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Sécheresse en Bretagne : usines au ralenti, coquillages en difficulté et canaux à l’arrêt
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- Arthur Keraudren
La sécheresse qui frappe la Bretagne ne touche pas seulement l’agriculture. Industrie, agroalimentaire, conchyliculture et tourisme fluvial subissent à leur tour le manque d’eau, ses conséquences et, pour certaines activités, les restrictions destinées à préserver la ressource.
À l’inverse, les professionnels de la recherche d’eau voient les demandes affluer. Une situation qui montre combien la disponibilité de l’eau est désormais aussi un enjeu économique.
Des usines au ralenti, des coquillages qui peinent à grossir
Dans l’industrie, les conséquences sont déjà très concrètes.
En juin, Altho, fabricant des chips Brets, a interrompu pendant cinq jours la production de ses deux sites du secteur de Pontivy, alors que l’approvisionnement en eau de l’hôpital voisin devait être priorisé.
L’entreprise a ensuite adapté sa production en privilégiant jusqu’à la fin août les pommes de terre primeur, qui ne nécessitent pas de blanchiment.
À Quimperlé, la papeterie PDM Industries, qui emploie 550 salariés et prélève habituellement 9 000 m³ d’eau par jour dans l’Isole, fonctionne au ralenti depuis la mi-juillet.
À Quimper, Candia-Eurosérum a cessé ses prélèvements dans l’Odet le 27 juillet : alimenté par le réseau public à hauteur de 100 m³ par heure, contre 300 en fonctionnement normal selon Le Figaro, le site a réduit d’environ 40 % ses volumes de production.
Sur le littoral, la faiblesse des débits réduit les apports terrestres en nutriments favorisant le développement du phytoplancton, dont se nourrissent les coquillages.
Des retards de croissance et des pertes sont constatés dans les élevages bretons. Sylvain Cornée, président du Comité régional de la conchyliculture Bretagne Nord, évoquait dans Ouest-France le 21 août des « pertes généralisées » et appelait à repenser la gestion de l’eau.
France 3 rapporte pour sa part des pertes atteignant 30 % chez certains ostréiculteurs et jusqu’à 60 à 75 % chez certains mytiliculteurs, auxquelles s’ajoutent localement les dégâts causés par les araignées de mer.
Le tourisme fluvial pénalisé, les demandes de forage s’envolent
La sécheresse frappe également le tourisme fluvial.
Loueurs de bateaux, plaisanciers et saisonniers sont directement pénalisés par le faible niveau des canaux, qui a entraîné l’arrêt de nombreuses écluses et la fermeture de certaines bases de location.
Dans le Finistère, les écluses 192 à 236 du canal de Nantes à Brest sont fermées depuis le 8 août, seule l’écluse fluvio-maritime de Guily-Glaz restant ouverte ; dans le Morbihan, les fermetures ont encore été étendues le 20 août aux écluses 19 à 111.
À l’inverse, certaines activités voient les demandes progresser fortement.
Dans le Finistère, auprès de France 3 Bretagne, l’entreprise POVOFOR affirme enregistrer une hausse de plus de 70 % des demandes de particuliers pour des forages.
Agriculteurs et entreprises cherchent également de nouvelles ressources en eau.
Les sourciers sont eux aussi davantage sollicités, même si l’efficacité de cette pratique n’est pas scientifiquement établie.
Des chaînes de production jusqu’aux canaux et aux élevages de coquillages, le manque d’eau oblige donc une partie de l’économie bretonne à ralentir, investir ou se réorganiser.
Stockage, économies et réutilisation de l’eau s’imposent désormais comme des enjeux majeurs de résilience pour la région.
Crédit photo : Wikimedia commons (CC/Lamiot) (photo d’illustration)
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.
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jmlb
On attend ......
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