mercredi 2 septembre 2026

CES VOILES ISLAMISTES ET LES VAPEURS DE LA RÉPUBLIQUE !

RAPPEL !

Voiles et vapeurs de la

 République

Le voile : le piège sans bonne solution


Voiles et vapeurs de la République
Contrôle des titres de transport dans le métro de Toulouse, mai 2025 © FRED SCHEIBER/SIPA

Au nom de l’antiracisme, au nom de «l’immigration, chance pour la France», on a trop souvent refusé de se demander si certaines pratiques, certaines conceptions religieuses ou certaines normes familiales étaient réellement compatibles avec la société française que nous voulions, observe David Duquesne, auteur de Ne fais pas ton Français !: Itinéraire d’un bâtard de la République (Grasset, 2024)


Le Rassemblement national propose aujourd’hui de soumettre à référendum l’interdiction du voile islamique dans l’espace public, avec à la clé une forte amende pour les femmes qui continueraient à le porter.

 Immédiatement, le débat s’est installé : constitutionnalité de la mesure, faisabilité des contrôles, efficacité réelle d’une interdiction, risque de tensions sociales. 

On nous explique qu’on ne peut pas faire la « police du vêtement », que la mesure serait juridiquement fragile, matériellement difficile à appliquer et peut-être même contre-productive.

Le problème est que je partage, au moins sur un point, une partie de ces inquiétudes : une telle interdiction pourrait effectivement produire des conséquences considérables.

 Mais j’arrive à une conclusion différente de ceux qui pensent qu’il suffirait alors de renoncer à la contrainte pour gagner tranquillement la bataille culturelle. 

Car cette seconde solution me paraît, elle aussi, vouée à l’échec.

 

Aliénés

Voilà précisément le piège dans lequel nous nous sommes enfermés : il n’y a plus de bonne solution.

Imaginons d’abord l’interdiction.

Je vois assez facilement ce qui pourrait se produire dans certains quartiers où l’islam constitue désormais une force culturelle importante. 

Une femme contrôlée, verbalisée parce qu’elle porte un voile ne sera pas nécessairement perçue comme une citoyenne ayant enfreint une règle commune. `

Elle pourra être considérée comme une femme musulmane agressée dans son identité. 

Le contrôle individuel deviendra une affaire collective.

Les solidarités familiales, communautaires et religieuses joueront à plein. 

On pourrait même voir certaines femmes qui ne portent habituellement pas le voile décider de le mettre par défi ou par solidarité avec leurs « sœurs ».

 Le vêtement que l’on voulait faire reculer deviendrait alors un étendard.

Ajoutons à cela la réaction politique. 

Une partie de la gauche radicale dénoncera immédiatement une persécution des musulmans, le fascisme, les « heures sombres ». 

Des images de femmes verbalisées circuleront sur les réseaux sociaux. Des refus de contrôle surviendront. 

Des rassemblements pourront dégénérer. Dans les quartiers les plus inflammables, l’affrontement autour d’un simple morceau de tissu pourra devenir l’étincelle d’affrontements beaucoup plus larges.

L’État devra alors choisir : appliquer réellement l’interdiction, avec tout ce que cela suppose de coercition, ou reculer  !

 

 ET AUSSI

Mini-jupe, moquerie et liberté: mon programme pour la rue

Le regard libre d’Elisabeth Lévy


Mini-jupe, moquerie et liberté: mon programme pour la rue
Le député RN Jean-Philippe Tanguy, avril 2025 © LEO VIGNAL/SIPA

Faut-il interdire le voile dans la rue ? Élisabeth Lévy donne son avis dans sa chronique radio.


S’il arrive à l’Élysée en 2027, le RN veut interdire le voile islamique dans l’espace public. 

L’annonce a été faite par Jean-Philippe Tanguy dimanche soir sur BFMTV

Le port du voile serait puni d’une amende.

 Comme pour “les gens qui ne mettent pas de ceinture de sécurité en voiture”.

 Objectif : combattre l’islamisme et exprimer notre solidarité avec les femmes obligées de le porter. 

Cette loi serait adoptée par référendum pour contrer le risque de censure du Conseil constitutionnel.

Soyons clairs. La multiplication des voiles dans l’espace public me chiffonne. Pas parce qu’ils attentent à la liberté des femmes voilées (je ne vais pas décider pour elles et à leur place ce qu’est être libre),


 Source et Publications :   https://www.causeur.fr/interdiction-voile-islamique

 


 
 
ET AUSSI
 

D’accord pour l’interdiction du voile, à condition de s’en donner les moyens !

Trois porte-parole, trois versions en quarante-huit heures.

 Jean-Philippe Tanguy nous sort sur BFM une comparaison foireuse : l’amende pour le voile, ce serait comme la prune pour la ceinture de sécurité. 

Le lendemain, Bardella rétropédale, il refuse l’expression de « police du vêtement ».

 Derrière, Kotarac rassure dans les chaumières : non, les femmes voilées ne seront pas alignées dès le premier jour. 

Et Chenu qui en remet une couche : faut d’abord définir l’idéologie islamiste avant de punir les signes.

 

Un parti, quatre sons de cloche sur leur propre mesure phare.

 On connaît la musique.

Dis-moi, le principe est bon. Interdire le voile dans la rue, c’est pas une lubie, c’est de la salubrité publique.

 Ce truc-là n’est pas un habit, c’est un outil politique de soustraction du féminin.

 Et le RN a raison de vouloir trancher ça par référendum.

 Plus des deux tiers des Français sont d’accord, qu’on arrête de nous faire croire que c’est un délire de militants.

Mais voilà la vraie entourloupe, celle que les tartuffes du système planquent sous le tapis. 

Ce pays a déjà organisé ce genre de scrutin pour de vrai.

 Souvenez-vous de 2005.

 Le traité constitutionnel européen.

 Les Français ont dit NON à 55 %. 

 

Trois ans plus tard, Sarkozy ramène la même camelote sous le nom de traité de Lisbonne, et la fait ratifier par les parlementaires couchés à Versailles. 

Sans repasser devant les urnes.

Le peuple avait tranché, on a fait voter les larbins de la République pour obtenir l’inverse. 

 

La leçon de 2005, c’est pas que le peuple s’est trompé. 

C’est que la clique au pouvoir peut vous voler votre réponse en toute légalité, avec les formes et le tampon officiel.

Alors quand le RN agite sa promesse de référendum sur le voile, la question c’est pas de savoir si le peuple va dire oui.

 Il va dire oui, c’est écrit d’avance.

 La vraie question, c’est de savoir ce qui empêchera la machine républicaine de vider ce oui de sa substance.

 

La Cour européenne des droits de l’homme, la fameuse Convention dont il faudrait sortir avant même d’avoir acheté les enveloppes de vote, les recours en rafale devant le Conseil constitutionnel, les juges administratifs qui vont suspendre les premiers arrêtés en attendant une obscure question préjudicielle qui va traîner cinq ans.

 On connaît la farce. 

On l’a déjà vécue.

C’est là qu’il faut être affûté, précisément là où le débat refuse d’aller. Sur l’application de terrain après le scrutin

 

D’abord, la doctrine d’emploi.

 Une loi mal foutue, c’est une loi appliquée uniquement là où ça ne dérange personne, et planquée sous le tapis dès que ça chauffe.

 Il faut un protocole national identique, gravé dans le marbre, du premier rappel à l’ordre jusqu’à la prune lourde.

 Pas de zones d’exemption pour « quartiers compliqués ». 

Une loi à deux vitesses selon le code postal, c’est donner les clés de la rue aux islamistes et un flingue à la gauche pour crier au racisme d’État.

 

Ensuite, la protection des agents. 

On va pas demander à un gardien de la paix de jouer les théologiens en trois secondes sur un trottoir.

 Il faut une règle brute, indiscutable, qui couvre le flic face à sa hiérarchie et face aux magistrats.

 Sans ça, aucun bleu ne prendra le risque de flinguer sa carrière pour verbaliser. 

La loi crèvera dans les tiroirs administratifs.

Puis il y a la désobéissance civile. 

Les collectifs gauchistes sont déjà affûtés.

 Ils ont l’habitude du harcèlement juridique et des cagnottes en ligne pour payer les prunes des militantes professionnelles qui chercheront le contrôle filmé en direct pour faire le buzz. 

C’est pas une hypothèse de prof de droit, ça va arriver. 

Le pouvoir doit avoir sa riposte prête avant le premier refus, pas après.

 

Et enfin, regardons le vrai choc thermique en face.

 La première interpellation qui part en couille. 

La vidéo de trente secondes balancée sur les réseaux pour allumer la mèche.

 La première nuit d’émeutes parce qu’un flic a voulu faire respecter le texte sur un bout de tissu

. Ça arrivera, point.

 Autant l’acter maintenant plutôt que de pleurnicher le lendemain.

 

Et c’est là que tout se jouera.

Si cette république de mollusques recule au premier pneu qui brûle, les islamistes auront gagné la partie : ils sauront qu’il suffit de cramer trois bagnoles pour faire plier les institutions et annuler la décision du peuple.

 

Faut faire l’inverse.

 Fermeté brute sur le texte et soutien total aux forces de l’ordre, sans le traditionnel lâchage politique des lâches du ministère quand les caméras de télé débarquent.

 Des renforts massifs prépositionnés dans les zones à risques, un cadre juridique blindé pour l’usage de la force en cas d’agression, et une com’ de crise prête à l’avance, avant qu’on ramasse le premier blessé lourd ou le premier mort sur le bitume.

 

La question n’est plus de savoir s’il faut interdire le voile.

 Le peuple dira oui, il l’a déjà hurlé en 2005 d’une autre manière, et on a vu comment la caste a torché ses fesses avec le bulletin de vote

. La vraie question, c’est de savoir si cette fois le vote comptera pour de vrai, ou si les mêmes juges et les mêmes combines de couloir trouveront le moyen de rejouer la farce trois ans plus tard à Versailles.

 

Le RN a le slogan de campagne. 

Il lui manque les couilles de nettoyer les zones de non-droit pour que la loi s’applique partout, sans exception ni marche arrière.

 

Par Jérôme Viguès

 

Source :    https://ripostelaique.com/daccord-pour-linterdiction-du-voile



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