jeudi 1 janvier 2026

LES VOEUX DU PRÉSIDENT MACRON ! ALLO ! IL N' Y A PLUS PERSONNE QUI M' ÉCOUTE ....

 


Vœux de Macron : non mais, allô, quoi !

Les maires apprendront qu’ils « ont été de tous les combats et de toutes les crises à mes côtés » ! À mes côtés ?
Capture d'écran présidence de la République
Capture d'écran présidence de la République

Le compte à rebours est lancé pour l’homme qui présentait ses avant-derniers vœux aux Français, ce 31 décembre 2025. 

Que ceux qui regretteront l’exercice de péroraison présidentielle hors-sol infligée depuis le 31 décembre 2017 lèvent le doigt !

 

 Les prochains seront des vœux de départ, de bonne continuation… sans lui.

 Cette seule perspective rendra-t-elle un peu d’enthousiasme à des Français dont le moral s’enfonce dans la dépression ? 

 

Peut-être. Selon le rapport Ipsos du 29 décembre dernier sur les pronostics des Français pour 2026, « les Français sont les champions du monde du pessimisme en cette fin de 2025, 85 % estimant que "2025 fut une mauvaise année pour leur pays" (n° 1 dans le monde, ex-aequo avec la Corée du Sud) »

 

Et la perspective 2026 ne brille pas par l’envie de gagner !

 

L’effet Macron... « Quand il s’agit de se prononcer pour 2026, les perspectives plongent la France dans une position véritablement exceptionnelle au niveau mondial, avec seulement 41 % de Français se déclarant optimistes pour l'année à venir, en dernière place du classement et loin derrière la moyenne mondiale (71 %.) », précise toujours Ipsos pour qui « ce pessimisme s'est accentué par rapport à l'année précédente avec une baisse de 9 points, la plus forte régression enregistrée parmi tous les pays étudiés »

Un léger contraste avec l’Italie de la méchante Meloni : « Les classes moyennes italiennes vont bénéficier d'une baisse d'impôts de 9 milliards d'euros sur trois ans, le Parlement a approuvé le budget du gouvernement de Georgia Meloni », titre BFM TV.

 

« Nos raisons de vivre ensemble sont chaque jour plus fortes » !

Dans ce contexte, l’objectif était simple : rendre un peu d’espoir aux Français. Un défi que le Président Macron, au bout du rouleau, comme les Français, sait inatteignable. 

Dès lors, tout sonne faux, et d’abord la gonflette : « Ainsi va la vie des grandes nations », pérore un Macron aveugle, alors que la France recule dans le classement des grandes nations. 

 

On entend encore « Le pays tient, fort de notre économie »… On se pince. 

 « Nos raisons de vivre ensemble sont chaque jour plus fortes », ose le Président, à quelques heures de la nuit de la Saint-Sylvestre où près d'un millier de voitures seront incendiées. 

La planète Macron est décidément de plus en plus éloignée de la Terre ferme. 

 

Pour lui, c’est simple : les méchants, ce sont les autres. 

Alors que les Français peinent, leurs agriculteurs en tête, le Président évoque un monde « de plus en plus dur chaque jour », marqué par « le retour des empires » et la « remise en cause de l’ordre international ».

Ce Président au pouvoir depuis 2017 veut simplifier les règles, améliorer la sécurité, lutter contre le trafic de drogue et même s’attaquer à « l’immigration illégale » 

Il est temps… Qui pour y croire ?

Lorsqu’il évoque les échéances électorales, Macron glisse un hameçon grossier : le maire est populaire chez les Français ?

 Tentons de cannibaliser le maire. 

Les maires apprendront ainsi qu’ils « ont été de tous les combats et de toutes les crises à mes côtés et à votre service ». 

 « À mes côtés », donc. 

Ils apprécieront.

 Macron saupoudre ses obsessions, les réseaux sociaux, les « ingérences étrangères », la fin de vie : que des urgences.

 

Le Macron de 2018 a bien changé

Pour rire un peu, il faut reprendre l’allocution présidentielle du 31 décembre 2017.

 Macron tout juste élu jette, en jeune Jupiter, des éclairs de satisfaction de soi mâtinés de rêveries faciles. Le Paradis était sur le seuil. 

« Par vos choix durant l'année 2017, vous avez profondément renouvelé notre vie politique et vous avez permis qu'une transformation en profondeur de notre pays advienne », lançait-il.

 

 Au 31 décembre 2025, aucun Français ne niera cette transformation, la dégradation et l’effondrement restant un changement. 

Il voyait loin, Emmanuel Macron : « Je continuerai à faire ce pourquoi vous m’avez élu, expliquait-il en 2018, sûr de lui : rendre la France plus forte et plus juste ; permettre, non pas d'adapter notre pays aux changements du monde, mais lui permettre d'être ce qu'il est : un pays fort avec une exigence universelle qui, parce qu'il est plus fort, produit davantage, peut justement assurer la solidarité sur le sol national et avoir une exigence humaniste à l'international. 

» On a vu aussi.

 

Encore une macronnerie de 2018, pour la route ? « J’ai besoin de votre détermination pour ce sursaut européen et j’ai besoin qu’ensemble, nous ne cédions rien ni aux nationalistes ni aux sceptiques. 

 

» Le jeune banquier décrit en archange de la finance et en brillantissime jeune pousse mondialiste était un velléitaire verbeux, un idéologue européiste obtus habitant une planète que les Français ne connaissent pas. 

 « Les nationalistes et les sceptiques » n'ont jamais été aussi nombreux : c'est la bonne nouvelle de ce début d'année 2026.

 

 

Directeur adjoint de la rédaction de BV, éditorialiste
 

 



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