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C’est vrai.
La ratification du traité de Lisbonne, sous la présidence de Nicolas Sarkozy, est effectivement une négation de la démocratie (et l’on comprend pourquoi il adore Emmanuel Macron).
Les Français avaient rejeté par référendum en 2005 (à 55 %) le traité établissant une Constitution pour l’Europe, dont le contenu était très proche de celui de Lisbonne.
Au lieu d’un nouveau référendum, le texte a été adopté par voie parlementaire au Congrès : les politiciens de tout bord se sont assis sur le vote des Français et depuis ce jour-là la démocratie française est morte et enterrée, quoi qu’on en dise dans les salons et sur les plateaux TV.
Sur le lien avec l’accord UE-Mercosur, le traité de Lisbonne a étendu la compétence exclusive de l’UE en politique commerciale commune, notamment aux investissements étrangers directs (IED), et a généralisé le vote à la majorité qualifiée au Conseil pour ces matières.
Avant Lisbonne (sous le traité de Nice), certains aspects comme les services, la propriété intellectuelle ou les investissements requerraient souvent l’unanimité, rendant les accords plus fréquemment « mixtes » (nécessitant ratification nationale et donnant un veto effectif à chaque État).
Post-Lisbonne, la Commission européenne a pu « scinder » l’accord UE-Mercosur : la partie purement commerciale (compétence exclusive UE) a été approuvée début janvier à la majorité qualifiée au Conseil, malgré l’opposition (bidon) de la France (et d’autres comme l’Irlande, la Pologne ou l’Autriche).
Même si la France avait eu la
volonté sincère de bloquer (ce qui n’est pas le cas, Emmanuel Macron ayant fait de l’esbroufe sous la pression, alors qu’il est 100% favorable à la philosophie mortifère de ce traité), elle n’aurait pas pu le faire.
Sans Lisbonne -et en respectant le « non » de 2005- la France aurait conservé un droit de veto plus fort via l’unanimité ou la ratification nationale obligatoire.
Sur la partie commerciale principale, le transfert de compétences opéré par Lisbonne a donc supprimé le pouvoir de blocage individuel des États.
Nicolas Sarkozy, à propos duquel certains larmoient entre deux pots de yaourt maigre, a non seulement réintégré la France au commandement intégré de l’OTAN, mais lui ôté toute marge de manœuvre au niveau européen.
Nicolas Sarkozy n’a jamais défendu les intérêts de la France et des Français mais a toujours roulé pour les États-Unis.
Il a aussi -contrairement au narratif des médias officiels- largement contribué au développement du terrorisme international, d’une part en réhabilitant Mouammar Kadhafi en nous humiliant en temps réel dans le monde entier, d’autre part en bombardant la Libye sur les conseils avisés de BHL, transformant de fait l’immense zone du Sahel en foyer mondial du terrorisme et de tous les trafics, avec des centaines de milliers d’armes et de munitions en circulation.
Nicolas Sarkozy est le « digne » successeur de Jean Monnet, en plus vulgaire et moins cultivé, mais avec la même rage anti-française, maquillée en bleu-blanc-rouge.
C’est là que l’on mesure l’efficacité de la propagande mainstream, dans la mesure où de nombreux Français ont fait la queue pour obtenir une dédicace du petit homme, présenté comme le nouveau Nelson Mandela.

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