vendredi 17 avril 2026

LE RETRAIT DE LA PROPOSITION DE LA LOI YADAN !

 

jeudi, 16 avril 2026

Retrait de la proposition de loi Yadan

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La réaction d'Eric Zemmour,
président de Reconquête !
 
 
La proposition de loi Yadan est retirée de l’ordre du jour, et c’est une très bonne nouvelle.
 
J’ai suivi avec intérêt les débats enflammés autour de cette proposition de loi. 
Les arguments échangés, la passion, les invectives, les insultes, tout a sonné faux. Tout sentait le théâtre, la mauvaise pièce jouée par de mauvais acteurs.
 
Les uns ont défendu la liberté d’expression, avec la même ferveur qu’ils avaient mise pendant des années à la piétiner, lorsqu’il s’agissait de la liberté d’expression de leurs adversaires politiques.
 
Les autres se sont parés des plumes de la morale, alors qu’en vérité, ils ne pensent plus qu’à éteindre le feu qu'ils ont contribué à allumer, et qui est en train de les dévorer.
 
Chacun des deux camps s’est posé en victime de l’intolérance de l’autre. L’enfer, ce sont les autres, disait Sartre.
 
Chacun n’a pensé qu’à soigner son meilleur profil.
 
Chacun n’a songé qu’à protéger sa petite clientèle, son petit bastion électoral, sa petite position médiatique.
 
Cela fait plus de 50 ans que nous avons mis le doigt dans un engrenage mortifère : l’engrenage des lois liberticides qui sont censées moraliser, épurer, assainir le débat public.
 
Cela fait plus de 50 ans que nous avons donné aux juges l’arme absolue pour devenir les arbitres des élégances idéologiques et politiques.
 
Cela fait plus de 50 ans que nous avons livré à des associations politisées le moyen d'instrumentaliser la Justice - avec la complicité des juges eux-mêmes qui partagent souvent leur idéologie - et de criminaliser les opinions de leurs adversaires.
 
Cette proposition de loi, comme toutes ses éventuelles variantes, ne réglera absolument pas les maux qu’elle veut combattre. 
Elle pourra même se retourner, un jour, contre les intentions de ses auteurs, car comme disait Giraudoux : « le droit est le royaume de l’imagination. ». `
 
En revanche, elle ajouterait une pierre de plus à l'étouffement du débat démocratique.
 
La démocratie, c’est la confrontation libre des idées arbitrée par le peuple. 
 
Ce n’est pas le procès des pensées et des mots mis à l’index par une censure politique et condamnés par une justice idéologisée : ça, c’est le modèle indépassable des régimes communistes.
 
Les idées peuvent choquer, scandaliser, blesser même. 
Mais ce qui choque, scandalise, blesse les uns ne sera pas ce qui choquera, scandalisera, blessera les autres. 
 
La seule limite est la diffamation qui protège les personnes.
 
 Ce fut ainsi sous la République française des pères fondateurs, lorsque nous étions régis par l’admirable loi libérale de 1881. 
 
C’est ce qu’on appelle le « free speech » dans les pays anglo-saxons qui se sont toujours fait une idée plus exigeante de la liberté que nous.
 
Spinoza nous l’avait expliqué clairement il y a plusieurs siècles : « dans une République libre, chacun a le droit de penser ce qu’il veut, et de dire ce qu’il pense. ». 
 
Il ne s’agira donc jamais d’ajouter une loi liberticide de plus, mais tout au contraire, d’en finir avec cet attirail de plusieurs décennies de dérives, afin de retrouver un débat intellectuel et politique authentiquement libre.

22:49 Publié dans Communiqués de presse, Eric Zemmour |

 RAPPEL !


Rappel de la position du Parti de la France sur la proposition de loi Yadan

15 Avr 2026 | Non classé | 0 commentaires

Sous couvert de lutter contre l’antisémitisme, un certain nombre de députés veulent transformer la République française en tribunal de la pensée où critique politique rime désormais avec crime de lèse-État d’Israël.

 Ce texte, porté par la députée française Caroline Yadan (élue des Français de l’étranger mais représentante officieuse d’Israël), a été adopté – en janvier dernier – en commission des lois avec l’aval d’un bloc hétéroclite composé de macronistes et de députés RN, les socialistes s’abstenant lâchement.

Ce que l’on nous vend comme la « punition de l’antisionisme » est en réalité un piège grossier pour museler toute contestation de la politique du gouvernement israélien, assimilée d’emblée à de l’antisémitisme.

 En brandissant une définition extensible à l’infini, on installe une logique où critiquer Tel-Aviv devient juridiquement suspect, où le débat politique est remplacé par l’intimidation pénale.

Résultat ? Toute protestation contre les exactions israéliennes, toute analyse critique de l’occupation de la Palestine, de la politique coloniale de l’État hébreu ou encore des bombardements de l’Iran et du Liban se retrouve dans le collimateur.

 Derrière l’alibi vertueux de la lutte contre la haine antijuive, c’est une police de la parole qui risque de s’instaurer, au service non de la Nation mais d’intérêts étrangers. 

Ce n’est plus protéger une communauté, c’est sanctuariser la politique d’un État.

Et le plus sidérant, c’est que le Rassemblement national, qui se prétend encore « souverainiste », va – vraisemblablement – voter ce texte sans sourciller. 

En actant l’interdiction de toute critique idéologique du sionisme, le RN démontrerait à quel point il a renoncé à toute indépendance géopolitique et s’aligne sur les injonctions des réseaux d’influence pro-israéliens.

 


 

 

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