Chère Madame, cher Monsieur,
Nous sommes à Peyrolles-en-Provence en plein cœur du mois d’août.
Il fait très chaud certes, mais le parfum qui se dégage des plantes dorées par la sécheresse est très agréable.
Eté, comme hiver, la Provence est sublime.
C’est ici que vit un couple de retraités sans histoires de 65 et 67 ans.
Mais ce 19 août, il y a quelques jours seulement, leur vie a basculé.
La dame surprend un homme dans leur domicile. Elle appelle tout de suite les gendarmes alors que le malfrat prend la fuite.
Elle a même la présence d’esprit de le suivre à l’extérieur en trombe pour relever l'immatriculation de sa voiture qui démarre.
Mais la réaction du cambrioleur est dramatique : il fonce sur sa victime. Et lui roule dessus.
Et ce n’est pas tout.
Alors que la pauvre femme git au sol, très gravement blessée, son mari se précipite évidemment vers elle.
Ni une, ni deux, le malfrat sort alors de son véhicule, se jette sur l’époux et lui arrache la chaîne en or qu’il porte autour du cou.
Puis il prend la fuite. Tout cela ne dure que quelques secondes, mais le choc et la violence sont absolument traumatisants.
Les gendarmes retrouvent la trace du criminel très rapidement, l'arrêtent et il est jugé dans la foulée en comparution immédiate...
Mercredi dernier, le tribunal correctionnel d’Aix-en-Provence a condamné ce Roumain d’une quarantaine d’années à 12 ans de réclusion criminelle.
“Le mis en cause a écopé d’une lourde peine de prison, au regard de la gravité des faits et de son profil.”
Voilà comment le Figaro relate cette affaire.
Une lourde peine de prison…
A l’Institut pour la Justice, et vous-même, puisque vous me lisez, nous savons bien que cet homme dangereux (il aurait pu tuer cette femme en lui roulant dessus) ne passera pas 12 ans en prison.
Qu’il sera libéré bien avant la fin de sa peine. Et libre de recommencer.
Et cette fois-ci, qui sait, il tuera peut-être sa prochaine victime.
Il y a quelques semaines, une autre libération (pourtant de quelques heures) a défrayé la chronique.
"À 8 h, je sors de prison, à 10 h je suis au commissariat !"
Whalid L., 31 ans, a 17 condamnations dans son casier judiciaire.
C’est un délinquant, comme il en existe beaucoup, incarcéré à la prison des Baumettes à Marseille.
Le 21 juin, il obtient une permission de sortie “exceptionnelle” de quelques heures pour l’anniversaire de sa mère.
Il quitte la prison, passe voir sa mère quelques minutes, puis, peu avant 10 heures, il attire l’attention des policiers au volant d’une voiture très puissante.
Il roule beaucoup trop vite et ce à quelques dizaines de mètres du commissariat !
Les policiers tentent de l’interpeller, le chauffard n’obtempère pas.
Les policiers le poursuivent et finissent par l’arrêter, il est sous stupéfiant et sans permis.
Cette “mésaventure” lui ajoute 22 mois de prison supplémentaires et l’interdiction de repasser son permis de conduire pendant 3 ans (ce qui n’empêche pas les délinquants de conduire…).
Autant vous dire que la sanction n’est pas de nature à émouvoir ce délinquant professionnel.
Pierre-Marie Sève sur CNews, puis sur les réseaux sociaux, a fait mouche en réagissant à ce fait divers aberrant qui n’aurait jamais dû arriver.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire