vendredi 2 janvier 2026

ÉCONOMIE : TRISTE NOUVEL AN POUR 24 ANCIENS MINISTRES PRIVÉS DE VOITURE OFFICIELLE !

 

[SATIRE À VUE] 

 

Triste Nouvel An pour 24 anciens ministres privés de voiture officielle

« Je n’ai pas conduit depuis 25 ans, comment je fais, alors ? » 
(Daniel Vaillant, ancien ministre socialiste).
Photo de Pavel Danilyuk: https://www.pexels.com/fr-fr/photo/main-pluvieux-vehicule-travail-8425057/
Photo de Pavel Danilyuk: https://www.pexels.com/fr-fr/photo/main-pluvieux-vehicule-travail-8425057/

 

Sur décision de Sébastien Lecornu, à compter du 1er janvier, d'anciens Premiers ministres et ministres de l'Intérieur ne bénéficient plus de voitures avec chauffeur et de protections policières.

 

Le 31 décembre à minuit, 14 anciens Premiers ministres sont descendus de leur voiture officielle.

 La décision de Sébastien Lecornu visant à mettre un terme à leurs privilèges à partir du 1er janvier les contraignait à rentrer à pied. 

 

Par un froid glacial, Édouard Philippe traversa les quartiers sensibles du Havre.

 Dépourvu de protection policière qui venait également de disparaître, il rasa les murs jusqu'à son domicile.

 

 Au même instant, d'anciens ministres de l'intérieur connaissaient le même sort. 

Au total, 24 chauffeurs et 24 officiers de sécurité quittaient leurs fonctions, laissant les intéressés abandonnés au rigueurs de l'hiver.

 

Chaque année, 1,58 million d'euros ne sortiront plus des caisses de l'État pour assurer le déplacement de l'ensemble des concernés. 

Leur solitude face à ce monde cruel permettra d'économiser 3 millions d'euros. 

Quelques petits sous pour l'État, une fortune pour les Français.

« Comment je fais, alors ? »

La mesure laisse les pantouflards de la République exsangues et sans recours.

 Le cas d'un ex-ministre pluriel de Lionel Jospin est évoqué dans les colonnes de La Dépêche. `

Daniel Vaillant, qui veilla sur notre sentiment d'insécurité de 2000 à 2002, n'a pas conduit une voiture depuis 25 ans. « Comment je fais, alors ? », s'interroge le socialiste.

 Les modèles ont changé. 

Propulsés par des réacteurs, les véhicules actuels survolent les villes à des vitesses subsoniques. 

Un homme de 76 ans qui n'a pas touché un volant (même de badminton) depuis des décennies ne peut maîtriser de tels engins. 

L'ex-jospineur se déclarant « pas en bonne santé », l'altitude pourrait aggraver son état. 

 « C'est un changement de vie », déclare-t-il au quotidien.

 Mon empire pour un contribuable sur lequel me jucher pour mes déplacements dans la capitale !

Exonérés de ces privations dramatiques, Bernard Cazeneuve et Manuel Valls conservent leurs prérogatives.

 Le premier pour sa présence au pouvoir lors des attentats de 2015, le second pour ses aller et retours incessants entre son domicile et la grille de l'Élysée.

 Les fin de non-recevoir s'avèrent parfois abruptes, les retours à la maison peu chaleureux.

 Limousine aux vitres blindées et protection policière continueront d'assurer la sécurité du postulant.

Avec une pertinence à laquelle elle ne nous avait pas habitués, Cécile Duflot dénonce les dérives des voitures de fonction défiscalisées dans le secteur privé. 

Les trois quarts des Porsche serviraient à déplacer les dirigeants, ainsi que la voiture la plus chère du monde, la Ferrari Daytona, dont trois exemplaires sur quatre seraient dévolus au labeur de ces mêmes chefs d'entreprise. 

 

Selon l'ex-secrétaire des Verts, le manque à gagner pour l'État serait de 1,8 milliard d'euros. 

À cœur Vaillant, rien d'impossible ! 

Une Formule 1 pour Daniel et n'en parlons plus.

 

 Picture of Jany Leroy

Jany Leroy
Chroniqueur à BVoltaire, auteur pour la télévision (Stéphane Collaro, Bêbête show, Jean-Luc Delarue...)

Source :   https://www.bvoltaire.fr/satire-a-vue-triste-nouvel-an-pour-24-anciens-ministres   

 

ET AUSSI


Numéro 11 de l'Observatoire parlementaire
Retrouvez le dernier édito d'Olivier Frèrejacques

En guise d'éditorial, nous vous proposons aujourd'hui de prendre connaissance de notre onzième Lettre mensuelle consacrée à l'actualité parlementaire.

 

L’instabilité parlementaire qui a contribué à la création de cette lettre a, presque naturellement, débouché sur d’interminables débats sur le budget de la sécurité sociale puis sur celui de l’État.

Au croisement de la technique, de la manœuvre politicienne et de l’économie, les incessants débats budgétaires sont un syndrome des plus visibles de l’instabilité qui règne à l’Assemblée, à laquelle s’ajoute une navette parlementaire imposée par le Sénat majoritairement de centre-gauche. 

Les aspects du débat sont compliqués pour le grand public mais aussi pour les élus eux-mêmes, notamment au Palais Bourbon où le renouvellement des députés depuis le début de l’ère Macron a vu émerger de nombreux néophytes de tous bords pas toujours à l’aise avec le travail parlementaire, voire même avec le travail tout court. 

Derrière les prises de position de chaque faction dans ce chaos d’Assemblée se trouve la perspective de 2027.

En effet, à un an et demi de l’élection présidentielle, plus personne n’envisage de sauver le soldat Macron et c’est le coup d’après qu’il faut envisager. 

Le retour des lois sur l’euthanasie à la fin janvier au Sénat doit nous rappeler d’être toujours vigilants et d’alerter la représentation parlementaire sur la société mortifère dans laquelle elle risque de nous plonger. 

Par ailleurs, nous avons pris le parti de présenter dans nos portraits du mois deux élus qui se tournent vers des échéances municipales en mars avec, comme arrière-pensée, l’idée de fuir une Assemblée où ils risquent de perdre leur place (ou tout au moins de s’éloigner d’un jeu politique où ils peuvent se sentir impuissants ou sur le point d’être relégués au rang d’opposition). 

Au niveau des institutions et des marchés, cette séquence est éprouvante pour le pays ; des entreprises souffrent des délais budgétaires et l’instabilité globale n’incite pas les agents économiques nationaux ou étrangers à la confiance.

 

Si la perspective d’une dissolution s’éloigne à mesure que le crépuscule macronien approche, l’instabilité devrait se poursuivre jusqu’à la fin de son règne et, paradoxalement, le rôle de l’Assemblée se renforcer jour après jour, ce qui rend ce travail d’Observatoire parlementaire d’autant plus salutaire.

 

De la part de toute l’équipe de rédaction, je vous souhaite une bonne année 2026 !

Cliquez ici pour lire ce nouveau numéro.

Par Olivier Frèrejacques
Rédacteur en chef de L’Observatoire parlementaire

 

 

 

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