Châtelet, Pigalle, gare du Nord : les « no-go zones » de Paris, selon le Liverpool FC

Un Anglais averti en vaut deux.
En prévision du quart de finale aller de Ligue des champions qui se déroulera ce mercredi, le Liverpool FC a envoyé un appel à la prudence à ses supporters faisant le déplacement à Paris.
« Il est conseillé aux supporters d’emprunter la ligne 9 du métro jusqu’à la station Porte de Saint-Cloud.
N’empruntez PAS la ligne 10 du métro, elle est réservée aux Ultras du PSG », exhorte le compte officiel des fans des Reds.
Des affrontements entre supporters sont redoutés, mais aussi des actes de délinquance commis par « bandes ».
« Les fans doivent éviter les zones suivantes : gare du Nord, Pigalle et le centre-ville (Châtelet) », est-il conseillé par le collectif, qui souligne la dangerosité des « bandes »…
Fans should avoid the following areas:
Gare du Nord neighbourhood
Pigalle neighbourhood
City Centre (Chatelet) #UCL— Liverpool FC Help (@LFCHelp) April 7, 2026
Sur X, l’eurodéputée Sarah Knafo s’est désolée de la réputation déplorable dont pâtit aujourd’hui Paris à l’étranger.
« Le club de football de Liverpool est obligé de diffuser des consignes de sécurité à ses supporters qui se déplacent à Paris.
Précaution, hélas, tout à fait justifiée.
Les fans de Liverpool gardent en mémoire le traumatisme de la finale de Ligue des champions 2022 au Stade de France quand des milliers d’entre eux, y compris des enfants et des femmes enceintes, ont été livrés à la violence et au pillage de bandes de délinquants pendant plus d’une heure devant des forces de l’ordre dépassées et impuissantes », rappelle-t-elle.
Un précédent douloureux
Les fans de Liverpool gardent en effet un souvenir douloureux de leur déplacement en France, lors de la finale de Ligue des champions perdue face au Real en 2022, au Stade de France.
Sur les vidéos mises en ligne dans la soirée, sur Twitter, on avait vu des groupes d’hommes dépouiller les touristes européens, fondre sur leurs proies à dix contre un, s’en prendre à des pères de famille, à des femmes, à des adolescents traînés sur plusieurs mètres pour leur arracher leurs téléphones.
Comble de l’injustice : les malheureux avaient été pointés du doigt par le ministre de l’Intérieur de l’époque, Gérald Darmanin, qui avait préféré rejeter la faute sur les victimes - les fameux « supporters britanniques » - pour ne pas avoir à désigner le profil réel des coupables.
Avec @AOC1978, au PC sécurité du Stade de France. Des milliers de «supporters » britanniques, sans billet ou avec des faux billets ont forcé les entrées et, parfois, violenté les stadiers. Merci aux très nombreuses forces de l’ordre mobilisées ce soir dans ce contexte difficile. pic.twitter.com/gEXCqPhWmZ
— Gérald DARMANIN (@GDarmanin) May 28, 2022
Lorsqu’une sénatrice l’interrogea publiquement sur le véritable profil des fauteurs de trouble qui avaient été arrêtés par la police, Gérald Darmanin refusa de répondre. « Je n’ai pas à donner la nationalité des personnes que nous interpellons.
C’est très nauséabond. Vous faites le jeu des partis extrêmes », répliqua-t-il, sèchement.
Peine perdue : on avait compris quel était le profil des personnes placées en garde à vue, ce soir-là.
Le danger des « no-go zones »
Les règles de survie données aux supporters du Liverpool FC mettent cruellement en lumière la cour des Miracles qu’est devenue la capitale française.
En plusieurs points de la ville, la sécurité n’est tout simplement plus assurée.
Ce constat avait été dressé, il y a dix ans, déjà, par la chaîne américaine Fox News qui avait fait état de « no-go zones » dans Paris.
Bien évidemment, la presse française de gauche avait immédiatement nié l’évidence et s’était gaussée de ce « mythe » lancé par une chaîne d'info « ultraconservatrice ».
Qui s'en souvient : il y a quelques années, la presse de gauche tournait en dérision le "mythe" des no-go zones parisiennes. https://t.co/QRfXZROQxm pic.twitter.com/K1OVOljN3Y
— Jean Kast (@jeankastoff) April 7, 2026
Sauf que les Américains et les Britanniques ne sont pas les seuls à éviter certaines zones de Paris.
Les Japonais, aussi, sont parfaitement conscients de l’insécurité qui sévit dans la capitale.
En 2022, une carte à destination des touristes nippons avait fait grand bruit : on y voyait, sur la rive gauche de la Seine, des zones présentées comme « globalement sûres » colorées en vert, en opposition aux arrondissements du nord de Paris, recouverts de rouge et vivement « déconseillés »...
Qu’ont donc ces « no-go zones » en commun ?
« Liverpool FC sait, tout le monde sait », avait résumé Éric Zemmour.


Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire