TRIBUNE LIBRE !
La Bretagne préfère les réfugiés aux touristes ? D’accord, allons en Normandie !

Avant d’entrer dans la plaie à vif du sujet, je tiens à préciser deux points.
Le premier est le suivant : je connais un peu la Bretagne depuis plusieurs décennies, l’ayant parcourue de long en large et en travers, depuis Cancale jusqu’à la pointe du Raz, à l’intérieur comme au bord et au-delà, c’est-à-dire Saint-Malo, Belle-Île-en-Mer autant que Tréhorenteuc.
Autant dire que je m’y suis toujours plu, découvrant des merveilles telles que les chapelles du pays de Pontivy ou encore Gavrinis, joyau unique et incomparable du Néolithique.
Le second point c’est que, effectivement, certains « Parisiens » se comportent un peu partout comme en pays conquis.
Des « Parisiens » ainsi désignés même s’ils habitent au fin fond de la Seine-et-Marne, c’est-à-dire loin de la capitale.
Mais l’on ne saurait exiger des connaissances géographiques de la part de crétins ignorants, dont l’un d’eux, toute bêtise bue, déclarait un jour à la télévision que les falaises de ladite Seine-et-Marne s’effondraient à cause des vagues… !
Oui, ces « Parisiens » peuvent à la longue être pénibles – je constate le comportement de certains d’entre eux là où je vis désormais et ce n’est pas toujours exemplaire –, mais de là à les agresser physiquement –, il s’agissait en fait d’une Lyonnaise prise à partie, toujours ce problème de géographie ! – ou dégrader leurs biens en Bretagne, c’est insupportable.
La prochaine étape ce sera quoi : un égorgement de touristes ?
D’autant que ces agressions et dégradations portent la marque distinctive de parasites idéologiques qui ont envahi la Bretagne et la Loire-Atlantique – qui est un peu bretonne, mais ceci est une autre histoire – et entendent imposer leur tyrannie.
Ainsi, parmi les dégradations, on pouvait lire récemment sur un mur : « Tourists go home, refugees welcome », « les touristes rentrez chez vous et bienvenue au réfugiés », en français dans le texte.
Cependant, cette ultragauche violente – dont Erik Tegnér a fait les frais maintes fois en Bretagne – fera fuir à terme tous les touristes, causant ainsi la perte de milliers d’emplois dans un secteur qui représente 8,1 % du PIB de la Bretagne.
Et si certaines entreprises bretonnes sont si florissantes, c’est précisément parce que les touristes les plébiscitent une fois rentrés chez eux.
On pense à La Trinitaine, Armor Lux, La Belle-Iloise, etc.
Mais l’ultragauche, qui s’est parée des habits d’un régionalisme de plus en plus excluant – et même si l’on peut déplorer la spéculation immobilière en Bretagne qui interdit de facto l’acquisition de biens pour la plupart des jeunes ménages autochtones –, se moque des réalités économiques, vivant aux crochets de ceux qu’elle méprise et ce, partout en France.
Et l’on sait par expérience que les juges sont à peu près tous acquis à la cause ultragauchiste, le Syndicat de la magistrature en tête.
Donc, on peut parler d’impunité, autrement dit les responsables de cette ambiance délétère ne seront pas inquiétés et ainsi motivés à poursuivre leurs campagnes de sape en Bretagne, comme ailleurs.
Quant à me balancer la fameuse « identité forte » de la Bretagne, faites excuses, messieurs-dames aux chapeaux ronds ou carrés.
Il se trouve en effet à côté de la Bretagne une région qui a un tantinet rayonné dans le monde et dont l’identité est, elle aussi, forte : la Normandie, berceau d’un certain Guillaume qui s’en alla un jour de 1066 conquérir un trône appelé plus tard à devenir l’un des plus grands empires du monde, sur lequel le soleil ne se couchait jamais.
Le royaume de Sicile fut quant à lui fondé par un Normand, Roger II, dont le père Roger de Hauteville, avait viré les musulmans de la Sicile en question.
Côté culture, excusez encore du peu, la Normandie peut s’enorgueillir d’avoir engendré Barbey d’Aurevilly, Pierre et Thomas Corneille, Flaubert, Maupassant, etc., et même le père d’Arsène Lupin, Maurice Leblanc.
On peut aussi évoquer l’un des plus grands peintres du XVIIe siècle, qui fit carrière à Rome, ville qui n’accueillait alors que l’excellence dans cette matière : Nicolas Poussin, né dans un hameau près des Andelys.
Et, bien sûr, n’oublions pas l’impressionnisme qui naquit en Normandie et dont le nom est directement inspiré d’un tableau de Claude Monet représentant le soleil levant sur le port du Havre : Impression, soleil levant, aujourd’hui conservé au musée Marmottan, à Paris.
Quant à énumérer les artistes qui sont devenus des Normands d’adoption, il faudrait des dizaines de pages.
Enfin, sur le plan de l’architecture, et malgré les gesticulations bretonnes, il y a le mont Saint-Michel qui est très normand, l’abbaye ayant été édifiée par des moines normands à partir du Xe siècle, et son architecture porte la marque du savoir-faire normand en la matière, il suffit de visiter les églises et cathédrales de la région pour s’en rendre compte.
Au fait, quelles sont les plus célèbres falaises de France, connues par ailleurs dans le monde entier ?
Celles d’Étretat, qu’il faut impérativement protéger du sur-tourisme, mais ceci est encore une autre histoire.
Donc, si les « réfugiés » prédateurs sont les bienvenus et pas nous en Bretagne, il ne nous reste plus qu’à profiter des côtes normandes, de l’intérieur de ses terres, de son patrimoine, depuis Giverny jusqu’à Coutances.
Et nous serons servis car la Normandie recèle par exemple quelques-uns des plus beaux musées de France – Caen, Rouen, Le Havre, etc.
Surtout, là-bas on ne nous répondra pas avec mépris en breton, une langue certes à préserver mais qui n’est pas la langue officielle de notre pays !
Car à force d’emmerder le monde avec des particularismes régionaux – qui incitèrent jadis quelques crétins indépendantistes à dynamiter la statue de Bertrand du Guesclin à Languédias (Côtes-d’Armor), pour être passé au service du roi de France au… XIVe siècle ! –, les Bretons risquent de perdre beaucoup, surtout s’ils accueillent des réfugiés animés par une haine dont ils feront les frais tôt ou tard, si gauchistes soient-ils…
(PS : cet article ne s’adresse évidemment pas aux Bretons attachés à leur identité mais aussi à la France enracinée, dont l’un des plus fameux d’entre eux me dit un jour que, pour autant qu’il adorait sa région, la France était pour lui au-dessus de tout.
Il s’agissait de Jean-Marie Le Pen.)
Par Charles Demassieux. https://ripostelaique.com/
ET AUSSI



Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire