mardi 28 avril 2026

MÉDIAS / RAPPORT ALLONCLE : MESSIEURS LES CENSEURS , BONSOIR !

 REVUE DE PRESSE !

 

[ÉDITO] 

 

Rapport Alloncle : Messieurs les censeurs, bonsoir !

Certains rêvaient d'un rapport parlementaire enterré nuitamment, avec mise en place de gardiens autour de la sépulture...
Capture d'écran YT LFI
Capture d'écran YT LFI

Le rapport Alloncle va donc paraître, ouf ! 

Déprime chez LFI qui a voté... contre cette publication . 

Un choix assumé, revendiqué dès lundi matin par la députée du Val-de-Marne Mathilde Panot, sur France Inter.

 Le contribuable a en effet payé de sa poche le travail de dizaines de députés des mois durant pour découvrir les tenants et aboutissants d’une incroyable pétaudière dans l’audiovisuel public.

 Mais le rapport qui prélude aux décisions et au nettoyage des écuries d’Augias a bien failli ne pas voir le jour !

Républiques bananières

L'épisode est révélateur. 

Désormais, le voile est levé.

 Comme les Écologistes, qui finiront un jour par doubler LFI sur sa gauche, le parti de Mélenchon assume donc le rôle du censeur, du parti politique qui appelle de ses vœux qu’un rapport parlementaire soit enterré nuitamment, avec mise en place de gardiens autour de la sépulture. 

Victor Hugo disait : « La censure est mon ennemie littéraire, la censure est mon ennemie politique, la censure est de droit improbe, malhonnête et déloyale. 

 

J'accuse la censure. » Mélenchon, qu’on dit si cultivé, n'a pas hésité... 

Si LFI voulait faire de Charles Alloncle non seulement un homme politique clairvoyant et courageux, mais aussi un martyr de la liberté parlementaire face à l’ultra-gauche, il n’y avait pas mieux à faire.

Les arguments de la cohorte de croque-morts (10 votes contre la publication, 12 pour) qui a voulu l’enterrement du rapport Alloncle devront être analysés avec soin. 

Dans quel monde vivent ces nostalgiques de la Russie soviétique ? 

Qui croit qu'on peut arrêter un constat qui a fait l'objet de centaines d'interviews et d'articles, à l'heure du Web et des réseaux sociaux ? 

 

Mathilde Panot est d’ailleurs consciente du piège : « Si vous votez pour (la publication du) rapport, c’est un très mauvais rapport parlementaire, et si vous votez contre, vous aurez une extrême droite qui va pleurer sur ce qui s’est passé », explique-t-elle. Bien vu !

 

Et comme Dame Panot n’est pas à une contradiction près, elle constate dans la foulée qu’on passe, du coup, « à côté d’un débat dont on ne fera pas l’économie sur ce que doit être l’audiovisuel public »

Sauf qu'il a eu lieu et qu'elle a voulu en interdire la publication ! 

Le débat est installé, et pour longtemps. 

Tous les Français ont entre les mains les éléments de ce scandale, mêlant gestion délétère, copinage et militantisme éhonté.

 La publication ou non d’un rapport que peu de Français liront d'un bout à l'autre est somme toute accessoire.

Mathilde Panot : prendre le pluralisme « à bras-le-corps »

On se demandera tout de même, au lendemain de cette tentative d'étouffement, quel audiovisuel public LFI propose à la France. 

Cela tombe bien, Mathilde Panot en a parlé. 

 

Le service public façon LFI sera donc « fort, indépendant, doté de moyens », ce qui comprend la « titularisation » des travailleurs du service public.

 En clair, les 9.000 salariés de France Télévisions, contre un peu plus de 3.500 à TF1, ne suffisent pas à Dame Panot.

 Il en faut davantage !

Et de s’interroger sur les raisons pour lesquelles les « humoristes » pas drôles mais très rouges Guillaume Meurice, Julia Foïs, Pierre-Emmanuel Barré et d’autres ont été soit licenciés soit remerciés. 

Davantage de moyens, davantage de recrutements, autant de chaînes dans un pays exsangue !

 

Mathilde Panot propose ainsi de prendre le pluralisme « à bras-le-corps », ce qui laisse légitimement craindre l’étouffement.

 Elle confirme aussitôt : « Je le dis, nous démantèlerons le groupe Bolloré lorsque nous arriverons au pouvoir. » 

 

 Le public dispendieux mais aussi les groupes privés de gauche, le groupe Le Monde, le groupe Saadé (BFM), les médias de Niel (Nice-Matin, participation dans La Provence ou dans le groupe de production audiovisuelle Mediawan, etc.), eux, pourraient, semble-t-il, dormir tranquille si LFI parvenait au pouvoir.

 

 Pas de démantèlement prévu des empires privés de gauche, c'est réservé à la droite.

 

 Une manière originale de défendre la liberté d'opinion et la circulation des idées en France. 

Un projet transparent de dictature LFI tranquille, sans peine et sans complexes.

 

Par Marc Baudriller
Directeur adjoint de la rédaction de BV, éditorialiste

 

 

ET AUSSI 


[MÉDIAS] Victoire, le rapport Alloncle sera publié !

Malgré son appel à la censure, la gauche mord la poussière.
charles alloncle, capture écran AN

Il s’en est fallu d’un cheveu. 

Avec 12 voix pour et 10 contre, le rapport de Charles Alloncle sur l’audiovisuel public a été adopté et verra donc finalement le jour. 

Jamais le vote d’une commission d’enquête parlementaire ne s’est tant fait attendre. 

Ce 27 avril, malgré l’appel à la censure d’une gauche qui, depuis six mois, s’étrangle en avalant les couleuvres que le député Ciottiste lui présente sur un plateau, une majorité de députés s'est exprimée au sein de la commission en faveur de la publication du rapport.

Depuis plusieurs semaines, la gauche hurle en effet à la chasse aux sorcières. 

Voter le rapport parlementaire rédigé par Charles Alloncle valait approbation. 

Pourtant, sur les centaines de rapports parlementaires publiés à chaque mandat, qu’ils proviennent de la gauche ou de la droite, d’un parlementaire de la majorité ou de l’opposition, le vote de ces derniers n’a toujours été qu’une simple formalité, destinée à valider l’ensemble des travaux d’une commission. 

Sans être, en aucun cas, le vote en faveur de recommandations qui n’appartiennent qu’au rapporteur. 

D’autant que ces dernières n’ont aucune valeur législative : il revient ensuite aux gouvernements ou aux parlementaires de s’appuyer sur des propositions qu’ils estimeraient justes et qui pourraient inspirer des réformes ou des programmes politiques à venir. 

 

Rappelons, par ailleurs, que l’immense majorité des rapports parlementaires sombre le plus souvent dans l’oubli général, si tant est qu’ils aient réussi à attirer un jour ou deux l’attention, et finissent, dans le meilleur des cas, en cale-meuble.

« Un soulagement »

Payer pour se faire insulter, les Français patriotes commencent à se lasser, pour le dire poliment. 

Sans compter les gabegies, les copinages en tous genres et tout ce que les travaux de la commission d’enquête ont révélé d’abus et de dérives au sein de l’audiovisuel public.

 

 Le vote en faveur de la publication du rapport de Charles Alloncle est, à ce titre, une bouffée d’air frais. 

 « Un soulagement », comme le qualifie, à la sortie de la réunion houleuse qui s’est déroulée au palais Bourbon, le député RN de la Moselle Laurent Jacobelli. 

Entamés à 14h30, les échanges tendus entre les parlementaires ont duré toute l’après-midi jusqu’au dénouement final qui n’intervint qu’à 19h. 

Le rapport sera rendu public le 4 mai et « incluera un avant-propos de ma part et des contributions des groupes politiques », a indiqué, sur X, le président de la commission, Jérémie Patrier-Leitus.

 

 Une pratique insolite qui démontre le caractère ultra-sensible de ce vote.

 Les uns et les autres pourront écrire noir sur blanc que jamais, au grand jamais, ils ne cautionnent, ni de près, ni de loin, une virgule du texte de ce rapport maudit.

Le cheval est entré dans Troie

Car, acculée, toute la gauche médiatico-politique n’a eu de cesse, dans cette dernière ligne droite, de clouer au pilori Charles Alloncle. 

Pour La France insoumise, le rapport n’est qu’un « pamphlet politique commandé par des chaînes privées pour détruire le service public audiovisuel », selon le député Thomas Portes.

 

 Au Parti socialiste, même bronca.

 La députée PS du Val-d'Oise Ayda Hadizadeh a dénoncé « un tract partisan, malhonnête et mensonger », « fait d’attaques, de diffamation et de mensonges », tout en expliquant que le rapport de Charles Alloncle, fruit de six mois d’enquête et 200 heures d’audition, aurait « sa place dans le bureau de Donald Trump, pas à l’Assemblée nationale ». 

 

 « Il continue d’avoir le même style dans son rapport que sur les réseaux sociaux » ont expliqué, quant à eux, les écologistes, qui soulignent que « l’Assemblée nationale n'est pas un lieu privatisé par Vincent Bolloré ».

 Le bloc central, lui, s’est distingué par la tiédeur qui lui est consubstantielle.

 

 En s’abstenant, Renaissance risquait de faire le jeu de la gauche. 

 

Mais la bonne étoile qui veille désormais au-dessus du député Alloncle en a décidé autrement.

Les Français pourront, désormais, lire le rapport tant conspué et analyser les propositions qui pourront demain, s’il y a une volonté politique digne de ce nom à l’Élysée et au gouvernement, faire cesser l’impunité qui règne au sein de l’audiovisuel public.

 

 Le cheval est entré dans Troie. 

Gageons que l’Histoire se renouvelle.

 

Picture of Yves-Marie Sévillia

Yves-Marie Sévillia
Journaliste chez Boulevard Voltaire
 
Source et Publication :   https://www.bvoltaire.fr/medias-


 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire