samedi 19 septembre 2026

BATACLAN : LES VICTIMES ET LES SURVIVANTS DE L' ATTENTAT DU BATACAN APRÉCIERONT.......

 LU, VU ET ENTENDU !

Le djihadiste belge du 13 novembre sort déjà : bienvenue dans l’Europe de la peine virtuelle

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On leur a fait le procès le plus long de l’histoire judiciaire française. 

Dix mois. Des milliers de parties civiles.

 Des heures de témoignages.

 Un verdict : 30 ans, période de sûreté des deux tiers. 

Mohamed Bakkali, le Belgo-Marocain qui a loué les planques, trouvé les véhicules et cherché les armes pour les commandos du 13 novembre 2015, n’était pas censé revoir le jour avant le milieu des années 2030.

 

Cinq ans plus tard, la Belgique s’apprête à le relâcher.

Incarcéré depuis novembre 2015, transféré dans « son » pays en 2023 grâce à une clause de retour, Bakkali relève désormais du droit belge.

 Et le droit belge, au moment des faits, ne connaissait pas la période de sûreté. 

Résultat : au bout d’un tiers de peine, le « surintendant de la terreur » — c’est le parquet antiterroriste français qui l’avait surnommé ainsi — est admissible à la surveillance électronique.

 Il a déjà obtenu des permissions de sortie. 

Puis six congés pénitentiaires de 36 heures. 

Le 29 septembre, le tribunal de l’application des peines de Bruxelles examinera sa demande de libération conditionnelle.

 

Le parquet belge est « opposé ».

 Il n’a pas le droit d’appel. 

La décision tombera, et ce sera fini.

 

Les victimes, elles, ont droit à une « fiche » et à une réunion d’information au consulat. 

On leur explique poliment qu’elles pourront demander qu’il n’approche pas de tel ou tel lieu. 

Comme si un bracelet électronique et une interdiction de séjour effaçaient 132 morts, des centaines de blessés, le Bataclan, les terrasses, le Stade de France.

Arthur Dénouveaux, rescapé, ancien président de Life for Paris, dit le mot juste : « sentiment de trahison ».

 Un autre rescapé du Bataclan : « On a l’impression de s’être fait rouler dans la farine. »

 Ils ont raison. 

On leur a vendu un procès, une peine, une sûreté. 

On leur a oublié de préciser qu’un binational rentré « chez lui » échappe à tout ça.

Ce n’est pas un accident. 

C’est le système. 

Un terroriste de nationalité belge (ou franco-algérienne, ou franco-marocaine) est jugé en France, condamné en France, puis renvoyé dans le pays dont le droit est le plus accommodant. 

La période de sûreté française s’évapore. 

Le tiers de peine belge s’applique. Les congés pénitentiaires s’enchaînent. 

Les victimes découvrent après coup qu’elles n’avaient jamais vraiment le dernier mot.

On nous parle d’État de droit. 

L’État de droit, ici, c’est celui qui protège le logisticien mieux que les familles.

Celui qui refuse au parquet belge le droit de faire appel d’une décision concernant un homme impliqué dans deux dossiers terroristes (13-Novembre et Thalys). 

Celui qui transforme une condamnation à 30 ans en un calendrier de sorties anticipées.

 

Bakkali n’a pas tiré. Il a organisé. 

Sans lui, pas de planques à Schaerbeek, pas de véhicules, pas de ceintures explosives préparées. 

Il est le maillon qui rend le massacre possible. 

Et c’est précisément ce profil — le logistique, le discret, le « père de 39 ans » qui « fait des efforts de réinsertion » — que les juridictions d’application des peines aiment relâcher en premier.

 

Le 29 septembre, on verra si Bruxelles a encore un minimum de décence.

 En attendant, le message est limpide : en Europe, tuer 132 personnes avec un réseau djihadiste franco-belge, c’est grave. 

Purger vraiment la peine, c’est optionnel.

 Il suffit d’avoir le bon passeport.

 

 Source :   https://lejdf.fr/le-djihadiste-belge-du-13-novembre

 




 

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