dimanche 30 août 2026

2026 / SONDAGE: AVEC UNE FRANCE EN DÉCLIN ! LA COLÈRE QUI A GAGNÉ LA MAJORITÉ DES FRANÇAIS !

 REVUE DE PRESSE !

Sondage choc : les Français très en « colère » face au « déclin » 

de la France

 
 
Ce paysage annonce un scrutin véritablement historique dont la campagne, l'élection elle-même et les lendemains sont lourds de turbulences potentielles.
Capture d'écran
Capture d'écran

Les chiffres de l'étude Ipsos-BVA avec le CESI École d’ingénieurs pour le Laboratoire de la République, cercle de réflexion de l’ancien ministre Jean-Michel Blanquer, révélés ce vendredi soir par Le Figaro sont impressionnants. 

 

On était habitués, ces dernières années - et c'était déjà historique -, à la proportion des deux tiers de Français favorables au durcissement de la politique migratoire et sécuritaire. 

 

Mais ce nouveau sondage, qui porte plus généralement sur l'état d'esprit des Français et leur perception de la France, révèle des chiffres encore plus stupéfiants, de l'ordre des 85-90 %, voire plus, c'est-à-dire quasiment l'unanimité. 

Et une unanimité très critique sur l'état de la France et ses gouvernants au bout de dix ans de macronisme.

 

Une France en « déclin » pour 85 % des Français...

Premier chiffre explosif : 85 % des personnes interrogées estiment que la France est en « déclin ». 

Ce thème, longtemps brocardé par les tenants du cercle de la raison qui y voyaient un fantasme des « populistes » et des « déclinistes », est désormais un constat rationnel bien ancré dans tous les esprits.

 Avec, pour multiples preuves, les bilans certifiés du macronisme en termes de croissance (on apprend aujourd'hui, par l'INSEE, que la France était quasiment en récession, au premier semestre...), de déficits, de dette, de services publics, de souveraineté, d'immigration, d'insécurité, de fiscalité. 

Ce pessimisme n'est pas complètement désespéré puisque, si 28 % jugent ce déclin « irréversible », 57 % estiment au contraire que l'on peut encore inverser la tendance. 

Ces chiffres indiquent le positionnement à tenir pour la campagne présidentielle : des mesures fortes de redressement susceptibles de capitaliser sur cet espoir, adossées à un bilan sans concession des vingt dernières années. 

 

Le candidat qui ne tiendrait pas ces deux bouts de la chaîne serait disqualifié.

 D'ailleurs, les héritiers du macronisme que sont Édouard Philippe et Gabriel Attal peinent déjà à être audibles.

 

Une colère qui a gagné la majorité des Français

Autre chiffre inquiétant, pour le pouvoir actuel : pour la première fois, le sentiment de colère dépasse le simple mécontentement. 52 % des sondés se sentent en effet proches d’une « France en colère et très contestataire », devant 46 % qui se reconnaissent dans « une France mécontente mais pas forcément en colère ».

 Mais, là encore, c'est l'unanimité des mécontentements qui est vertigineuse : 98 % des Français ! Du jamais-vu, de mémoire de sondeur.

 Un journaliste aura-t-il l'idée de demander à Emmanuel Macron ce qu'il en pense ?

Conséquence : la présidentielle est attendue avec beaucoup d'espoir : pour 27 %, elle sera « historique », et pour 62 %, « importante ».

 

 Et l'on retrouve ici les deux bouts de la chaîne sur le profil idéal du futur Président souhaité par les Français : à la fois opposé à Macron et à son style de gouvernance et suffisamment solide pour affronter les crises que les Français anticipent : 53 % des Français prévoient une personnalité nouvelle, capable à la fois d’apporter des idées et des pratiques différentes, et 47 % imaginent une figure expérimentée.

 

Une alternance historique à haut risque ?

Ce paysage annonce un scrutin véritablement historique dont la campagne, l'élection elle-même et les lendemains sont lourds de turbulences potentielles.

 

D'abord du fait de la situation profondément dégradée de cette France en déclin, justement, avec les risques de crise financière, dès cet automne et après. 

Ensuite, en cas de victoire de Marine Le Pen ou de Mélenchon, à cause des oppositions qu'ils pourraient susciter, de la rue jusqu'aux institutions.

 Enfin, quel que soit le vainqueur, si les législatives qui suivront ne donnaient aucune majorité au Président élu, la France s'enfoncerait davantage dans une crise politique dont on peine à voir l'issue.

En tout cas, Marine Le Pen, réagissant à l'appel à la « désobéissance civile » lancé par Marine Tondelier en cas de victoire du RN, a eu raison, ce vendredi, d'exprimer sa crainte qu'« un certain nombre de mouvements de gauche cherchent à empêcher le processus démocratique »

Et là encore, il serait intéressant d'interpeller Emmanuel Macron qui, tout impopulaire et discrédité qu'il est, n'en demeure pas moins le garant du bon fonctionnement des institutions et de l'élection. 

Avant et après le 2 mai 2027.

 

Source et Publication :  https://www.bvoltaire.fr/sondage-choc 

 


 

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Frédéric Sirgant
Chroniqueur à BV, professeur d'Histoire
 
 

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