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La CPAM condamnée sur les transitions de genre : les priorités de la Sécu sont désormais idéologiques.
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La Sécurité sociale est-elle encore faite d’abord pour soigner, ou est-elle devenue l’un des instruments par lesquels l’État affiche ses préférences idéologiques, politiques et sociétales toutes tournées vers l’accueil des immigrés, quels qu’ils soient ?
Des Français repoussent une couronne dentaire, renoncent à consulter un spécialiste ou attendent des mois un rendez-vous médical.
Dans le même temps, la justice condamne l’Assurance maladie dans des affaires concernant la prise en charge de parcours de transition de genre.
Au-delà de la question transgenre elle-même, une interrogation devient difficile à esquiver : quelles sont encore les priorités de notre système de santé ?
Il y a des rapprochements que l’on préférerait ne pas avoir à faire.
Le 29 avril 2026, le tribunal judiciaire de Lyon a rendu quatre décisions concernant des litiges opposant des personnes transgenres à la CPAM du Rhône et à la Caisse nationale d’assurance maladie au sujet de frais médicaux liés à leurs parcours de transition.
Dans l’une de ces décisions, consultable directement sur le site de la Cour de cassation, le tribunal a notamment retenu l’existence d’une discrimination dans le traitement du dossier et condamné la CPAM et la CNAM à verser des dommages et intérêts.
Pendant que l’on judiciarise ainsi la prise en charge des parcours de transition, que devient le Français ordinaire qui cotise depuis trente ou quarante ans et découvre, lorsqu’il a besoin de se faire soigner, les franchises, les dépassements d’honoraires, le prix d’une prothèse dentaire, les difficultés d’accès à certains spécialistes ou simplement l’impossibilité d’obtenir un rendez-vous dans un délai raisonnable ?
Les chiffres des Français qui renoncent en silence à se faire soigner sont impressionnants.
Selon le troisième baromètre FHF-Ipsos publié en mars 2026, 73 % des Français interrogés déclarent avoir renoncé à au moins un acte de soin au cours des cinq années précédentes.
Et parmi ceux ayant renoncé, 40 % invoquent des raisons financières.
Les délais constituent également une cause majeure : près de deux semaines annoncées pour un généraliste, quatre mois pour un dermatologue et trois mois pour un cardiologue. (Fédération Hospitalière de France)
Les statistiques de l’INSEE permettent de préciser la dimension financière du problème : en 2023, 5,1 % de la population métropolitaine déclarait avoir renoncé à un examen ou à un traitement dentaire pour des raisons financières ; la proportion atteignait 9,1 % parmi les 20 % de Français les plus modestes.
Même la DREES (1) reconnaît que les personnes les plus modestes continuent à renoncer davantage aux soins pour des motifs financiers, y compris malgré l’existence de dispositifs protecteurs comme la complémentaire santé solidaire.
Voilà donc l’autre France.
Voilà donc l’autre France, celle qui ne manifeste pas devant les CPAM.
Celle dont le dentier attendra l’année prochaine.
Celle qui repousse une paire de lunettes, hésite devant un dépassement d’honoraires ou calcule si elle peut se permettre telle consultation.
Cette France-là ne possède ni drapeau, ni lobby, ni mois de célébration.
Elle possède seulement une carte Vitale et, de plus en plus souvent, une calculatrice.
Et elle n’accepte pas que la médecine réponde à des priorités militantes.
En effet, selon quels critères établit-on la hiérarchie des prises en charge dans un système aux moyens nécessairement limités ?
Car l’argent de la Sécurité sociale n’est pas une abstraction.
Il provient des cotisations, de la CSG, des impôts et, lorsque les comptes plongent dans le rouge, de la dette qui sera finalement supportée par la collectivité.
En 2024, la consommation de soins et de biens médicaux atteignait déjà 255 milliards d’euros. (Drees)
Et le déficit de la Sécurité sociale s’est établi à 21,6 milliards d’euros en 2025. (Sécurité Sociale)
Dans ces conditions, demander quelles dépenses doivent être prioritaires n’est ni une injure ni une discrimination.
C’est précisément la question que devrait se poser tout responsable chargé de gérer de l’argent public.
Un système de solidarité devrait commencer par garantir aussi largement que possible l’accès aux soins nécessaires à la santé de tous : médecine générale, cardiologie, cancérologie, soins dentaires, ophtalmologie, psychiatrie, prise en charge de la dépendance.
Lorsque certains Français renoncent à ces soins pour des raisons financières, la puissance publique devrait au minimum être capable d’expliquer pourquoi certaines autres prises en charge bénéficient d’une protection particulièrement favorable.
À cette contradiction vient s’en ajouter une autre, politiquement explosive et totalement injuste : l’Aide médicale de l’État (AME).
L’AME permet aux étrangers en situation irrégulière, aux clandestins, de bénéficier d’un accès aux soins et d’une dispense d’avance de frais à condition de résider depuis plus de trois mois dans notre si attirant et si généreux pays.
Notons au passage l’aberration qui consiste à demander à un clandestin de « prouver » qu’il réside en France depuis plus de trois mois : encore une entourloupe de nos « élites » jamais à court de cynisme et de mépris envers les « sans-dents » !
Comment expliquer au retraité français qui compte ses euros avant de refaire ses lunettes, au salarié qui renonce à une couronne dentaire ou à la mère de famille qui attend des mois un spécialiste que l’État organise parallèlement un dispositif spécifique de soins destiné à des personnes qui n’ont pas de titre de séjour ?
On peut défendre l’AME pour des raisons humanitaires et sanitaires.
C’est une position compréhensible en cas de pandémie grave.
Ce qui devient insupportable, c’est qu’être contre cette gabegie est présentée comme moralement suspecte avant même d’avoir été discutée.
Une Sécurité sociale qui ne sait plus dire ce qui est prioritaire ni hiérarchiser ses urgences sanitaires ne peut que perdre toute crédibilité.
Car avant de financer toujours davantage de dispositifs, de multiplier les droits particuliers et d’élargir continuellement le périmètre de la solidarité publique, peut-être faudrait-il revenir à cette question élémentaire : les Français qui ont besoin de soins ordinaires peuvent-ils encore réellement se les offrir et y accéder ?
Les chiffres montrent que, pour une partie d’entre eux, la réponse est non et le malaise devient profond et un sentiment de révolte gagne une partie de plus en plus grande des Français.
Car à force d’expliquer au Français qui travaille, cotise et paie ses impôts que la solidarité nationale est infinie lorsqu’il s’agit des priorités choisies par l’État, mais qu’elle retrouve soudain les vertus de la rigueur budgétaire lorsqu’il s’agit de ses propres lunettes, de ses dents ou de ses dépassements d’honoraires, il finira nécessairement par poser une question assez simple :
« la Sécurité sociale est-elle encore faite d’abord pour soigner, ou est-elle devenue l’un des instruments par lesquels l’État affiche ses préférences idéologiques, politiques et sociétales toutes tournées vers l’accueil des immigrés, quels qu’ils soient ? »
Poser la question, c’est déjà donner la réponse.
Par Rastignac
(1) Drees : Direction de la Recherche, des Études, de l’Évaluation et des Statistiques.
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Rastignac signe pour Médias-Presse-Info depuis 2020 des analyses de politique française et de société, portant un regard critique sur le wokisme et les idéologies contemporaines. Il participe également aux émissions de MPI-TV.
Source et Publication : https://www.medias-presse.info/cpam-transition-genre
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