mercredi 31 décembre 2025

LA LÉGENDE DE BRIGITTE BARDOT NE FAIT QUE COMMENCER !

REVUE DE PRESSE !

Bardot, la femme sans alibi

La légende Bardot ne fait que commencer


Bardot, la femme sans alibi
Brigitte Bardot dans "Une Ravissante Idiote" © Dalmas/sipa

Le biographe de la Française la plus connue au monde se souvient de cette femme qui, avec une audace inouïe, volait la vedette aux hommes et qui a toujours su dire non au déshonneur et à l’injustice.


Des souvenirs reviennent depuis la mort de Bardot, née en 1934. 

J’écris sa bio, en 2021, avec la complicité de Bernard d’Ormale, le dernier compagnon de BB. 

Il transmet mes questions à celle qui a voué sa vie à la défense des animaux. 

Elle me répond parfois elle-même, le plus souvent c’est Bernard qui est son messager. 

La veille, Arte a diffusé Le Mépris, de Godard. 

Un curieux film un peu foutraque où le réalisateur atrabilaire raconte sa vie tumultueuse avec Anna Karina. 

Le film s’ouvre sur une séquence culte.

 On voit dans la pénombre les fesses de Bardot, c’est beau comme un coucher de soleil de Turner, avec Piccoli subjugué par la plastique du mythe.

 Godard veut que Bardot ressemble à Karina. 

Alors la fausse blonde Bardot met une perruque brune.

 Ça pourrait être risible, mais ça ne l’est pas parce que Bardot est une immense actrice qui maitrise à la fois son corps et capte la lumière comme aucune autre. 

Du reste, elle ne joue pas : elle est. 

Toute la différence est là.

 Ce corps n’appartient qu’à elle, elle a su le dominer depuis l’enfance quand elle a pratiqué la danse classique. 

Elle faisait des pointes et des pointes.

 Pourtant, me dira Bernard, elle a gardé de très beaux pieds. 

Mais je digresse. 

On passe donc Le Mépris.

 Le lendemain, j’appelle Bernard.

Il me raconte que Brigitte l’a regardé.

 Elle n’a toujours pas compris le film. 

Elle se souvient que Godard était toujours irrité et sale.

 Mais elle a confié à Bernard : « Tu as vu, ma voix a changé »

L’élégance comme signature.

A lire aussi: Brigitte Bardot (1934 – 1991) : une étoile libre, éternellement française

 

C’est la française la plus connue dans le monde.

 Elle en a bavé pour s’imposer. 

D’abord au sein de sa famille. 

Elle a pris des gifles par son père, elle fut humiliée par sa mère. `

Elle était laide, lui disait-elle. 

Puis elle a rencontré son pygmalion, Roger Vadim. 

Il l’a transformée, en a fait un mythe qui monte sur la table pour jouer un mambo endiablé rendant les hommes jaloux.

 Elle a attrapé sa liberté au vol avec Et Dieu… créa la femme

C’était en 1956. La gamine Bardot osait regarder droit dans les yeux les mâles et leur tenir tête.

 Elle rejetait la famille, les valeurs bourgeoises, les machos, elle s’imposait en imposant son désir sans demander la permission à personne. 

Elle n’avait pas honte dans sa petite blouse. 

Pas besoin d’alibi pour vivre sa vie de femme. 

Aujourd’hui ça paraît normal.  En 1956, c’était d’une audace inouïe. 

Les hommes lui en ont voulu. 

Tu parles, BB leur volait la vedette. 

Elle les mettait à poil. Ils étaient veules, libidineux, colériques, mesquins.

 Ils se sont servis de sa légende, elle, la fille en pleine lumière. 

Elle a souffert, elle a rendu coup pour coup. 

L’un d’entre eux lui a fait un enfant de force. 

Elle n’en voulait pas. 

Elle vivait comme une bête traquée par les journalistes.

 Elle a eu un fils, Nicolas, en 1960. Ce fut une épreuve. 

Elle a eu des mots très durs sur sa grossesse.

 On l’a traitée de « salope ». Elle a encaissé. Elle n’a jamais baissé les yeux. 

Quand l’OAS lui a fait du chantage, elle a révélé au public ce chantage. 

Bardot, c’est Antigone. 

Elle a toujours dit non au déshonneur et à l’injustice. 

Et comme l’a écrit Malraux, en pensant à de Gaulle, les hommes et les femmes qui savent dire non font l’Histoire. 

Oui, elle a su dire la vérité.

 Et de quelle manière dans le film du psychopathe Henri-Georges Clouzot. 

Lui aussi, il a voulu la manipuler sur le tournage de La Vérité

Il n’y est pas parvenu. Mais il a su tirer la quintessence de l’actrice. 

Devant sa caméra, elle a montré ses qualités de tragédienne.

 Et elle a su dire aux hommes leurs quatre vérités : ils étaient tous morts, et elle, elle avait vécu sa passion jusqu’au bout, et toujours sans alibi.

Ce que la société des Assis n’a pas pardonné à Bardot : d’avoir renversé la table ; d’avoir dit merde au cinéma en 1973, et d’avoir « utiliser » sa notoriété pour défendre ceux qui ne l’ont jamais trahie : les animaux.

A lire aussi: Hommage à Brigitte Bardot : L’éternité d’un mythe, l’adieu à une époque

 

Là encore, elle en a pris plein la gueule. 

Elle a été jusqu’à écorner le mythe BB. 

Jusqu’à son dernier souffle, elle a voulu qu’on respecte les animaux, qu’on ne les fasse pas souffrir, qu’on ne les égorge pas vivants dans des baignoires, qu’on ne brise pas les jambes des chevaux promis à l’abattoir quand ils montent dans des camions trop exigus, qu’on cesse de les empoissonner, car les empoisonner, c’est intoxiquer l’homme. 

Un jour, avec sa diction inimitable, elle a balancé : « J’ai donné ma jeunesse et ma beauté aux hommes et maintenant je donne ma sagesse et mon expérience aux animaux »

 

Ainsi est née la Fondation Brigitte Bardot. 

Je sais que le combat de Bardot ne fut pas vain. 

Les mentalités ne changent pas vite, mais elles changent.

 Et la légende Bardot ne fait que commencer.

Ce soir, demain, le portail bleu de La Madrague attend le retour de la maitresse des lieux. 

La brise marine apporte la fraîcheur tant attendue l’été. 

Mais nous sommes en hiver. Et le soleil est froid. 

Quelques paroles de La madrague me reviennent : « On a rangé les vacances/Dans des valises en carton/Et c’est triste quand on pense à la saison/Du soleil et des chansons »

Elle chantait aussi BB, et ses chansons faisaient du bien même si elle y révélait la mélancolie qui ne la quittait jamais vraiment.

Et puis, il reste cette scène incroyable. 

Piccoli allongé sur le lit, en T-shirt, et Bardot, nue. 

D’une voix lascive, elle demande, faussement naïve : « Qu’est-ce que tu préfères : mes seins ou la pointe de mes seins ? »

Vérité BB

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Source :   https://www.causeur.fr/bardot-la-femme-sans-alibi-320780?
Et aussi
 

Brigitte Bardot, c’est bien plus que BB

Son corps n’était pas encore froid qu’insultes, injures et anathèmes pleuvaient dans les médias de gauche (pléonasme pour la plupart) et d’extrême-gauche. 

France Info (France tout faux) et France Culture (double oxymore car d’une part on n’y entend guère parler de France ou de culture, car d’autre part la notion-même de culture française est absente ou moquée) ouvraient le bal des faux-culs, des incultes, des bêtes et méchants. 

Des sans talent et des frustrés. 

Le Monde (Le Monstre) et Libération (L’Aberration) reprenaient le refrain.

 Au-delà du manque d’élégance et de l’absence de respect, ne serait-ce que celui dû aux défunts ou celui de la trêve de fin d’année, on sentait la sortie – immédiatement tirées du frigo de ces rédacs haineuses – de nécrologies à l’odeur rance et au goût de moisi, préparées de longue date. Pour tenter de salir la dernière icône de lumière d’une France que ces gens détestent.

 

Parallèlement, mais un ton en-dessous, on a commencé à entendre une petite musique aussi fallacieuse que toxique. 

 Brigitte Bardot, artiste aux nombreuses facettes (danseuse, chanteuse, actrice, moraliste, féministe, femme d’action) n’aurait été que mauvaise au cinéma, au mieux médiocre dans certaines apparitions.

 Parmi les griefs évoqués, une des tartes à la crème de ce répertoire de reproches consisterait en qu’elle n’avait que des « répliques un peu zozottes ».

Disons-le d’emblée et en clair : ceci relève beaucoup du cliché, peu de la vérité.

Bien sûr, dans un nanar, c’est inévitable. Effectivement elle a été enrôlée dans pas mal de navets. Dont au demeurant elle se sort mieux que beaucoup d’acteurs et d’actrices sur le même plateau.

 Au nombre de ces films à oublier ou presque, de façon iconoclaste on peut placer celui qu’il est convenu de qualifier d’historique et d’emblématique, le révélateur de sa carrière cinématographique, à savoir Et Dieu créa la femme. 

Mais c’est surtout le caractère daté (années 1950 et début des années 1960) de ces films, plus encore que la faiblesse ou la niaiserie des scénarios, qui donnent une impression « zozotte » à certaines actrices et à certaines scènes. 

La preuve, dans L’homme de Rio, ce n’est pas Brigitte qui joue au Brésil la trop longue et célèbre scène de la danse névrotique pieds nus au son de rythmes indigènes, qui le dispute en ridicule à celle de Et Dieu créa la femme.

Il ne faut pas oublier non plus que les répliques mises dans la bouche de tel ou tel rôle souvent ne sont pas écrites par le réalisateur mais par un dialoguiste. 

On doit se souvenir également que le cinéma des années 50 et 60 offrait plus aux jolies filles et aux belles femmes des rôles basés sur leur plastique que sur leur qualité de jeu. 

C’est l’époque qui voulait ça. 

Bien d’autres que Brigitte Bardot, et non des moindres du cinéma national et international, étaient ainsi cantonnées.

Si l’on veut en revanche veux apercevoir une idée du talent inné d’actrice de Bardot – exactement comme l’acteur Delon, qui n’est pas un comédien comme Belmondo ou Trintignant – alors il faut visionner La vérité. 

Dans ce chef-d’œuvre, Brigitte Bardot joue au milieu d’icônes de l’écran à l’époque : Paul Meurisse, Charles Vanel, Sami Frey et autres, excusez du peu ! 

On voit poindre en 3ème rôle la frimousse de l’inoubliable Jacques Perrin, tout jeune comme elle, pas encore le lieutenant Torrens chef de l’adjudant Wilsdorf de Schoendoerffer ni le réalisateur des Choristes qu’il deviendra. 

Ou encore il faut regarder un autre monument du cinéma français, En cas de malheur : là elle donne la réplique à Gabin lui-même, avec Edwige Feuillère, tout de même…

Après avoir vu ou revu ne serait-ce que ces deux films, on abandonne forcément l’image formatée d’actrice nunuche que les prudes parents petit-bourgeois de 1950-60 aimaient à relayer en évoquant Bardot, tout en faisant mine de s’offusquer des « excès » de sa vie privée.

 Mais ils sentaient bien, instinctivement, que Brigitte Bardot c’était la nouvelle aune de la beauté et, plus que ça, d’une façon de vivre : un changement, un tournant dans la vie culturelle contemporaine, mais aussi dans la vie quotidienne populaire.

 Comme le déclenchera un certain Jean-Philippe Smet juste après.

Brigitte Bardot, c’était bien plus que BB. 

Des robes en Vichy aux audaces de Gainsbourg, c’est toute une société qui bascule de façon générationnelle et irréversible.

 Brigitte Bardot en a été le vecteur, avec charisme et charme, lumière et élégance, talent et liberté. 

Comme l’a lâché un jour De Gaulle en lui concédant le partage du rôle de symbole de la France, elle représente le talent à la française. 

Cette liberté incarnée jusqu’à l’insolence, ce talent, c’est cela précisément que ne lui pardonnaient pas certains de ses contemporains, c’est cela précisément qui fait enrager même après sa mort les pisse-vinaigre, c’est cela précisément qui attise la haine de la gauche infâme comme toujours et ignoble comme jamais.

 

Par Marc Desgorces-Roumilhac

Illustration : DR
[cc] Article relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par ChatGPT.

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