TRIBUNE LIBRE !

La crise économique ramène au réel même les pires idéologues.
L’Union Européenne fait marche arrière sur leurs réglementations environnementales : le Green Deal a du plomb dans l’aile.
Le pacte vert, ou Green Deal, pour l’Europe revu à la baisse
Lorsque le président Donald Trump a démantelé la politique climatique américaine l’an dernier, une grande partie du monde occidental l’a critiqué pour son inaction face à ce que l’on appelle communément le changement climatique.
Aujourd’hui, l’Europe, le Royaume-Uni et le Canada font marche arrière sur leurs réglementations environnementales.
L’Union Européenne passe de l’illusion au réel : longtemps à l’avant-garde dans l’imposition de règlementations environnementales extrêmement contraignantes et asphyxiantes pour les entreprises et les particuliers, elle doit revoir à la baisse ses plans ambitieux de transition énergétique visant à abandonner les combustibles fossiles.
Ses politiques soi-disant vertes dictées par les khmers verts allemands suscitent, sur fond de crise économique sans précédent, des inquiétudes car elles étouffent rapidement l’industrie et font grimper les prix de l’énergie.
Le Pacte vert était un point central pour les technocrates de l’Europe, mais désormais, l’accent est clairement mis sur la sécurité et la compétitivité économique.
Le mois dernier, l’UE a donc proposé d’assouplir son système historique de tarification du carbone en maintenant davantage de quotas d’émission sur le marché pendant les 15 prochaines années afin d’atténuer l’impact sur l’industrie.
Elle envisage également d’autoriser les constructeurs automobiles à vendre des voitures à essence pendant une période plus longue.
Les entreprises énergétiques se concentrent à nouveau sur le pétrole et le gaz.
Le changement de cap de l’UE paraît timide comparé au recul drastique des politiques environnementales américaines opéré par l’administration Trump, mais il démontre que les objectifs ambitieux du continent ont mis à l’épreuve les limites du possible sur le plan économique.
A la base de ces changements de direction, la réticence, comme cela est visible en Italie, des pays développés à assumer le coût des mesures visant à réduire l’utilisation des combustibles fossiles.
Le Royaume-Uni semble prêt à autoriser de nouvelles productions pétrolières en mer du Nord, après avoir interdit les forages exploratoires l’an dernier, et revoit ses objectifs de vente de véhicules électriques.
Même outre-Atlantique, le Canada, pendant idéologue de l’UE, a aboli une taxe carbone impopulaire et soutient le développement de nouvelles infrastructures pétrolières et gazières.
Les compagnies pétrolières européennes qui promouvaient autrefois des objectifs en matière d’énergies renouvelables, notamment Shell, British Petroleum et le norvégien Equinor, ont ainsi revu leurs programmes, se concentrant désormais sur le pétrole et le gaz, plus rentables.
Le dogme vert, réglementaire et rigide, de l’UE s’effondre
L’Allemagne, première économie européenne, a vu sa croissance stagner, tandis que les ménages et les entreprises font face à des factures d’électricité parmi les plus élevées au monde.
Face à un mécontentement croissant, les autorités ont réduit les taxes et les redevances servant à subventionner les énergies renouvelables.
Les législateurs ont également abrogé une disposition controversée qui aurait obligé la plupart des Allemands à installer des systèmes de chauffage coûteux à énergie renouvelable, préférant leur permettre de continuer à brûler du fioul et du gaz.
La hausse des coûts des politiques vertes de l’UE a porté un coup dur.
Auparavant, ces mesures étaient présentées comme une nouvelle stratégie de croissance susceptible de stimuler l’innovation et de créer de nouvelles entreprises et de nouveaux marchés.
Or, leurs effets néfastes sont désormais manifestes.
La transition écologique imprimée par Bruxelles entrainait une transition économique suicidaire pour les industries et le tissu productif.
Le dogme vert, réglementaire et rigide, craque face au réel !
Par Francesca de Villasmundo
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire