mercredi 26 août 2026

CRÉPOL : DES AVOCATS À RÉCUSER ........ LE BILLET JUSTICE DE PHILIPPE BOLGER !

REVUE DE PRESSE ! 

Crépol : des avocats à 

récuser…

Le billet justice de Philippe Bilger


Crépol : des avocats à récuser…
Philippe Bilger © Pierre Olivier

Dans l’affaire du meurtre de Thomas à Crépol, les juges d’instruction ont retenu la circonstance aggravante de racisme anti-Blancs, avant que le parquet de Valence ne s’y oppose…

 Au-delà du débat sur les faits, cette offensive procédurale interroge sur l’usage que certains font des garanties de l’État de droit.


Qu’Edwy Plenel nie le racisme anti-Blancs malgré les éléments qui paraissent l’attester dans la procédure de Crépol n’a rien qui puisse étonner, compte tenu de sa résistance permanente au réel lorsqu’il ne correspond pas à son idéologie !

 

Ce qui me choque, en revanche, par-dessus tout, est la demande de récusation des juges d’instruction en charge de ce dossier, présentée par trois avocats de la défense auprès de la cour d’appel de Grenoble, au prétexte de la partialité de ces magistrats qui ont retenu, dans leur ordonnance, la circonstance aggravante de racisme anti-Blancs.

L’étrange comportement judiciaire du parquet de Valence, qui, en l’occurrence, s’oppose obstinément à la position des juges sur ce plan, ne laisse pas de surprendre.

 Comme s’il convenait, à toute force, de ne pas donner le moindre grain à moudre à ceux qui ont toujours affirmé que le racisme anti-Blancs existait, ce qui semble, sinon établi, du moins plus que vraisemblable au regard de plusieurs auditions liées à cette affaire criminelle.

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On a évidemment tout à fait le droit, au nom de la défense, de discuter le caractère incontestable ou non de cette circonstance aggravante, mais venir plaider la récusation des juges sur ce point dépasse l’entendement.

 Comme s’ils l’avaient inventée de toutes pièces et retenue arbitrairement comme un élément à charge.

 

C’est sortir du débat judiciaire pour entrer dans une contradiction idéologique qui révèle beaucoup moins la prétendue malice des juges d’instruction que le souci de ces conseils de se faire remarquer en déclarant acquise une partialité totalement vide de sens.

J’entends bien qu’en formulant cette demande de récusation, ils usent formellement d’une liberté procédurale qui leur est permise, mais il n’empêche que, sur le fond de l’argumentation, il y a quelque chose de malhonnête qui contredit le sentiment de justice et de bonne foi.

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Pour moi, au-delà de leur démarche, je perçois comme un appauvrissement d’une partie du barreau pénal qui, pour se distinguer et provoquer, est prête à soutenir n’importe quoi.

C’est l’un de ces signes qui projettent une lumière sombre sur l’état de notre société. Il y a ainsi, de manière régulière, des traumatismes qui enseignent. Il y a longtemps, la première agression de pompiers dans une cité ; aujourd’hui, ce dévoiement de la procédure pénale, favorisé par un État de droit qui multiplie les garanties pour la défense sans se préoccuper de lui en apprendre le mode d’emploi.

Il faudrait changer le sens de la récusation : des avocats devraient la subir et en pâtir.

 

Source et Publication :    https://www.causeur.fr/crepol-des-avocats-a-recuser-332569? 

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