REVUE DE PRESSE !
« C’est parce qu’il est noir ! »
Éric Coquerel a sorti l’argument massue.
Face à l’ouverture d’une enquête du parquet national financier visant Bally Bagayoko pour « détournement de fonds publics, recel et concussion », le président LFI de la commission des Finances a tranché sur LCI : « Ce que l’on ne supporte pas, c’est le fait qu’il soit noir. »
Le maire de Saint-Denis, élu dès le premier tour en mars et nouvelle figure de la « Nouvelle France » selon Jean-Luc Mélenchon, est soupçonné d’emploi fictif et de cumul irrégulier entre ses fonctions à la RATP et ses mandats locaux.
Une plainte de l’association AC!! Anti-corruption évoque même « un système organisé et structuré d’emplois fictifs » concernant des élus de différents bords à la RATP.
L’entreprise, elle, dément les allégations d’emplois de complaisance.
Mais pour Coquerel, l’essentiel n’est pas là. Bagayoko est « issu des quartiers populaires », « et en plus Insoumis, c’est la cerise sur le gâteau ».
L’enquête serait donc « une affaire politique » qui « ne mènera à rien ».
Mathilde Panot a enfoncé le clou en parlant d’« acharnement politique » et en mettant en cause des socialistes aigris par la défaite municipale, via des rumeurs relayées par le Canard enchaîné.
Bally Bagayoko, de son côté, s’est dit « serein » et a posté une vidéo dans laquelle il estime que « les socialistes n’ont pas digéré la défaite ».
La séquence est désormais classique.
Dès qu’un cadre Insoumis se retrouve dans le collimateur de la justice pour des questions d’argent public, la réponse fuse : c’est la couleur de peau, l’origine, le quartier, le parti.
La stratégie de Coquerel a le mérite de la simplicité.
Elle a aussi celui de la répétition
ET AUSSI
Le député LFI Sébastien Delogu accusé d’outrage par trois agents
Trois policiers marseillais ont porté plainte pour outrage contre le député LFI des Bouches-du-Rhône Sébastien Delogu.
L’information, confirmée par des sources concordantes au Figaro, fait suite à une altercation survenue à proximité du domicile du parlementaire.
Selon les éléments recueillis, les agents, appartenant au service interdépartemental de sécurisation des transports en commun, se trouvaient dans un immeuble marseillais pour interpeller un suspect dans le cadre d’une enquête sur le vol d’une montre de luxe.
Cet immeuble est également celui où réside Sébastien Delogu.
Le ton serait rapidement monté entre les policiers et le député, donnant lieu à une vive altercation.
D’après une source policière, les agents accusent le parlementaire de les avoir gênés dans leur intervention et de s’être présenté comme « la République ».
Le parquet de Marseille a ouvert une enquête de flagrance.
L’avocat de Sébastien Delogu, Me Yones Taguelmint, donne une tout autre version.
Il affirme que son client rentrait chez lui vers 15 h 30 et a trouvé une personne qui bloquait la porte de l’immeuble.
Ignorant qu’il s’agissait d’un policier en civil, le député aurait demandé à cette personne de décliner son identité, ce qui lui aurait été refusé.
L’avocat indique avoir l’intention de porter plainte contre les membres des forces de l’ordre pour « violences physiques et verbales ».
Sébastien Delogu doit comparaître le 21 octobre prochain devant le tribunal correctionnel de Marseille pour avoir diffusé sur les réseaux sociaux des informations personnelles issues de documents volés à un ancien avocat, également président de l’antenne locale du Crif.
Il avait déjà été condamné en février 2025 pour des violences commises lors d’un blocus lycéen dans les quartiers nord de Marseille.
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Source et Publications : https://lejdf.fr/
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