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Pêche de loisir. Dès 2026, déclaration obligatoire des captures pour les pêcheurs amateurs
À compter du 10 janvier 2026, les pêcheurs de loisir devront déclarer en ligne leurs captures de poissons, une obligation jusqu’ici réservée aux professionnels.
Cette mesure pénalisante, une de plus, résulte de l’application en France d’un règlement européen adopté en 2023.
Elle s’inscrit dans un cadre plus large de contrôle des pêches voulu par la Commission européenne.
La réglementation cible des « espèces sensibles », dont la liste prévue pour 2026 comprend le bar, le lieu jaune, le thon rouge, la dorade rose et la dorade coryphène.
Les obligations varieront selon les zones de pêche.
En Méditerranée, tous les pêcheurs devront s’enregistrer, mais seules les captures d’espèces sensibles devront être déclarées.
Sur la façade Atlantique et en Manche, l’enregistrement sera requis pour les pêcheurs souhaitant cibler ces espèces.
Les territoires d’outre-mer ne sont pas concernés « pour l’instant ».
Déclarations quotidiennes et objectif de suivi scientifique
Concrètement, les pêcheurs devront s’inscrire sur la plateforme européenne RecFishing ou sur l’application mobile dédiée pour déclarer leurs prises le jour même de la capture.
Ils devront renseigner les quantités capturées et conservées, celles relâchées, la taille des poissons ainsi que le mode de pêche utilisé (embarqué, à pied ou sous-marin).
Selon Aurélie Darpeix, cheffe du service pêche maritime de la Direction générale des Affaires maritimes (DGAMPA), citée par Ouest-France, « l’idée est de mieux connaître la population de pêcheurs et de connaître leurs prélèvements sur les espèces sensibles ».
Les autorités rappellent que les captures issues de la pêche de loisir sont jugées non négligeables par les professionnels.
Du côté scientifique, Ifremer souligne l’ampleur du chantier.
Clara Ulrich, coordinatrice des expertises halieutiques, rappelle qu’« on parle de millions de personnes » concernées par la pêche récréative en Europe, qualifiant la réforme de « chantier révolutionnaire ».
Inquiétudes des plaisanciers et réserves sur les sanctions
Sur le terrain, la mesure suscite de vives réticences, notamment en Bretagne.
À Pleumeur-Bodou, les associations de plaisanciers dénoncent une contrainte supplémentaire.
« Après la limitation des prises, les nageoires caudales à couper, c’est encore une nouvelle contrainte dont on ne veut pas », s’inquiète Yannick Hamon, président de l’Association des plaisanciers de Pleumeur-Bodou, dans Ouest-France.
Il souligne également que « beaucoup de nos adhérents ont déjà un âge avancé et ne sont pas forcément à l’aise avec internet ».
Les autorités et les chercheurs appellent toutefois à la prudence sur le volet répressif.
« C’est beaucoup trop tôt pour parler d’amendes (en cas de non-respect des déclarations).
Il y a déjà tellement à faire en termes de pédagogie », estime Clara Ulrich.
Cette réforme marque néanmoins un tournant pour la pêche de loisir, désormais étroitement encadrée au nom de la gestion durable des ressources marines.
Crédit photo : Pixabay (Pixabay License/JacLou) (photo d’illustration)
[cc] Article relu et corrigé par ChatGPT. Breizh-info.com, 2025, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine
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