vendredi 30 janvier 2026

LES ANNÉES MACRON ! TOUJOURS PRÉSIDENT MAIS SANS POUVOIR ! À LA FIN ÉTAIT LE VERBE ! ( CAUSEUR )

 

À la fin était le verbe

Notre numéro de janvier est en vente


À la fin était le verbe
© Causeur

Les années Macron. 

 Par Nicolas Baverez, Mathieu Bock-Côté, Arthur Chevallier, Alain Finkielkraut, Marcel Gauchet, Bruno Lafourcade, Eric Revel… 

Et Bruno Retailleau: « Le Pen n’est ni raciste, ni fasciste, elle est socialiste ».

 Découvrez le sommaire de notre numéro de janvier…


Emmanuel Macron est toujours président mais il n’est plus vraiment au pouvoir.

 L’heure est déjà au bilan, et il n’est pas glorieux : immigration incontrôlée, déclin économique, progression de l’islamisme, désastre de l’école.

 Selon Élisabeth Lévy et Jean-Baptiste Roques qui présentent notre dossier du mois, le plus jeune président de la République s’est employé à tout gâcher, ou presque

Pour Bruno Retailleau, « Le macronisme, c’est fini ! » 

 Après son passage par la place Beauvau, il défend une droite classique et réfléchie dans un paysage politique qui s’est mélenchonisé. 

Le patron des LR confie à Élisabeth Lévy et Jean-Baptiste Roques qu’il veut rétablir « l’ordre, la justice et la fierté française »

Et pourquoi pas dès 2027 ?

De son côté, Alain Finkielkraut déplore que les revirements idéologiques d’Emmanuel Macron aient empêché de sauver l’école du désastre et de maîtriser les flux migratoires. 

Dans un entretien avec Élisabeth Lévy, il se montre moins critique concernant la politique étrangère du chef de l’État en Ukraine et au Proche-Orient. 

Emmanuel Macron a-t-il remis la République en marche, comme il le promettait en 2017 ? 

Pour Marcel Gauchet, rien n’est moins sûr. 

Le président, si brillant soit-il, n’a pas compris la dimension populaire et patriotique de notre contrat social. 

Le plus fin des analystes du « nœud démocratique », dont les propos ont été recueillis par Élisabeth Lévy et Jean-Baptiste Roques, déclare : « Macron aura eu l’air d’un président mais il n’avait pas la chanson ».

 L’écrivain Bruno Lafourcade affirme que le chef de l’État fonctionne comme une IA.

 Il n’a pas d’idéologie mais un logiciel, pas de convictions mais des connexions, et il ajuste ses opinions en fonction du public. 

De quoi déplaire aux Gaulois réfractaires.

Le numéro de janvier est disponible aujourd’hui sur le site et mercredi 7 janvier chez votre marchand de journaux.

 

Emmanuel Macron frappe le monde la culture du sceau de son immodestie. Jonathan Siksou explique comment, du Louvre à Notre-Dame en passant par la tapisserie de Bayeux et la Cité de la langue française, il entend laisser sa trace. 

Quitte à passer outre les avis des experts et à rester sourd aux cris d’alarme des défenseurs du patrimoine. 

Pour Mathieu Bock-Côté, Emmanuel Macron glisse vers un autoritarisme d’un nouveau genre.

 Sous couvert de lutte contre la haine, le chantre de l’« extrême-centre » veut neutraliser ses opposants par la diabolisation ou la labélisation. 

Des méthodes infiniment plus douces que le goulag mais non moins efficaces.

 Selon Nicolas Baverez : « Avant Macron, la France dérivait. Avec lui, elle coule ».

L’essayiste, dont les propos ont été recueillis par Jean-Baptiste Roques, n’a pas de mots assez acérés pour déplorer la faillite des années Macron.

 Le principe du « en même temps » a installé la France dans le mensonge en la coupant des réalités économiques, financières et géopolitiques.

 Mais le redressement est encore possible. La solution, c’est de faire l’inverse de ce qui est fait depuis huit ans. 

Arthur Chevallier, proche du chef de l’État, estime que son impopularité ne l’affecte pas car les Français qu’il croise tombent sous son charme. 

Le président n’est ni hautain ni narcissique mais le peuple, épuisé par un contexte difficile, ne le comprend pas. 

Le jeune historien en est convaincu : l’Histoire réparera ce quiproquo.

 

Dans son édito du mois, Elisabeth Lévy revient sur l’affaire Shein.

 Si cette entreprise chinoise incarne un modèle industriel et commercial dévastateur et inique, ce n’est pas ce qui a déclenché le scandale, mais la question des poupées sexuelles.

 Acheter une de ces dernières est considéré comme criminel, même quand l’acheteur n’a pas commis d’acte et ne possède pas d’images pédopornographiques. 

Car la société ne peut apparemment pas supporter un tel sacrilège. 

 « Mieux vaut commencer à surveiller ce qu’on dit ou fait dans la vie privée : le simple fait d’en avoir une passera bientôt pour un outrage aux bonnes mœurs ».

 Pour Cyril Bennasar, le séparatisme qui menace aujourd’hui la France est aussi dans la langue. 

Terroriste ou résistant ? Antisémite ou antisioniste ?

 Nous employons tous les mêmes mots mais ils n’ont pas toujours le même sens. 

Nous n’avons pas le même récit, les mêmes héros, les mêmes valeurs.

 Stéphane Germain a lu le Voyage dans la France d’avant de Franz-Olivier Giesbert. 

Cette brillante et passionnante autobiographie dresse aussi le constat d’un pays gravement malade dont l’origine des maux se niche dans son passé révolutionnaire et dans son actuelle américanisation. 

L’auteur est pourtant convaincu que la France finira par se relever.

Gil Mihaely raconte le parcours remarquable de Naor Narkis : à 36 ans, ce dernier a décidé de transformer la société israélienne en encourageant l’émancipation des haredims, ces juifs ultra-orthodoxes qui vivent en autarcie et représentent près de 14% de la population. 

Libérés du joug des rabbins ultras, ils pourront s’intégrer au marché du travail, payer des impôts et faire leur service militaire. 

Selon mon analyse, quelle que soit l’issue de la guerre entre Kiev et Moscou, la menace russe continuera de planer sur l’Europe occidentale. 

Les Européens s’y préparent mais manquent de confiance sans le soutien direct des États-Unis, davantage préoccupés par la Chine. 

Face aux grands empires, une Europe des nations souveraines pourrait s’affirmer.

Parmi nos chroniqueurs, Olivier Dartigolles s’interroge : « Dans un contexte de polarisation et de radicalisation […] est-il possible de préserver la dignité humaine ? »

 Pour Ivan Rioufol, l’aspiration des nationaux à retrouver leur souveraineté est un besoin existentiel qui se généralise. 

Devant l’incurie des dirigeants, les citoyens sont appelés à redevenir la nouvelle force démocratique. 

Selon Emmanuelle Ménard, la contestation des crèches de Noël, l’activisme des néo-féministes, la tolérance de l’immigration irrégulière et le lâchage des agriculteurs donnent une mauvaise image de la France. 

Jean-Jacques Netter déplore qu’il y ait toujours plus d’impôts et toujours pas de réformes, et Gilles-William Goldnadel a écouté encore France Inter.

 Et une fois encore, ils ont invité un bon juif, c’est-à-dire un juif qui déteste Israël.

Jean-Pierre Winter, psychanalyste et écrivain, compagnon de route de Causeur, est mort le 9 décembre 2025.

 Charles Rojzman rend hommage à sa mémoire. 

Penseur lucide, il refusait le consensus, appelait à parler vrai, à accepter le conflit, à assumer la peur et à renoncer à l’illusion de l’innocence. 

Tout ce que refuse l’air du temps qui, lentement, décompose les sociétés occidentales.

 Exilée en France où elle a grandi, Anastasia Fomitchova s’est engagée auprès des troupes ukrainiennes comme infirmière sur le front. Richard Millet a lu Volia où elle témoigne des atrocités de la guerre, du vertige métaphysique face à la mort, et de la détermination d’un peuple à défendre sa langue, son histoire et son avenir. 

Paul Bocuse reprend vie sous la plume de Gautier Battistella. 

Pour Jonathan Siksou, Bocuse est le roman de la vie du grand chef et le livre d’un écrivain au grand style.

 Une plongée dans l’enfer des cuisines pleine de poésie et le portrait d’un génial mégalo qui s’est imposé comme l’empereur de la gastronomie française à travers le monde. 

 Les Hyaines de Bruno Lafourcade est bien plus qu’un recueil de néologismes, selon Isabelle Larmat. 

C’est une galerie de portraits cruels, désopilants et terriblement justes de nos chers contemporains.

 La romancière Olivia Elkaim fait revivre Cécile Peretz, la mère de Georges Perec, assassinée à Auschwitz.

 Selon Alexandra Lemasson, La disparition des choses est le livre que son fils n’a jamais pu écrire.

À 88 ans, Geneviève Casile rayonne toujours sur scène.

 La sociétaire honoraire de la Comédie-Française joue actuellement dans La Jalousie de Sacha Guitry, mise en scène par Michel Fau. 

En conversation avec Yannis Ezziadi, la comédienne, attachée au respect du style des auteurs, délivre ici une petite leçon de théâtre.

Georgia Ray a visité la rétrospective du peintre allemand, Gerhard Richter, à la Fondation Louis Vuitton ; Emmanuel Tresmontant, la minuscule boulangerie de Shinya Inagaki à Paris ; et Julien San Frax, Versailles – à travers les 1600 pages de la monumentale histoire du château d’Alexandre Maral.

 Enfin, Jean Chauvet nous parle d’une réjouissante histoire de faussaire, d’une fresque politique au galop et d’une comédie pas drôle : c’est ainsi que le cinéma français débute une nouvelle année. 

 

Et nous souhaitons une excellente année à tous nos lecteurs, une année en compagnie de Causeur !

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NOUS SERONS TOUJOURS DU CÔTÉ DES VICTIMES ! COMMUNIQUÉ DE L' INSTITUT " POUR " LA JUSTICE !

 

Lequel de ces deux hommes est le plus abject ?

Courriel de Axelle Theillier - Institut pour la Justice : Lequel de ces deux hommes est le plus abject ?

détails

Chère Madame, cher Monsieur, 


(Je préfère vous prévenir d’emblée, ce message va vous mettre en colère et vous aurez raison.

 

 Je le suis moi même en vous l’écrivant.) 


Savez-vous qui est Abdelhakim Sefrioui ? 


Abdelhakim Sefrioui est un militant islamiste franco-marocain, autoproclamé imam. 


Il a été reconnu coupable, en première instance, d’avoir participé à la campagne de haine menant à la décapitation de Samuel Paty. 


Je ne sais pas si vous vous en souvenez, mais l’affaire a débuté par les accusations mensongères d’une élève. 


Celle-ci avait menti à son père en affirmant qu’elle avait été exclue du cours d’éducation civique de Samuel Paty parce qu’elle était musulmane

 


Il a été prouvé que c’était faux, elle était absente du cours ce jour-là du coup parce qu’elle avait été sanctionnée pour un autre motif. 


Mais les dires de l’adolescente ont suffi pour que son père Brahim Chnina aille trouver le directeur du collège ce 8 octobre 2020 pour se plaindre de Samuel Paty. 

 

Et il n’est pas arrivé seul, il s’installe dans le bureau accompagné par Abdelhakim Sefrioui. 


Il n’a aucune légitimité, mais il se présente comme un représentant des imams de France (une fonction qu’il n’a en fait jamais réellement exercée… et quand bien même !) et assiste au rendez-vous avec le directeur. 


De quel droit une autorité religieuse vient-elle demander des comptes à un directeur d’école publique dans le pays de la “sacro-sainte” laïcité ? 


Enfin, passons. 


 

Cette rencontre est un élément important de la chronologie qui a contribué à la mort de Samuel Paty : l’intervention de Sefrioui auprès du père de l’élève, sa présence lors de ce rendez-vous et sa participation à des vidéos partagées sur les réseaux sociaux font partie des faits reprochés à Sefrioui.

 

 Et c’est d’ailleurs pour cela que ce prédicateur a été condamné pour association de malfaiteurs terroriste criminelle


Alors bien sûr, il n’est pas le bourreau de Samuel Paty, mais cet homme est clairement l’un des pyromanes qui a soufflé sur les braises d’une prétendue islamophobie.

 

Un second procès et quelques minutes de gloire pour son avocat


Comme il a fait appel de sa condamnation, son second procès a débuté cette semaine et le moins que l’on puisse dire est que Sefrioui ne fait pas amende honorable. 


Pire, il se pose en martyr judiciaire d’un système qu’il dit hostile aux musulmans.

 On croit rêver !


Et pour l’épauler dans cette défense bancale et honteuse, il peut compter sur l’aide de son avocat qui remue ciel et terre pour le rendre encore plus antipathique qu’il n’est déjà (c’est dire). 


Depuis 2 jours, Me Vuillemin, a créé la polémique en disant à tous les journalistes de France et de Navarre :


« La décapitation de Samuel Paty est tellement horrible qu’elle écrase tout le dossier. 

Il y a un tabou : nous n’avons pas le droit de dire que Samuel Paty procédait à la discrimination des élèves musulmans”. 


Toute honte bue, voilà cet avocat qui ne se contente pas de défendre son client, mais qui attaque bel et bien Samuel Paty qui serait, à l’écouter un peu responsable de son sort tragique… 


Les bras m’en tombent. 


Il m’est avis qu’en s’exprimant ainsi, cet avocat veut surtout faire sa pub auprès de tous les islamistes de France pour se constituer une clientèle... 

 

Je ne sais pas s’il assume ce clientélisme à peine déguisé, mais en tout cas, j’espère de tout coeur que les juges verront clair dans cette grossière stratégie et que la peine de Sefrioui sera supérieure ou au moins équivalente à sa première condamnation à 15 ans de prison. 


Car ne nous trompons pas, Sefrioui est le visage d’un islamisme dangereux qui tue sans tenir le couteau.

 Et son avocat en est l’idiot utile. 


Ses soutiens parlent d’injustice et d’islamophobie.

 

Cette accusation ne doit pas servir d’outil d’intimidation politique.


La Justice n’a pas vocation à plier sous la pression de ceux qui veulent imposer l'obscurantisme et la barbarie. 

 

Mais elle doit bien au contraire nous protéger de cette menace qui fait de vraies victimes. 


Je profite d’ailleurs de ce mail pour témoigner à Mickaëlle Paty, la sœur de Samuel, tout notre soutien.

 Nous serons toujours du côté des victimes. 


Et c’est pour elles que notre association combat depuis sa création les dysfonctionnements de la Justice, le laxisme et l’insécurité.

 

 Il faut s’attaquer aux racines du mal et ne pas avoir peur. 


Croyez-moi, je n’aurai jamais peur de dire que l'islamisme est une menace pour notre pays, pour les femmes, pour les enfants et pour les professeurs. 


Et tant que l’IPJ existera, nous nous battrons pour que jamais plus un professeur n’ait à craindre pour sa vie, pour que nos enfants soient bien instruits, bien éduqués, qu’ils s’épanouissent dans un pays civilisé où la barbarie n’existe pas. 

 


Nous nous battons pour que la France reste la France. 


Et je sais que vous aussi. 


C’est pourquoi, je vous demande de nous soutenir dans notre action en cliquant ici.  

 

Plus que jamais notre combat vaut la peine d’être mené. 

 

Et plus que jamais il doit être gagné. 


Soutenez notre travail ! Faites partie des Français qui s’engagent en cliquant ici.

JE FAIS UN DON

Ma parole ne doit jamais s’éteindre ! 


Avec tous mes remerciements,

Axelle Theillier
Présidente de l'Institut pour la Justice

­

L'Institut pour la Justice est une association loi 1901 en faveur d'une Justice plus protectrice des citoyens et plus équitable vis-à-vis des victimes.

 


Cliquez ici pour retrouver notre politique de protection de données.

 

ET AUSSI

 

 

 

 

Justice: les citoyens se rebiffent…

Le billet justice de Philippe Bilger


Justice: les citoyens se rebiffent…
DR

Face à l’explosion de l’insécurité, la colère des victimes bouscule une justice déconnectée et marque un tournant dans le rapport des Français à la protection et à la légitime défense, observe notre chroniqueur.


Plutôt que de lire ou d’entendre des absurdités ou des approximations sur la justice pénale (et sur certaines condamnations que des considérations de proximité personnelle ou de partialité empêchent d’appréhender avec lucidité), il vaudrait mieux interroger la France profonde, appréhender ses mouvements et ses évolutions, et se féliciter que, désormais, face à l’insécurité et à la criminalité, les citoyens en aient assez et se rebiffent, en particulier les femmes.

Un univers technique qu’il faut bousculer

Elles ne se contentent plus de critiquer banalement les pratiques judiciaires, leur faiblesse, voire leur impuissance. 

Elles protestent, se révoltent, demandent des comptes, exigent des explications et, par leur attitude, constituent un aiguillon salutaire ainsi qu’une incitation pour l’institution, désormais contrainte de prendre acte de leurs injonctions à mieux faire.

J’ai considéré que, trop souvent, la magistrature traitait avec une forme de condescendance, voire de mépris, ces intrusions qu’elle jugeait inadmissibles de la part du peuple, alors même qu’elles le concernaient au premier chef.

A lire aussi, Claire Géronimi: «Les féministes font du tri entre les victimes»

Un excellent article de Guillaume Poingt[1] a mis en lumière le fait que, « il y a un an, le jeune Elias était tué à Paris d’un coup de machette. Sa mère a alors pris la parole dans les médias, à l’instar de Claire Geronimi et de Harmonie Comyn, toutes deux victimes de récidivistes ».

Ce n’est pas rien que ces douloureux et convaincants réquisitoires de la douleur, où l’indignation se mêle aux larmes. 

Cette irruption du profane meurtri dans l’univers technique de la justice et dans le monde trop en vase clos des juges, va changer la donne, pour le meilleur, en ne laissant plus jamais le pire être traité avec indifférence.

Malgré les apparences, je ne m’éloigne pas de cette analyse en m’appuyant à nouveau sur un article du Figaro[2]

Christophe Cornevin y rapporte un constat dramatique : « 454 vols avec arme à feu commis contre des particuliers à leur domicile au cours des onze premiers mois de l’année 2025, soit plus d’une dizaine d’attaques chaque semaine ».

Derrière ce chiffre impressionnant – quand je songe qu’un ancien garde des Sceaux a osé parler de « sentiment » d’insécurité – se cachent l’angoisse des familles, la peur de mourir, la profanation de l’intimité et, « lorsque les cambriolages virent à l’épouvante », la lancinante question de la légitime défense, l’honneur du courage, ainsi que l’inquiétude d’être mal jugé à tous points de vue.

Double peine

Face à ce fléau social, qui ne touche plus seulement les métropoles et les grandes villes, je ne cesse de songer à ce renversement des valeurs qui, trop souvent, n’accable pas le transgresseur autant qu’il le faudrait mais qui, en revanche, fait subir l’enfer au citoyen – victime ou propriétaire – lorsqu’il s’est protégé, lui et les siens, parfois jusqu’à provoquer la mort du cambrioleur, et qu’il se voit reprocher de n’avoir pas respecté le sacro-saint principe jurisprudentiel de proportionnalité.

Comme si, face à une violence intolérable et maximale, l’innocence avait le loisir de doser sa riposte au trébuchet.

A lire aussi, Didier Desrimais: Charline et le mystère du cordon sanitaire disparu

Comme si, plongé dans l’épouvante, le père ou l’époux pouvait encore disposer d’une maîtrise millimétrée, lui permettant une réaction licite jusque-là mais pas au-delà. 

Quand le dérèglement délictuel ou criminel domine, ils seraient donc les seuls à être coupables d’un manque de mesure contre la fureur et la violence ?

Il est hors de question de favoriser la dégradation de la France en un immense Far West ; mais, pour échapper à cette dérive, il convient, d’une part, que l’État soit à la hauteur de sa mission régalienne de protection et, d’autre part, qu’il ne laisse pas certains de ses citoyens mourir – au lieu de survivre – en raison d’un pointillisme juridique dérisoire face au feu de la vie. Il y a, en France, un air de révolte.

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[1] https://www.lefigaro.fr/faits-divers/harmonie-comyn-claire-geronimi-la-mere-d-elias-ces-femmes-qui-brisent-le-silence-des-victimes-et-demandent-des-comptes-a-l-etat-20260122

[2] https://www.lefigaro.fr/actualite-france/jeunes-et-febriles-les-cambrioleurs-frappent-leurs-victimes-a-coups-de-marteaux-quand-les-sequestrations-a-domicile-virent-a-l-epouvante-20260117

 

     

  jmlb