dimanche 30 août 2026

PRÉSIDENTIELLE : À BLOIS FAURE ( PS ) PRÉDIT UN EFFONDREMENT DU " BLOC CENTRAL " !

 REVUE DE PRESSE !

 

À Blois, Faure se rêve un destin à la François Hollande et prédit « l’effondrement du bloc central »

DR

Olivier Faure n’a pas annoncé sa candidature. 

Il a fait mieux, ou pire : il a parlé comme s’il était déjà dans la course. 

 

Samedi, à l’université d’été du Parti socialiste à Blois, le premier secrétaire a prédit « l’effondrement du bloc central » à la présidentielle de 2027 et déroulé un discours aux accents programmatiques. 

Titre de son prochain livre, en septembre : Défendre la loi du plus juste

Transition climatique, école, « un autre futur est possible ».

 Le catalogue est là.  Le peuple, beaucoup moins.

 

Une enquête Elabe publiée le même jour le crédite de 3,5 % des intentions de vote.

 Raphaël Glucksmann, lui, est à 12,5 % dans l’hypothèse où Édouard Philippe porte les couleurs du centre.

 L’écart n’est pas une péripétie de rentrée. 

C’est le vrai rapport de forces à gauche.

 

Faure a choisi la parade la plus usée du répertoire socialiste : François Hollande « a commencé à 3 % » avant l’Élysée. 

Le parallèle flatterait s’il n’était pas grotesque. 

Hollande héritait encore d’un appareil, d’un électorat et d’une gauche qui n’était pas déjà colonisée par LFI. Faure, lui, préside un parti qui vient de le mettre en minorité.

 

L’outsider qui n’existe que dans son bureau

Quatre candidats sont déjà sur les rangs pour la primaire. Glucksmann est arrivé vendredi à Blois sous les applaudissements.

 Il ne parle plus de congrès. 

Il dit vouloir « remporter la présidentielle ». Autour de lui : Carole Delga, Nicolas Mayer-Rossignol, et surtout Boris Vallaud, chef des députés socialistes, de nouveau affiché à ses côtés samedi.

 

Un proche de Vallaud résume le procès sans appel : Faure est « chef du parti depuis huit ans.

 S’il était vu comme un possible candidat à la présidentielle, ça se saurait. »

 L’eurodéputé François Kalfon va plus loin : Faure « n’est pas dans le match » et ne peut pas gagner.

Le premier secrétaire a jusqu’au 15 septembre pour se déclarer. 

En attendant, il joue le chef de groupe plus que le présidentiable.

Les députés socialistes, dit-il, peuvent parler budget avec Matignon. 

Mais ils censureront « si la copie qui sort des débats est celle de MM. Attal et Philippe avec le soutien de l’extrême droite ». 

La formule est commode. 

Elle permet de menacer le gouvernement sans avoir à dire avec qui gouverner, ni comment sortir du piège Mélenchon.

 

Une primaire déjà verrouillée… et déjà minée

Faure voulait une primaire ouverte à tous les sympathisants de gauche, pour deux euros. 

Les militants ont choisi l’inverse en juillet : une primaire « fermée » PS–Place publique, à 15 euros l’adhésion. 

Première défaite interne nette du premier secrétaire.

 

François Ruffin, venu parler travail, a pris fait et cause pour Faure en comparant cette primaire à un videur de boîte : « Non, tu n’as pas la bonne gueule. »

 

 Matthieu Pigasse, absent, a appelé sur X à en faire « une main tendue » aux Écologistes et aux anciens insoumis. 

Son entourage n’exclut pas qu’il y participe. 

Ségolène Royal, seule femme déclarée à ce stade, brandit l’écologie et demande de « passer à l’action ». 

Marine Tondelier, elle, attendrait l’issue du scrutin avant de regarder vers LFI.

Autrement dit : même « fermée », la primaire n’est déjà plus un match à deux. 

C’est une auberge espagnole où chacun vient chercher une carte — écologiste, sociale, anti-LFI ou anti-Glucksmann — sans qu’un cap commun n’apparaisse.

 

Le vrai effondrement n’est pas celui qu’il désigne

Faure a raison sur un point : le « bloc central » est usé. Attal contre Philippe, macronisme sans Macron, droite orpheline tentée par le recentrage. 

Mais désigner l’adversaire en décomposition ne suffit pas à reconstruire un camp.

À gauche, le PS n’est plus le pivot. Il est le reste. 

Glucksmann capte ce qui veut encore une gauche européenne, atlantiste, présentable.

 LFI tient la rue, la jeunesse militante et la surenchère. 

Les Verts hésitent.

 Faure, lui, vend l’union avec les écologistes et les ex-Insoumis tout en étant contesté chez les siens. 

Le chef de parti sans parti utilisable, le candidat sans électorat mesurable, le stratège d’une primaire dont les règles se sont retournées contre lui.

 

Prédire l’effondrement du centre depuis Blois, à 3,5 %, pendant que Vallaud pose avec Glucksmann, ce n’est pas une rentrée. 

C’est un aveu. 

Le Parti socialiste n’entre pas en campagne.

 Il entre en liquidation disputée !

 

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Source :     https://lejdf.fr/a-blois-faure- 

 


 

 

ET AUSSI

 

Pas de pause migratoire : Édouard Philippe veut encore plus d’étudiants et de travailleurs étrangers

DR

À la veille de sa rentrée dans le fief de Gérald Darmanin, Édouard Philippe a tranché. 

 

Samedi, à Sens, face à François Hollande, le candidat d’Horizons a écarté tout moratoire général sur l’immigration légale. 

Y compris celui que son nouvel allié avait brandi en mai : trois ans de pause.

« Je veux continuer à accueillir des étudiants étrangers, donc il n’y aura pas de moratoire sur les étudiants étrangers. »

 Puis la phrase qui compte : « Il n’y aura pas de moratoire sur l’immigration de travail, dont nous avons besoin. »

Le timing n’est pas anodin. 

Mi-août, Darmanin a rallié Philippe tout en l’exhortant à durcir la ligne migratoire. 

Dimanche, les deux hommes se retrouvent à Tourcoing. 

Le ministre de la Justice voulait un geste. Il obtient un distinguo.

 

La « petite différence » qui annule la rupture

Interrogé ensuite par la presse, Philippe a nié la divergence. 

« Gérald Darmanin a raison de dire que nous avons besoin d’une politique migratoire plus ferme. »

 Il cite Mayotte, Ceuta, un « verrou Schengen ».

 Puis le correctif : « J’indique juste, c’est ma petite différence, que même s’il faut être beaucoup plus ferme, nous allons continuer à délivrer des titres de séjour pour des étudiants étrangers. »

 Et « quelques titres » pour « les étrangers qui ont des compétences dont nous avons besoin ».

 L’exemple choisi est le plus inattaquable en apparence : les médecins formés à l’étranger.

Le procédé est connu. 

On parle fermeté sur les flux subis. 

On sanctuarise les flux choisis. 

On transforme une exception professionnelle en principe. 

Et l’on baptise cela une « petite différence ».

Un moratoire n’est pas un détail de calendrier.

 C’est l’aveu qu’un pays saturé doit cesser d’ajouter des entrées le temps de rétablir le contrôle, l’expulsion, le logement, l’école, l’hôpital. 

Refuser le moratoire sur le travail et les étudiants, c’est dire que la machine continue. 

Avec un filtre, peut-être. Sans interruption, sûrement.

 

Ce que Tourcoing va masquer

Darmanin a besoin de cette photo. 

Après des années au ministère de l’Intérieur, il arrive dans la campagne de Philippe avec un capital « fermeté » à monnayer. 

Philippe a besoin de Darmanin pour parler au Nord, à une fraction de la droite et à ceux qui ne croient plus Attal. 

Chacun apporte à l’autre ce qui lui manque. 

Personne n’apporte une rupture migratoire.

 

Le candidat le dit lui-même : on délivrera encore des titres. Pour étudier. Pour travailler. Pour soigner. 

Autant de catégories qui, dans les faits, ont déjà servi de portes d’entrée durables, de régularisations différées, de filières familiales. 

« Quelques titres », dans la bouche d’un ancien Premier ministre de Macron, ressemble moins à un quota qu’à une clause de style.

 

Sur Mayotte ou Ceuta, Philippe peut parler de vanne à fermer.

 Sur le territoire métropolitain, la vanne du travail reste ouverte. 

C’est cohérent avec quinze ans de discours du « besoin de bras » : hotels, BTP, aide à domicile, hôpital. 

Jamais le diagnostic inverse : un pays qui importe de la main-d’œuvre au lieu de former, de rémunérer et de remettre au travail les siens.

 

Le centre a choisi son camp

Les électeurs qui attendent un arrêt net des flux n’ont plus à décoder.

 Philippe ne promet pas une parenthèse. Il promet une sélection. 

Darmanin pourra crier plus fort à Tourcoing. 

La ligne est déjà écrite à Sens : pas de moratoire sur les étudiants, pas de moratoire sur le travail, « nous avons besoin ».

Le bloc central n’entre pas en rupture avec le macronisme migratoire. 

Il le recycle. Plus ferme dans le vocabulaire, identique dans le principe. 

Dimanche, l’alliance se montrera.

 Samedi, le fond a parlé.

L'immigration plus ou moins incontrôlée, et sur laquelle aucun dirigeant européen n'a jamais demandé l'avis des peuples, a profondément modifié notre vie quotidienne, nos services publics, et tout notre environnement.

 

C'est sans conteste LE fait majeur de ces dernières décennies, et les conséquences de ces politiques irresponsables sont incalculables.

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Source et Publication :   https://lejdf.fr/pas-de-pause-migratoire-edouard-philippe-

 

 ET AUSSI

 

Sarah Knafo ouvre le dossier « casse du siècle » : cinquante ans d’argent public disparu

Capture TV

Sarah Knafo n’est pas candidate à la présidentielle. 

 

Elle publie quand même, le 2 septembre chez Fayard, un livre de 286 pages qui prétend faire ce que les prétendants à l’Élysée ne feront pas : suivre l’argent des Français, nommer où il disparaît, et chiffrer ce qu’elle appelle « le casse du siècle ».

 

 Un réquisitoire construit comme une procédure — enquête, instruction, audience — et non comme un récit de soi.

Elle le dit d’emblée. « Je ne parle pas de moi, mon objectif était d’enquêter pour les Français. »

 

 

 

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