité de repérer un itinéraire. 
Ici, le musulman radicalisé ne deviendra militant terroriste qu’à la toute fin de son parcours, peut-être dans les heures qui précèdent son action, et sans qu’il soit possible, avant cela, de le distinguer des milliers d’autres profils radicalisés. 
Dans ces conditions, comment le repérer avant qu’il ne commette un attentat ? Ce type inédit de recrutement pousse plus loin qu’auparavant les limites de notre droit pénal. 
À moins de criminaliser des opinions, partagées par un trop grand nombre, il devient difficile de faire tomber à temps ces terroristes en puissance sous le coup de la loi.

Tout terroriste a sa vitrine légale

L’essentiel, et ce sur quoi nous pouvons agir, se situe en amont. De la même façon qu’à une certaine époque la plupart des produits entrant dans la composition des bombes étaient légaux, la plupart des discours qui entrent dans la fabrication d’un terroriste le sont toujours. 

Il ne s’agit pas ici de la propagande violente de Daech, qui a beaucoup d’équivalents sur internet, où les appels au meurtre au nom de toutes sortes de causes sont quotidiens. 
Ce qui fait l’efficacité de ce discours en dernière instance, c’est la présence et l’action de relais locaux qui vont effectuer tout le travail qu’il est possible de faire légalement sur le territoire des démocraties libérales afin de segmenter et de sensibiliser son futur public.
 De l’ETA à l’IRA, ces vitrines légales ont toujours servi aux groupes terroristes à diffuser leurs idées par des organes tiers, mettant bien sûr un point d’honneur à respecter toutes les formalités de l’État de droit. 
C’est l’action de ces groupes légaux qui fournit aux terroristes la masse de ces soutiens passifs, pour lesquels ils ont le sentiment d’agir, par rapport auxquels ils désirent se distinguer, et dont ils reçoivent l’approbation, voire l’admiration.

Des enquêtes inquiétantes

Le terrorisme est un mode opératoire et non une fin en soi
Le djihadiste croit défendre une communauté religieuse agressée.  

Une enquête récente, menée par Anne Muxel et Olivier Galland pour le CNRS, révèle qu’un tiers des jeunes musulmans français pensent que l’islam est la seule vraie religion et que la science ne saurait avoir raison contre elle (soit trois fois plus que les jeunes d’autres confessions ou sans religion). 
Pour ces personnes, la vie démocratique elle-même constitue un déni de leur conviction religieuse. Et en réponse à cet environnement libéral considéré comme hostile, une proportion similaire présente, selon la même étude, un haut degré de tolérance à la violence. 
Or, en se contentant de condamner oralement le terrorisme comme moyen, une myriade d’associations ont ainsi pignon sur rue, alors même qu’elles véhiculent les idées et les sentiments religieux qui motiveront certains de leurs membres à prendre les armes. 

Devant l’impossibilité de criminaliser la radicalisation des individus, qui sont trop nombreux, il est donc nécessaire de s’attaquer aux vecteurs de la radicalisation. 
Une discothèque dont les clients ont provoqué un accident impliquant l’alcool peut être poursuivie. Or, comment lutter efficacement contre le terrorisme quand des responsables d’association plaident l’ignorance et l’irresponsabilité sur les activités de leurs membres ? 

Pour espérer vaincre la dynamique de radicalisation, il est impératif de pouvoir impliquer les structures qui constituent un nœud dans le parcours de plusieurs djihadistes.

Source:  http://www.causeur.fr/daech-islam-champs-elysees-attentat-45064.html 

 

TRIBUNE LIBRE, POINT DE VUE ET CONSTAT !

“Née à La Chapelle, j’ai vu mon quartier s’islamiser”

Entretien avec l’ex-élue du XVIIIe Roxane Decorte

 
Daoud Boughezala
est rédacteur en chef de Causeur.
Publié le 27 juin 2017 / Société

Ancienne élue UMP du XVIIIe, Roxane Decorte a toujours vécu dans l’arrondissement. À ses yeux, le cas de La Chapelle-Pajol n’est hélas pas une exception : cela fait des années que les quartiers mitoyens de Barbès ou Château Rouge sont aussi des territoires perdus pour les femmes. 
 
roxane decorte paris chapelle
Roxane Decorte en campagne dans le XVIIIe, Paris, mars 2001. Morris Raymond/Sipa.

Causeur. Ancienne élue UMP du XVIIIe, avez-vous vu le quartier La Chapelle-Pajol se dégrader peu à peu ?

Roxane Decorte. Née à La Chapelle, j’y habite depuis plus de quarante-cinq ans. 

Si ce quartier populaire est devenu une forme de ghetto qui concentre les difficultés, ce n’est pas un événement brutal mais le résultat d’un processus à l’œuvre depuis des années. 

En 2001, Philippe Séguin m’a choisie comme colistière gaulliste dans le XVIIIe pour incarner les quartiers populaires qui sont l’âme de Paris, parce que j’avais un profil atypique en politique. 
J’étais une jeune femme de terrain issue d’un milieu très modeste, boursière de l’Éducation nationale, dans un territoire fracturé, déjà perdu pour la République.

 Nous avions le sentiment qu’on accepte d’un côté du boulevard Barbès ce qu’on refuse de l’autre côté. 
À force de concentrer des populations en difficulté, avec le record parisien du nombre de chômeurs et d’allocataires du RSA, on a rendu le bel idéal de mixité sociale impossible à atteindre. 
Puis, au cours des années, j’ai vu les commerces « s’ethniciser » et le quartier basculer sous la pression « islamisante »…

Concrètement, comment le quartier s’est-il islamisé ?
D’anciennes camarades de classe se sont mises à porter le voile de la tête aux pieds, m’expliquant agir librement et par conviction.
 Là-bas, une femme candidate part avec un léger handicap. 
 Quand vous rencontrez les recteurs des mosquées du quartier, vous voyez bien que, culturellement, ça leur pose un problème.

>> A lire aussi: La Chapelle, Bagnolet, Saint-Denis: no women’s lands aux portes de Paris

Depuis quelques semaines, les médias ont justement découvert que les femmes n’y étaient pas les bienvenues. Est-ce un phénomène nouveau ?
Pas du tout. Je ne veux ni être dans la surenchère ni dans le déni des problèmes

 La forte pression sur les femmes au niveau du métro aérien La Chapelle existait déjà il y a cinq ans. 

J’observe d’ailleurs les mêmes dérives à Barbès ou à Château-Rouge. 

On stigmatise les migrants mais cela ne date pas d’hier. 

La nouveauté, c’est l’arrivée des bobos qui achètent des lofts dans le quartier avec un prix au mètre carré plus intéressant qu’ailleurs, mais découvrent une réalité qui les choque. 

Je les comprends.   Les ghettos de bobos voisinent avec  !
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NATALITÈ: LE MODÈLE HONGROIS ......;


La Hongrie fait le choix de la natalité plutôt que de l’immigration

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27/06/2017 – 7h30 Budapest (Breizh-Info.com) –Le Premier ministre conservateur  de Hongrie, Viktor Orbán, est connu pour sa rhétorique anti-immigration. Moins pour sa position nataliste. Cela va pourtant de pair. 

Nos confrères du Visegrad Post font le point à ce sujet.


“[…] il y a en Europe aujourd’hui deux façons de considérer [le déclin et le vieillissement de nos populations]. L’une appartient à ceux qui veulent résoudre le problème démographique de l’Europe à travers l’immigration. 
Et l’autre point de vue, défendu par l’Europe centrale – et au sein d’icelle, par la Hongrie. Notre point de vue est que nous devons résoudre les problèmes démographiques en nous appuyant sur nos propres ressources et en mobilisant nos propres réserves, et – prenons-en conscience – en nous renouvelant spirituellement.”


C’est en ces termes que Viktor Orbán a une nouvelle fois mis en avant une dychotomie profonde au sein de l’Union européenne lors du 2e Forum démographique du Sommet de la Famille de Budapest s’étant tenu fin mai. 
 Pour l’homme fort de Hongrie, le refus de l’immigration va de pair avec une politique nataliste.

L’immigration, cheval de Troie du terrorisme

Ayant commencé son discours en rappelant la menace terroriste liée à l’immigration, Viktor Orbán a également rappelé que l’immigration changeait la nature et la qualité de vie des peuples d’Europe, et qu’elle représentait donc un risque également du point de vue compétitif pour les pays d’Europe.

Le Premier ministre hongrois s’est fait connaître mondialement lors de son opposition à Bruxelles et à Berlin sur la question migratoire en 2015 en érigeant une clôture à la frontière sud de la Hongrie – et de Schengen – avec la Serbie.
 Viktor Orbán a depuis rappelé qu’il était prêt à tout pour “protéger les jeunes, les familles”, y compris ériger un mur en lieu et place de la clôture, si cela devenait nécessaire. 
Pour lui, “Bruxelles est du côté des terroristes”, et l’immigration est hors de question : selon le Premier ministre, les Hongrois veulent “une Hongrie hongroise et une Europe européenne”.

Objectif 2030 : passer le taux de natalité de 1,5 à 2,1

Il s’agit pour le Premier ministre hongrois de drastiquement “renverser la tendance”. Pour se faire, aux mesures déjà entreprises en 2015 – le programme CSOK en particulier, accordant des dons d’Etat pour l’achat ou l’aménagement d’immobilier par des familles de plus de deux enfants – le gouvernement hongrois met en place de nouvelles mesures “pro-familles”. 

En outre, le gouvernement dépense déjà 5% du PIB hongrois pour les familles.

Les nouvelles mesures annoncées sont les suivantes :
* pour les familles endettées, prise en charge de la dette par l’État à hauteur d’un million de forints (env. 3.300€) par enfant à compter du troisième
* construction et rénovation de crèches pour que toutes les familles y aient accès
* remboursement par l’Etat de 50% du prêt étudiant pour les femmes ayant leur deuxième enfant, et 100% dès le troisième enfant
* réduction supplémentaire des impôts pour les familles ayant plus de deux enfants


Ces conditions sont, pour le chef du gouvernement hongrois, essentielles pour favoriser la croissance démographique.
Les mariages en Hongrie ont augmenté également de 40% depuis 2010, selon le député Fidesz Mariusz Révész.

Endiguer la saignée

Si ces mesures paraissent fortes – et elles le sont – c’est parce que la situation est catastrophique. Viktor Orbán ne le cache d’ailleurs pas. “En moins de quarante ans, nous avons perdu un million d’habitants. C’est plus que les pertes que nous avons endurées pendant la 2e Guerre Mondiale”.

L’émigration des Hongrois – en particulier vers l’Europe de l’Ouest – est également un facteur important de la dépopulation. 37% des jeunes prévoient de quitter la Hongrie, au moins temporairement.

Le faible taux de mariages, l’avortement, la perte progressive de la volonté – par individualisme mais aussi beaucoup par manque de moyens – de fonder un foyer sont des facteurs majeurs de la baisse démographique. 
 Mais les espoirs du premier ministre semblent fondés, car en Hongrie, si les statistiques montrent que le taux de fécondité est de 1,5, la moyenne du nombre d’enfants souhaité est presque de 2.

L’urgence est donc indiscutable. Et le gouvernement hongrois ouvre donc la voie à une ère de politique nataliste importante et non-partisane. 

Il y a bien peu de chances que Viktor Orbán récolte lui-même les fruits de sa politique nataliste car il ne sera probablement plus candidat à une élection dans les années 2030…

Le tournant “illibéral” de la Hongrie prend tout son sens

L’organisation et le soutien du Congrès Mondial des Familles, ainsi que l’intervention de Viktor Orbán lui-même, ont été un symbole fort. 
Si la Hongrie s’inscrit désormais dans une ligne illibérale, elle reste pourtant un pays européen ordinaire en matière d’avortement ou de “droits des femmes”. 

Il est à noter toutefois que la Hongrie a cessé déjà de renouveller des aides accordées à des cliniques pratiquant l’avortement.

Mais lors du Congrès, les interventions ont ciblé aussi bien le libéralisme, l’ONU, l’avortement ou encore la promotion du droit des femmes, par opposition aux droits de l’Homme.
 Pour l’opposition libérale-libertaire, le soutien gouvernemental à ce Congrès, et la place donnée à la religion dans le débat autour de la notion de famille, sont des gestes forts qui font craindre un recul de l’influence des lobbies LGBT.


Crédit photo :  Maxpixel (cc) [cc] Breizh-info.com, 2017, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

BRETAGNE, DÉMOGRAPHIE, INSÉE ET IMMIGRATION !



 Bretagne:

L’augmentation démographique due (en partie) à l’immigration


Immigration

L’INSEE a publié le 22 juin dernier ses prévisions en termes de démographie pour la région administrative de Bretagne, excluant donc malheureusement la Loire-Atlantique. Des prévisions qui s’étendent jusque l’horizon 2050, mettant en valeur plusieurs données.

Un million d’habitants en plus
La population ne va cesser d’augmenter si l’on en croît l’institut de statistiques. La Bretagne administrative devrait ainsi compter aux alentours de 4,2 millions d’habitants en 2050, soit une hausse d’un million par rapport à l’heure actuelle.

En ce qui concerne le département de la Loire-Atlantique, les prévisions de l’INSEE anticipent également une forte augmentation de la population. 
Le Pays nantais comptait en 2013 quelques 1 329 000 habitants. Ils seront 1 774 000 en 2050, soit un accroissement de 445 000 habitants. 
La Bretagne historique serait donc peuplée de presque 6 millions d’individus en cette moitié de 21ème siècle.


Une croissance forte et inégale
Le solde migratoire breton sera caractérisé par une augmentation supérieure à de nombreuses régions administratives françaises. Effectivement, c’est à une hausse annuelle de 0,49% sur la période comprise entre 2013 et 2050 que s’attend l’INSEE.

Mais cette hausse ne se fera pas de façon uniforme sur le territoire breton, bien au contraire. La Bretagne occidentale va connaître une croissance relativement faible puisque les Côtes d’Armor et le Finistère ne vont voir leur démographie augmenter « que » de 0,26% d’ici 2050. 

Le Morbihan aura une situation intermédiaire avec une hausse prévue de 0,51% et une situation très contrastée au sein même du département entre l’Ouest et l’Est.

 En revanche, la Bretagne orientale va subir une réelle augmentation de son nombre d’habitants.

L’Ille-et-Vilaine, sous l’influence du bassin rennais et de l’arrivée de la Ligne à Grande Vitesse depuis Paris verra sa démographie gagner chaque année 0,78% entre 2013 et 2050. 

Ce qui fera du département le 4ème de France métropolitaine en termes d’accroissement de population. 
Quant à la Loire-Atlantique, Nantes et ses environs vont connaître une hausse symétrique aux voisins rennais puisque l’augmentation démographique annuelle est également annoncée à 0,78% sur la même période.

Immigration
L’immigration à l’origine de la hausse
Intéressons-nous à présent aux origines de cet accroissement de population en Bretagne. Il peut sembler contradictoire dans un premier temps étant donné la faiblesse annoncée du solde naturel. 
Ce dernier présagerait même d’un nombre de décès annuels supérieur de 6 000 au nombre de naissances en 2050.
C’est donc le solde migratoire qui va être à l’origine de cette augmentation de population. Ce solde sera particulièrement excédentaire selon les prévisions et contribuera à hauteur de +0,50% en moyenne sur la période comprise entre 2013 et 2050. L’attractivité de la Bretagne, terre si longtemps décriée, va ainsi se confirmer.

Mais qu’implique donc concrètement ce solde migratoire positif ? Qui seront les nouveaux venus en Bretagne ? Jeunes actifs en quête d’un emploi ? Qualifiés ou non ? 

Retraités bretons de retour au pays ou fuyant simplement le vacarme et l’insécurité des métropoles françaises ? 

Ces nouvelles arrivées auront des conséquences sur plusieurs plans, notamment l’immobilier, comme nous l’avons précédemment évoqué ICI

Une chose est sûre, la prédominance des flux entre les villes bretonnes et Paris n’est plus à démontrer, comme le prouve le graphique ci-dessous, omettant toutefois les données concernant Nantes. 

Rennes voit par exemple presque 30% de ses migrations résidentielles se réaliser avec Paris.

Immigration
Source : INSEE/Octant Analyse numéro 62


Par ailleurs, des mouvements de populations entre les quartiers dits « sensibles » d’Île-de-France et les grandes villes bretonnes telles Nantes, Rennes ou Brest ont déjà eu lieu par le passé, la faute à des logements sociaux saturés en région parisienne tandis que la Bretagne disposait de places vacantes. 

Un système de vases communicants qui risque de se poursuivre à l’avenir, avec des conséquences en Bretagne, à l’instar du quartier de Kercado à Vannes.


VL

Crédit photo : DR/insee.fr [cc] Breizh-info.com, 2017, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine


ET AUSSI



Quimper. « La situation se dégrade au fil des années à Penhars »  [Témoignage] 

quimper_drogue

27/06/2017 – 06h15 Quimper (Breizh-Info.com) – La semaine dernière, le personnel de l’école Kerjestin, située dans le quartier de Penhars à Quimper, a vécu une journée de grève.

 Le personnel tenait en effet à tirer la sonnette d’alarme en raison de la multiplication des incivilités dans, et en dehors de l’établissement.
Signe de la généralisation d’un climat délétère, d’autres établissements se sont joints au mouvement de protestation. 
Des personnels venus de toute la circonscription nord et ouest de Quimper, qui tenaient à dénoncer l’augmentation des violences, émanant d’enfants ou de parents d’élèves.


Martine (NDLR : le prénom a été modifié pour maintenir l’anonymat et la sécurité de la personne interrogée) est une maman désabusée qui nous a confié quelques remarques : « Cela n’est pas nouveau, c’est simplement que la coupe est pleine, y compris pour les enseignants. Ils n’osent toutefois pas aller trop loin dans ce qu’ils disent ; pourtant il y a de réels problèmes communautaires dans le quartier. 
La situation se dégrade au fil des années à Penhars. 
Certains parents d’élèves ne parlent pas le français, beaucoup sont d’origine turque, et du coup la communication est difficile. 
D’autant que les moeurs et les différences culturelles sont parfois très importantes » souligne-t-elle avant de rajouter « qu’il faut aussi prendre en compte la grande précarité dans laquelle se trouvent certaines familles ».

Pour cette parent d’élève, c’est un problème « qui va bien plus loin qu’au niveau scolaire ». « Il y a un vrai problème de respect de l’autorité et de l’autre. 
C’est ce qui arrive lorsque l’on force à faire cohabiter trop de personnes issues de cultures et de communautés différentes. 
Il y a encore quelques années, cela ne se passait pas comme cela car même les minorités se fondaient plutôt bien dans la masse.
 Mais plus elles ont pris de l’importance et plus elles veulent aussi changer les règles du jeu ou demander que l’on s’adapte à elles ».

Concernant l’école de Kerjestin, Nausicaa Le Cam, membre de l’association des parents d’élèves, expliquait la semaine dernière à un  journal local que « des insultes, des détériorations de biens (pneus crevés) et des vols au sein de l’école se multiplient ». 
Par ailleurs, des couteaux auraient circulé, ou circuleraient encore, ramenés par certains élèves.

Du côté des autorités, il semblerait y avoir une gène au sein de la hiérarchie de l’Éducation nationale, qui a simplement pris acte de ce mouvement de protestation et qui envisage des mesures de réorganisation de certaines classes. « Ce n’est pas suffisant. Ce sont des mesurettes. C’est une politique plus globale de la ville qu’il faudrait revoir » souligne notre première interlocutrice.

Penhars constitue aujourd’hui l’un des quartiers appelé – politiquement correct oblige – « sensible » par les autorités. 
L’école de Kerjestin est située en zone d’éducation prioritaire (ZEP). 

Les tours de Kermoysan font partie de ce quartier, à une mauvaise réputation – que nous confirment nos sources policières qui y enquêtent fréquemment – notamment concernant le trafic de drogue.

Une forme d’islamisme s’y développe aussi depuis quelques années – comme nous l’évoquions il y a quelques semaines à l’occasion de pressions qui auraient été exercées sur des commerçants durant le ramadan.


Pour revenir sur le cas de l’école de Kerjestin, pas sûr que les actions menées durant l’année au sein des classes (et lors des temps d’activité périscolaires) sur « le respect de soi et des autres, la gestion de ses émotions et du ressenti de chacun» portent leur fruit auprès des jeunes élèves mais également de leurs familles. 
« Des voeux pieux dont les élèves se fichent éperdument , eux qui ont besoin d’autorité, et sans doute d’un peu moins de compassion, pour grandir et apprendre à vivre avec les autres » estime Martine, désabusée, dont les enfants ne seront toutefois plus scolarisés à Quimper, puisqu’elle déménage durant l’été « dans une atmosphère moins étouffante ».


Crédit photo :  DR [cc] Breizh-info.com, 2017, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

LECTURE : L' ARCHIPEL DU GOULAG ! ( SOLJENITSYNE )


L’archipel du Goulag de Soljenitsyne, un séisme littéraire 



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"'L'archipel du Goulag' d'Alexandre Soljenitsyne, un séisme littéraire", exposition à la librairie Les éditeurs réunis, Paris  
“L’archipel du Goulag”, le livre témoignage d’Alexandre Soljenitsyne sur les camps soviétiques a été écrit et publié dans des conditions rocambolesques. 

Vidéo:    https://www.youtube.com/watch?v=LfqZvCI07jU

L’histoire de cette épopée est racontée dans une exposition très documentée à la librairie russe “Les éditeurs réunis”, qui est aussi la maison d’édition Ymca Press, celle qui publia pour la première fois en russe en 1973 le livre du dissident.


Une valise pleine de livres en cyrillique, des microfilms, des boîtes de chocolat à double fonds, un meuble de typographie… Voilà ce que l’on découvre en haut de l’étroit escalier qui mène à l’étage de la librairie “Les Editeurs Réunis”, au 11 rue de la Montagne Sainte-Geneviève à Paris. 

Derrière une élégante devanture vert sapin, se cache en effet un temple de la culture russe en France. 

Ce lieu aujourd’hui animé par Mélanie Struve, la fille de Nikita Struve, premier éditeur de “L’archipel du Goulag”, est aussi le centre culturel Soljenitsyne et le siège des éditions YMCA Press, qui ont publié du temps de l’Union soviétique de nombreux auteurs russes dissidents.

Boîtes de chocolat ayant servi à passer le manuscrit de “Août 14”, premier livre d’Alexandre Soljenitsyne publié par Nicolas Struve en 1971

Et c’est ici qu’en 1973 “L’archipel du Goulag” a pour la première fois été publié en russe dans le plus grand secret. On peut découvrir l’histoire extraordinaire de ce livre dans l’exposition “L’archipel du Goulag”, d’Alexandre Soljenitsyne, un séisme littéraire”. 

Un vrai roman d’espionnage à découvrir jusqu’au 31 octobre 2017.

“Il y a en fait trois histoires à raconter”, commence Yves Hamant, l’un des témoins actifs de cette aventure. 
Cet ancien attaché culturel en Union soviétique a été l’un des premiers à avoir eu entre les mains un fragment du manuscrit. 
Nikita Struve lui avait demandé de commencer à le traduire. 

Yves Hamant a ensuite participé à sa diffusion “sous le manteau” en Union Soviétique.

Manuscrits enterrés

“Il faut d’abord parler de la manière dont Soljenitsyne a écrit ce livre : durant deux hivers (1965-66 et 1966-67), l’écrivain séjourne dans une ferme près d’un hameau en Estonie, invité par des amis qui l’ont accueilli pour qu’il puisse écrire au calme et sans risque de contrôle. 

Soljenitsyne prenait toutes sortes de précautions pour ne pas être suivi. Il lui fallait aussi de la place pour étaler les centaines de témoignages qui lui ont servi de base pour écrire L’archipel”, poursuit Yves Hamant.


Tous ces témoignages, Soljenitsyne les a reçus à la suite de la publication de son roman “Une journée d’Ivan Denissovitch”, publié en 1962 : des centaines de lettres de rescapés des camps de travail soviétiques, qui l’ont décidé à écrire “L’archipel”. “Il avait déjà l’idée d’écrire sur les camps soviétiques dès 1945, mais il ne savait pas quelle forme donner à un tel livre. 

Quand il a reçu tous ces témoignages, il a compris qu’il devait donner à entendre toutes ces voix”, souligne Tatiana Victoroff, commissaire de l’exposition.

Soljenitsyne a composé cette œuvre dans le plus grand secret, ne conservant jamais au même endroit l’ensemble du texte. Il cachait les fragments du manuscrit dans des lieux différents, les enterrait, parfois même les brûlait.
 Ensuite il a commencé à les photographier pour les conserver sous forme de microfilms”, raconte Yves Hamant. Ces microfilms ont été conservés par les éditions Ymca-Press et sont visibles dans l’exposition.

Soljenitsyne écrivait oralement, en vers
“Il faut savoir que Soljenitsyne a toujours été très méfiant. Dès son internement dans les camps en 1945, il se montre très prudent. Cela va jusqu’à écrire oralement. 

Il compose ses textes mentalement et s’efforce ensuite de les retenir dans sa mémoire”, explique Yves Hamant. “Il écrivait mentalement en vers, pour mieux retenir ses textes, et il s’était même fabriqué un chapelet en mie de pain pour scander ses textes sans être pris puisqu’ l’on pouvait croire qu’il priait”, ajoute Mélanie Struve.
 Il a fini par se résoudre à écrire “à partir du moment où un habitant du village lui avait confectionné une caissette à double-fond dans laquelle il pouvait cacher ses manuscrits”, poursuit Yves Hamant.
Manuscrit “L’Archipel du Goulag”, premier chapitre

© Laurence Houot / Culturebox


“D’ailleurs, si vous regardez ses manuscrits, il écrivait d’une toute petite écriture”, ajoute Tatiana Victoroff, qui confirme la préoccupation permanente, dès le début de son œuvre, de Soljenitsyne de protéger ses écrits. “Il faut dire qu’à l’époque il y avait de quoi être paranoïaque. 
On ne se rend pas compte de l’atmosphère de conspiration qui régnait à l’époque.

 En Union soviétique, bien sûr, mais aussi en France”, se souvient Mélanie Struve, enfant à l’époque. “Je me souviens du coffre-fort de la maison, qui servait non pas à conserver de l’argent, mais les manuscrits que mes parents recevaient d’Union soviétique. 

C’est dans ce coffre qu’ils ont d’ailleurs conservé le manuscrit du premier tome de “L’archipel” jusqu’à sa publication en 1973″, raconte-t-elle.

Si pendant la période Khrouchtchev, Soljenitsyne avait profité d’une éclaircie, il se trouve très vite isolé et persécuté par le pouvoir, écarté de l’Union des écrivains. Il échappe même à une tentative d’empoisonnement en 1971. “Il ne l’a appris que 20 ans plus tard de la bouche de son empoisonneur”, raconte Mélanie Struve.

“À l’époque il n’a pas compris qu’il avait été empoisonné. Il dit d’ailleurs dans ses lettres à mon père qu’il souffre d’une étrange maladie qui l’empêche d’écrire. 

Il a été malade pendant trois mois, mais il n’est pas mort !”, explique la fille de Nikita Struve. 
L’écrivain, sorti momentanément du tunnel, doit retourner dans l’ombre et prendre toutes les précautions pour écrire.

 Entre-temps il reçoit le Prix Nobel de littérature, mais ne pourra pas se rendre à Stockholm pour recevoir son prix.

Les “Invisibles”

“Pour composer son œuvre, Soljenitsyne a toujours été entouré d’amis fidèles”, souligne Tatiana Victoroff. “Ce sont ces hommes et ces femmes que l’on appelle les “Invisibles”, et dont l’exposition a dressé la liste sur un grand miroir. “Ces hommes et ces femmes ont aidé Soljenitsyne pendant la rédaction de l’Archipel. 
Ils lui apportaient de la documentation en Estonie. 
On raconte qu’ils venaient discrètement, la nuit, qu’ils traversaient la forêt à pieds pour ne pas se faire repérer”.
Yves Hamant et Natalia Stoliarova en 1982 deux “Invisibles”
© Laurence Houot / Culturebox


Ces “Invisibles” ont aussi aidé à taper les textes et ensuite sans doute à les cacher et à les transférer en Occident au fur et à mesure de leur rédaction “, poursuit Tatiana Victoroff. 
“Soljenitsyne, qui était un homme très reconnaissant, les a ensuite beaucoup remerciés, en leur écrivant, ou en leur dédicaçant ses livres” (plusieurs sont visibles dans l’exposition).

C’est à la fin de l’été 1973, avec l’arrestation par le KGB de l’une de ces “Invisibles”, Elisabeth Voronskanïa, que s’ouvre le deuxième chapitre de l’histoire de “L’archipel du Goulag”. 
Interrogée pendant cinq jours par le KGB, elle rentre chez elle et se pend. “Elle a flanché, et révélé où se trouvait une partie du manuscrit et du coup le KGB a mis la main dessus”, explique Yves Hamant.

L’urgence

À partir de ce moment-là, les événements se précipitent. Soljenitsyne demande à Nikita Struve de publier une version russe de son “Archipel du Goulag” en lui intimant de garder le secret. “Soljenitsyne savait que son livre provoquerait un séisme. 
C’est pour cette raison qu’il avait tout calculé, tout prévu, pour que son livre puisse être publié même s’il lui arrivait quelque chose”, explique Tatiana Victoroff.

Nikita Struve et Soljenitsyne se connaissaient depuis plusieurs années. Ils entretenaient une amitié épistolaire. Ymca-Press avait déjà publié en 1971 “Août 14”, l’un de ses livres.

 Une publication qui avait satisfait l’écrivain russe, très exigeant. 
Dès 1970, Nikita Struve avait reçu des fragments du manuscrit de “L’Archipel du Goulag” sous forme de microfilms et les avait confiés pour traduction à Yves Hamant. “Nikita Struve m’avait demandé de prendre un coffre pour conserver le manuscrit”, se souvient Yves Hamant.

Tout est prêt donc. En quelques jours, le tome 1 de “L’archipel” est composé et imprimé dans le plus grand secret. “Un travail titanesque”, souligne Mélanie Struve. 
Ils étaient trois, Nikita Struve, son épouse et Léonid Lifar, le typographe, à travailler jour et nuit. L’ouvrage est imprimé clandestinement dans les établissements Beresniak rue du Faubourg du Temple en 50 000 exemplaires.
 Un exploit quand on sait que cette imprimerie appartenait à la CGT du Livre, très liée au PC. “Trois ou quatre personnes seulement étaient au courant de ce qui se préparait : mon père, ma mère, Léonid Lifar et Yves Hamant”, raconte Mélanie Struve. 
“Nous les enfants étions vaguement au courant même si nous n’aurions pas dû l’être… Mais ce sont des choses que nous n’aurions même pas eu l’idée de raconter en classe. Personne n’aurait compris !”, se souvient la fille de Nikita Struve.

En décembre 1973, le livre sort. 
Le succès est immédiat. 
“Il y avait une queue jusqu’au métro Mutualité pour venir acheter le livre”, raconte Yves Hamant.

Un tournant pour les intellectuels français

Commence ensuite le troisième chapitre de cette incroyable épopée. D’un côté, la diffusion clandestine de l’œuvre en Union soviétique : là encore les Invisibles vont jouer un rôle primordial, des centaines d’exemplaires de “L’Archipel du Goulag” sont transportés dans les valises vers l’URSS. 
Et de l’autre côté, sa portée historique, son impact sur l’intelligentsia occidentale, et notamment en France. “Il y avait déjà depuis longtemps un réseau d’étudiants, de diplomates, qui passaient des livres clandestinement vers l’URSS. 
C’est ce réseau qui a été utilisé”, raconte Yves Hamant, qui a lui-même participé à cette diffuion sous le manteau de l’Archipel du Goulag en Union soviétique.
Soljenitsyne est arrêté le 13 février 1974, puis expulsé d’URSS vers la Suisse. 

C’est le début d’un long exil qui durera 20 ans. L’écrivain ne pourra rentrer dans son pays que le 27 mai 1994, après l’ère Gorbatchev. 
“Ce qui était une terrible punition pour lui, souligne Tatiana Victoroff. 

L’écrivain ne se fera jamais à l’exil. “Il était même très critique vis-à-vis de l’Occident”, ajoute-t-elle.

L’expulsion de Soljenitsyne est mollement commentée en France. 
On est en pleine “Détente” avec l’URSS. En politique intérieure, personne ne souhaite entamer la toute neuve “Union de la Gauche”.

 Il n’empêche, la publication de “L’Archipel du Goulag” marque une rupture. 

“C’est un livre qui a marqué un tournant dans le rapport des intellectuels français avec l’URSS et le stalinisme, et qui a sans doute participé à l’émergence d’un nouveau courant incarné par ceux que l’on appelé les ‘Nouveaux Philosophes'”, explique Tatiana Victoroff.

Une grande oeuvre novatrice

“C’est surtout une œuvre d’une grande qualité littéraire. Une œuvre totalement novatrice dans sa forme. D’abord par son aspect choral, mais aussi dans cette manière de s’emparer du réel pour en faire une œuvre littéraire”, remarque Tatiana Victoroff. 
Car c’est bien une œuvre littéraire. “Rien que le titre”, souligne Yves Hamant. Soljenitsyne joue avec deux mots qui riment en russe. 
C’est lui qui a exhumé ce mot de “Goulag”, qui n’était quasiment pas usité à l’époque. Et le mot “archipel” pour désigner une réalité qui ne l’est pas, la constellation de camps disséminés sur le territoire de l’Union soviétique.
C’est très poétique. Et il paraît d’ailleurs qu’un éditeur français a sorti un atlas pour chercher cet archipel sur les cartes de géographie !”, s’amuse Yves Hamant.
“Quand Nikita Struve m’a demandé de travailler sur la traduction, j’ai découvert qu’il existait déjà de nombreux ouvrages sur cette question des camps de travail. 

Mais ces ouvrages étaient illisibles, ennuyeux. Et du coup la réalité dont ils parlaient restait inaudible pour les lecteurs”, souligne-t-il. “Alors que L’archipel se lit comme un roman.
 Il approche même parfois d’une forme théâtrale, puisqu’il juxtapose des scènes, à travers lesquelles on découvre la personnalité des protagonistes”, explique Tatiana Victoroff. “Il y a même des chapitres très drôles”, ajoute-t-elle.

“C’est aussi le seul mémoriel vivant de cette souffrance, révélée par des voix humaines. Et d’ailleurs Soljenitsyne disait que quand il écrivait il avait le sentiment d’être un passeur.

 C’est un livre qui démontre qu’une œuvre de fiction peut témoigner de la réalité, dire mieux que n’importe quoi d’autre la vérité. Une œuvre inoubliable”, conclut Tatiana Victoroff.


Grand voyage dans le temps, dans l’histoire, dans la littérature, cette passionnante exposition invite le visiteur à se replonger dans l’oeuvre d’Alexandre Soljenitsyne.