mercredi 8 avril 2026

VOLER L' ÉPÉE DE JEANNE D' ARC EST UNE DÉMARCHE TOURISTIQUE ???

 LU , VU ET ENTENDU !

 

Le migrant voleur de l’épée de Jeanne d’Arc à Paris relâché : plus qu’un symbole…

Il y a tout dans cette histoire de migrant malien qui eut l’idée, symbolique entre toutes, de voler l’épée de Jeanne.
NE PAS REUTILISER
Photo by Daniel Thierry / Photononstop via AFP

Il y a tout dans cette histoire de migrant malien qui a eu l’idée, symbolique entre toutes, de voler l’épée de Jeanne d’Arc. 

 

Le choc de l’histoire et de modernité, le choc des cultures et des symboles, le laxisme judiciaire, la culture de l’excuse, le drame du patrimoine français livré à l’ensauvagement, tout ce qui défait la France est contenu dans cette histoire.

 

Installée place Saint-Augustin dans le huitième arrondissement de Paris, cette statue équestre signée de Paul Dubois, qui la réalisa à la fin du XIXe siècle, avait jusqu’ici essentiellement abrité des manifestations d’hommage. 

Mais le 2 janvier dernier, un migrant récemment arrivé du Mali en Europe, puis en France, escalade la statue de la sainte, se saisit de son épée et s'enfuit. 

Il sera dans la foulée interpellé par la police, placé en garde à vue et jugé.

 

Selon notre confrère Amaury Bucco de Valeurs actuelles, ledit migrant sans papiers est donc ressorti du tribunal, ce 2 avril, libre comme l’air, avec seulement six mois de prison avec sursis. 

La France est bonne mère.

« Démarche touristique ! »

Voilà donc un migrant en situation illégale, tout juste arrivé chez nous, dont le sentiment d’impunité est tel que s’en prendre à une statue installée dans la capitale depuis des décennies ne représente pas le moindre tabou. 

Notre migrant aurait tort de se priver puisque la propriétaire de la statue, la ville de Paris, n’a pas jugé utile de se porter partie civile.

 Il aura suffi que l’avocat du voleur de l’épée de Jeanne d’Arc, relate VA, invoque une « démarche touristique » (sic !), pacifique et bienveillante de son client et en appelle au « pardon chrétien » (resic) pour que le tribunal décide de n'infliger que « six mois de prison avec sursis ». 

 

La France fait peu de cas de ses statues…

 Il en va différemment pour un affichage hostile à la mairie.

 

 L’association Transparence citoyenne qui, pour « lutter contre la corruption et la gabegie de l’argent public », avait placardé sur les murs de Paris les notes de frais de la maire socialiste, avait écopé d’une amende de près de 15.000 euros en octobre dernier

Message : pas de mansuétude pour ceux qui se préoccupent du bien commun. 

La justice la réserve à ceux qui dégradent le patrimoine..

Apparemment, la sainte qui fit le lien entre ceux qui croient au Ciel et ceux qui n’y croient pas, représente donc pour les élus de gauche un symbole inférieur aux quelques drapeaux européens retirés par des maires RN, à Carcassonne et ailleurs. 

On n'a pas entendu la moindre émotion. 

Le drapeau européen dénué de toute histoire provoque apparemment bien plus d'attachement chez eux que l’épée de la jeune Lorraine qui sauva la France du péril de l’invasion et lança la reconquête du territoire face aux Anglais.

Un pays qui ne se défend plus

Enfin, qu’un Malien que personne n’a invité dépouille de son épée, donc de son arme et de son moyen de défense, la jeune femme qui symbolise la France est riche de parabole. 

L'issue du procès raconte un pays trahi, sans fierté, qui ne se défend plus. 

Un pays tel qu'il était lorsque Jeanne d'Arc entreprit de le relever... avec succès.

 Du Guesclin et d'autres prolongèrent son grand dessein : bouter l'Anglais hors de France.

 

Dans l’histoire de l’épée de Jeanne d’Arc, l’histoire se mêle à la légende. 

L’épée dite de Fierbois « aurait été celle de Charles Martel, déposée en ex-voto au retour de la bataille de Poitiers en 732 », écrit Philippe Contamine dans son Jeanne d’Arc, histoire et dictionnaire (Robert Laffont, collection Bouquins). 

 

L'héroïne nationale y était attachée au point d’avoir fait façonner pour cette épée trois fourreaux, d’or, de velours rouge et de cuir. 

Elle en a fait usage pour tenter de se dégager lors de sa capture à Compiègne mais assura lors de son procès que cette épée n’avait jamais tué.

 Mais l'épée, c'est le bras armé, pour défendre le territoire.

 

De l’évêque Cauchon au migrant malien, en passant par quelques responsables politiques actuels, une permanence, donc : la volonté de désarmer Jeanne d’Arc.

 

 Par 

Directeur adjoint de la rédaction de BV, éditorialiste

 


 

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