dimanche 20 septembre 2026

QUAND MATHIEU PIGASSE LE MILIARDAIRE GAUCHISTE SE FOUT DE NOTRE GUEULE........

 LU, VU ET ENTENDU !

Matthieu Pigasse : dix-neuf nuits de location à Moustique ou dix-neuf ans de SMIC net

Temps de lecture : 2 minutes

 

Le Canard enchaîné du 15 septembre a consulté les registres de The Mustique Company, propriétaire et gestionnaire de l‘ île Moustique, dans les Caraïbes.

 

 On y trouve, du 26 juillet au 14 août, le nom de Matthieu Pigasse.

 Dix-neuf nuits à The Terraces : neuf chambres, neuf salles de bains, trois piscines, un court de tennis. Facture totale, selon l’hebdomadaire, 434 000 euros. 

Soit près de 22 900 euros la nuit — davantage, pour une seule nuit, que ce qu’un salarié au SMIC gagne net en une année entière de travail.

 

Quatre jours avant que Le Canard sorte l’information, le 12 septembre, M. Pigasse était à l’agora de la Fête de l’Humanité, au Plessis-Pâté.

 Il y défendait « l’union de toutes les gauches, le partage des richesses, et un projet de transformation radicale ». 

Son nom circule avec insistance pour 2027 ; il s’est lui-même dit prêt en cas de primaire à gauche.

 

Qu’on ne se méprenne pas sur le sens de cette chronique.

 Nous ne reprochons évidemment pas à M. Pigasse d’être riche, ni de dépenser son argent comme il l’entend.

 Sa fortune, il l’a gagnée ; elle lui appartient,  il en fait ce qu’il veut.

 C’est exactement ce que nous écrivions ici même il y a quelques mois. 

 

D’ailleurs si demain il décidait de concrétiser ses généreux élans, s’il partageait réellement ses richesses (une « loterie Pigasse » pour les chômeurs, par exemple ?), s’il invitait des familles déshéritées à passer leurs vacances à Moustique, personne ne l’en empêcherait, ce serait tout à son honneur.

 Ses grandiloquentes déclarations prendraient même alors quelque consistance.

 Nous nous sentirions tous un peu moins méprisés… par la richesse de ces tartuffes de la générosité, qui tambourinent l’indignation vertueuse du fond de leurs mégacomptes en banque.

M. Pigasse peut fanfaronner, cela ne lui coûte rien. 

Il est libre de partager, ou non, sa richesse et à ce niveau, à moins d’un krach mondial, il pourra toujours s’offrir une villa à 22 900 euros la nuit. En revanche, il entend imposer aux autres, à tous les autres, riches ou moins riches, des règles purement idéologiques. 

Car « partager les richesses », cela ne veut rien dire, c’est du boniment pour se faire applaudir de tous ceux qui, sincèrement, croient que s’instaurera ainsi plus de justice dans la société.

M. Pigasse ne cesse de dénoncer un « système capitaliste à bout de souffle » et les « politiques d’austérité ». D’une part, c’est bien ce système qui lui a permis de bâtir sa fortune.

 D’autre part, on peine à distinguer les politiques d’austérité dans un pays où la dépense publique dépasse 57 % du PIB et où la dette a franchi les 3 500 milliards d’euros.

M. Pigasse soutient Jean-Luc Mélenchon quand il affirme que la dette publique détenue par la Banque centrale européenne via la Banque de France « peut être annulée sans aucun impact économique et sans aucun impact financier ».

 

 Notre président a démonté le raisonnement dans un article très récent.

 De la part de Mélenchon, qui n’est pas un expert en économie, cela relève en effet du pur charlatanisme. 

De la part d’un banquier qui a passé quatorze ans à Lazard et ne peut ignorer les rouages financiers, on peut même ajouter une bonne dose de cynisme.

 

 Source et Publication :  https://contrepoints.org/mathieu-pigasse-

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