REVUE DE PRESSE !
Suppression des APL aux étudiants étrangers :
LFI s’indigne pour presque rien

C’est un tweet de Clémence Guetté, députée LFI et coprésidente, avec Jean-Luc Mélenchon, de l’Institut La Boétie, qui attire aujourd’hui l’attention. Revenant sur l’article 67 du projet de loi de finance 2026, elle écrit : « Le budget de Lecornu prévoit de supprimer les APL pour les étudiants étrangers. Ne pas censurer, c’est accepter que plus de 300.000 étudiants internationaux se retrouvent sans solution pour se loger. Nous ne le laisserons pas passer. »
Le budget de Lecornu prévoit de supprimer les APL pour les étudiants étrangers.
Ne pas censurer, c’est accepter que plus de 300 000 étudiants internationaux se retrouvent sans solution pour se loger.
Nous ne le laisserons pas passer.
— Clémence Guetté (@Clemence_Guette) January 23, 2026
Un gros mensonge par omission
Le Premier ministre, qu’on se plaît aujourd’hui à présenter comme un rusé renard, oserait-il valider une telle mesure, lui qui prend ses consignes au Parti socialiste ? On en doute. Il est donc urgent d’aller voir ce qu’il en est exactement.
Ce sont les sénateurs qui, en décembre dernier, ont validé le gel de l'aide personnalisée au logement (APL) et restreint l’éligibilité des étudiants étrangers à ce dispositif, ces mesures devant permettre de réaliser un peu plus de 100 millions d’économies budgétaires en 2026 et 200 millions en 2027 et 2028. Ici, une parenthèse : nombreux sont les Français, pour beaucoup privés de ces aides, qui ont à cette occasion découvert que leurs impôts servaient à financer en partie le logement des étudiants étrangers...
Bref, au terme de la nouvelle loi, les étudiants non européens devront justifier de deux ans de résidence pour percevoir les APL. Face à quoi le sénateur écologiste Ronan Dantec s’est indigné, dénonçant « un contresens historique évident » et une « vision décliniste de la France, d’un pays rabougri qui se replie sur lui-même, pas à la hauteur de son histoire ». Son collègue du PS, Adel Ziane, s’est quant à lui insurgé contre des « économies faites sur le dos des plus jeunes et des plus précaires », pointant une décision « brutale et contraire au principe d’égalité de traitement ». Entre qui et qui ? On aurait aimé qu’il précise, mais on croit deviner : M. Ziane ne veut pas de préférence en faveur des étudiants français.
Il y en aura néanmoins une, partagée avec leurs collègues européens, puisque ceux-ci sont exclus de la nouvelle mesure, protégés qu’ils sont par le droit communautaire - ce qu’omet de dire Clémence Guetté. Autre gros mensonge de la députée LFI : l’article 67 dont il est question, portant sur la suppression des APL pour les étudiants étrangers extra-européens, ne concerne pas non plus ceux qui bénéficient d’une bourse sur critères sociaux.
Ils dénoncent une politique « d’attractivité sélective »
SI l’on se réfère au site The Conversation, qui se présente comme la référence de « l’expertise universitaire, l’exigence journalistique », les étudiants extra-européens bénéficiant d’une bourse financée par l’Etat français sont au nombre de 315.000 environ. Ce qui signifie donc que « plus de 300.000 étudiants étrangers extra-communautaires ne sont pas boursiers et qu’ils risquent de perdre leur APL à la rentrée 2026 ». Un scandale, nous dit-on, qui prouve « une stratégie d’attractivité ciblée sur les étudiants internationaux solvables ». N'est-ce pas ce qui se fait partout ailleurs ?
La gauche dénonce ainsi une stratégie économique via des mesures visant à « abandonner toute ambition d’accueil universaliste (sic) des étudiants internationaux dans les universités françaises ». Une gauche qui se garde bien de se pencher sur les résultats de l’accueil universaliste qu’elle promeut. En effet, il est intéressant de savoir qui vient étudier chez nous, quelles matières et pour quels résultats.
Selon l’Observatoire de l’immigration & de la démographie, il y avait en France, en 2023-2024, 419.694 étudiants étrangers, soit 14 % de la population étudiante, représentant une hausse de 70 % des titres de primo-séjour en dix ans. Ce n’est pas une surprise : « La France est la première destination mondiale pour les étudiants originaires d’Afrique subsaharienne. » Ainsi, « le nombre de ressortissants d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient obtenant un premier titre de séjour étudiant a doublé en dix ans ; le nombre de ressortissants d’Afrique subsaharienne a triplé sur cette période. » Sachant que la majorité d’entre eux sont généreusement exemptés des droits d’inscription (moins de 10 % s’en acquittent), la Cour des comptes a évalué que « le coût net de l’immigration étudiante pour les finances publiques est de un milliard d’euros par an ». Tout cela pour des étudiants qui « sont largement en situation d’échec académique : deux tiers (66,2 %) des étudiants internationaux en mobilité n’obtiennent pas leur licence en trois ans, avec de forts écarts selon les zones géographiques d’origine ».
L’exemple du Canada
Avant que Jean-Luc Mélenchon ne théorise le Grand Remplacement, il était déjà clair pour beaucoup de Français que notre pays pratique le principe des vases communicants : il se vide par le haut et se remplit par le bas. Fuyant un système éducatif de plus en plus éloigné de ses promesses, nombre de jeunes Français s’en vont étudier à l’étranger. Leur première destination est le Canada, et au Canada, plus particulièrement le Québec. Il est alors intéressant de connaître les conditions d’accueil de ce rafraîchissant pays pour nos enfants.
Tout d’abord, réussir le test d’anglais est indispensable à qui veut intégrer une université anglophone. (Parler la langue du pays paraît un prérequis basique, mais ce n’est pas le cas en France.) Il faut ensuite débourser 150 dollars pour obtenir un permis d’étude, délivré après examen sérieux des documents suivants : la preuve d’acceptation dans votre EED (établissement d’enseignement désigné), une preuve d’identité et de ressources financières [le Canada ne vous prendra pas en charge, NDLR], une fiche d’information sur votre famille.
Et « parmi les autres conditions qui seront vérifiées à votre arrivée sur le territoire canadien », quelques points hautement essentiels comme : « avoir assez d’argent pour votre séjour, être en bonne santé, ne pas avoir été reconnu coupable d’activités criminelles ou d’infractions liées à l’immigration ». Enfin, il vous faudra aussi « prouver que vous quitterez le Canada à la fin de votre séjour ». Donc avoir un billet de retour dans la poche. Détail, en passant : les frais de scolarité varient en moyenne de 20.000 à 30.000 dollars pour les étudiants internationaux.
Enfin, le Canada étant droit dans ses bottes fourrées, pas question de déroger à tout cela. La loi est la loi et, là-bas, elle est strictement appliquée. N'en déplaise à LFI, la condition des étudiants étrangers en France n'est pas si terrible... APL ou pas.
Source : https://www.bvoltaire.fr/
Alerte spéciale : ne ratez pas la grande mobilisation de la droite pour l'avenir des Françaises
Courriel de Boulevard Voltaire : Alerte spéciale : ne ratez pas la grande mobilisation de la droite pour l'avenir des Françaises
|
Alerte spéciale : ne ratez pas la grande mobilisation de la droite pour l'avenir des Françaises
Courriel de Boulevard Voltaire : Alerte spéciale : ne ratez pas la grande mobilisation de la droite pour l'avenir des Françaises
|
|




Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire