France : vols, violences, églises fermées… les catholiques sous pression
Églises fermées par crainte des cambriolages, objets religieux dérobés, tentative d’effraction, paroissienne agressée : le début du mois d’août apporte son nouveau lot de mauvaises nouvelles aux catholiques français.
Tous ces faits ne relèvent pas nécessairement d’une haine du christianisme, certains pouvant relever avant tout de la délinquance crapuleuse.
Ils surviennent néanmoins dans un contexte préoccupant : 843 faits antichrétiens ont été recensés en France en 2025, en hausse de 9 % sur un an, dont 817 visant le culte catholique, selon le ministère de l’Intérieur.
Les lieux de culte sont particulièrement exposés : le ministère a recensé 627 faits visant des édifices chrétiens en 2025.
Cette insécurité conduit certaines communes à fermer leurs églises hors des offices.
À Dampierre-les-Bois, dans le Doubs, l’édifice reste ainsi fermé en dehors des cérémonies après un pillage survenu en avril, rapporte Le Figaro.
« On est obligé de fermer les églises, sinon c’est la porte ouverte aux délinquants », déplore Gisèle Thiery, responsable paroissiale.
Vols et violences jusque dans les églises
Les derniers jours n’ont apporté aucun répit. À Sarralbe, en Moselle, un homme a été interpellé le 5 août après une tentative de vol du tronc de l’église trois jours auparavant, selon Le Républicain Lorrain.
Il devra répondre en septembre de « tentative de vol par effraction ».
À Paris, Europe 1 rapporte qu’un homme a été interpellé le 6 août après avoir volé des cierges dans l’église Saint-Jean-Baptiste de Belleville.
Une paroissienne a également reçu des coups de pied à la hanche.
Elle n’a pas été blessée et a annoncé son intention de porter plainte.
À Stains, le site Police & Réalités affirme de son côté que deux hommes ont été placés en garde à vue pour recel après la découverte, dans leur véhicule, de nombreux objets religieux présentés comme provenant d’églises et de sépultures.
L’origine exacte des objets doit encore être déterminée par l’enquête.
Quand les églises finissent par fermer
Le paradoxe est saisissant : pour protéger leur patrimoine, certaines communes maintiennent désormais leurs églises fermées hors des offices.
Cambriolages, dégradations, manque de bénévoles et coût des équipements de sécurité sont notamment évoqués.
Tous les vols ne constituent pas pour autant des actes de christianophobie : l’expert Éric Klein rappelle que nombre d’entre eux répondent d’abord à une logique de revente.
Mais entre vols, profanations et dégradations, la conséquence demeure concrète pour les fidèles comme pour le patrimoine.
Le père Antoine Altieri résume le dilemme dans Le Figaro : « Je considère que fermer une église, c’est capituler face aux attaques. »
ET AUSSI
Rennes : après les nuisances et les rixes, les attroupements interdits place de Bretagne
- Arthur Keraudren
À compter du 8 août et jusqu’au 31 décembre 2026, les « attroupements abusifs et prolongés » ainsi que les regroupements statiques susceptibles de troubler la tranquillité ou la sécurité publique y seront interdits, rapportait Ouest-France le 6 août.
L’arrêté s’appliquera tous les jours de 11 h à 22 h.
La décision intervient après des plaintes de riverains, commerçants et usagers de l’espace public, mais aussi des constatations des polices municipale et nationale.
Selon Le Télégramme, les troubles recensés comprennent consommation d’alcool, consommation et vente de stupéfiants, provocations, agressions et rixes, parfois « avec usage d’armes ».
Des riverains excédés
Dans son arrêté municipal, la Ville indique que la police municipale a constaté la présence habituelle de groupes statiques à proximité immédiate des habitations et commerces, dont le comportement bruyant et les consommations d’alcool perturbent la tranquillité publique et la libre circulation.
Le média rennais Rennes Infos Autrement rapporte également plusieurs témoignages d’habitants.
Une riveraine explique avoir parfois renoncé à sortir par crainte de se faire « alpaguer ».
Son mari décrit des individus alcoolisés pouvant devenir menaçants.
Un autre résident affirme avoir été témoin d’une altercation « à coup de machette ».
Ces récits demeurent des témoignages de riverains, mais ils donnent la mesure de l’exaspération qui a précédé l’arrêté.
Celui-ci ne prohibe pas pour autant tout rassemblement : les manifestations publiques ou privées autorisées en sont exclues.
Les infractions pourront être constatées par les polices municipale et nationale et seront passibles d’une contravention de deuxième classe.
Une réponse qui devra faire ses preuves
La place de Bretagne n’est pas un cas isolé.
Des arrêtés comparables ont déjà été pris ces derniers mois dans d’autres secteurs rennais, notamment aux dalles du Colombier et de Kennedy.
Reste une difficulté évidente : disperser les regroupements problématiques sur une place ne garantit pas qu’ils ne se reformeront pas quelques rues plus loin.
Mais après les plaintes des habitants et les incidents relevés par les forces de l’ordre, l’arrêté acte officiellement l’existence de troubles à la tranquillité et à la sécurité publiques.
À Rennes, la question est désormais simple : l’arrêté devra être appliqué suffisamment fermement pour que le droit des habitants à circuler et vivre tranquillement ne reste pas une promesse administrative.
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et
corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
Breizh-info.com, 2026, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention obligatoire et de lien do follow vers la source d’origine.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire