REVUE DE PRESSE !
jeudi, 08 janvier 2026
La France des tracteurs contre l'État hors-sol
Thomas Joly,
Président du Parti de la France
Ce qui s’est joué cette nuit à Paris n’est pas un simple fait divers agricole, c’est un symptôme national.
Quand des paysans, héritiers d’une France charnelle et laborieuse, doivent entrer en tracteurs dans la capitale pour être entendus, c’est que l’État a failli.
La Coordination rurale a eu le courage que d'autres syndicats n'ont plus : celui de dire non.
Non à un gouvernement hors-sol, sourd aux réalités, ligoté par les dogmes euro-mondialistes qui sacrifient nos campagnes sur l’autel du libre-échange et de la norme absurde.
Oui, leurs revendications sont légitimes : on ne nourrit pas un pays avec des tableurs bruxellois.
Mais attention.
La juste colère ne doit pas se tromper de cible.
Entraver durablement la circulation des Français qui vont travailler, c’est prendre le risque de briser un soutien populaire réel et massif.
Ces compatriotes ne sont ni des privilégiés ni des ennemis : ils souffrent eux aussi, et souvent autant que les agriculteurs.
L’État, cynique, n’attend que cela : que l'opinion se retourne contre ceux qui résistent encore.
La pression doit être dirigée vers le sommet, pas vers la base.
Faire plier l’État, oui.
Emmerder ceux qui vous soutiennent, non.
14:21 Publié dans Thomas Joly
ET AUSSI
Mercosur, l’Europe sans la France

Vincent Trémolet de Villers
C’est l’histoire d’un pouvoir qui a perdu le pouvoir.
Il a commencé par déléguer sa souveraineté aux instances européennes pour les questions commerciales et agricoles ; il a soutenu à demi-mot un traité de libre-échange qu’il refuse aujourd’hui avec toute l’éloquence des démagogies de circonstance ; il a menti à Bruxelles, il a menti aux agriculteurs, il a menti aux électeurs, il s’est menti à lui-même : il se trouve emporté dans le siphon de ses mensonges.
Le traité du Mercosur n’est plus un texte commercial, c’est devenu un symbole politique qui, malgré lui, cristallise des années de renoncements, de confusions, de court-termisme, de double discours.
Le génie européen de l’embrouille bureaucratique ; l’art français de la défaite.
Côté Bruxelles, c’est une figure très contestée, celle d’Ursula von der Leyen, qui va se charger de la signature finale.
À son passif, la destruction méthodique de l’industrie automobile ; la décroissance énergétique, avec, pendant trop longtemps, une hostilité sourde au nucléaire ; la névrose normative sous couvert d’écologie (le « Green Deal ») ; les carcans de vigilance, de transparence, de précautions qui entravent nos entreprises : le politiquement correct en guise de politique.
Elle essaye de faire marche arrière mais c’est trop tard ; pour les agriculteurs, VDL, c’est l’acronyme d’une Europe hors sol et hostile.
Côté Paris, Emmanuel Macron est pris au piège.
Entre suivre l’Europe et exaspérer la France ou défendre la France sans que cette opposition empêche l’adoption du traité, il a choisi la seconde solution.
Dans les circonstances, c’est la moins mauvaise, mais elle s’accompagne d’une humiliation cruelle : le chantre de la souveraineté européenne voit le pays dont il a la charge contraint de se soumettre au choix antagonique d’une majorité qualifiée.
En attendant, les éleveurs et les Centaure de la gendarmerie se livrent à un face-à-face qui serre le cœur.
Des gens qui travaillent dur, qui nourrissent le pays et que l’on arrose de subventions en espérant qu’ils accepteront de disparaître en silence.
Ce mépris des sachants (qui se trompent énormément) décuple la colère.
Pouvoir faible, intraitable avec ceux qui le sont plus encore.
Source : Le Figaro 9 /01/2026
ET AUSSI
vendredi, 09 janvier 2026
Mercosur : la capitulation française sous drapeau européen
Thomas Joly -
Président du Parti de la France
La résignation d’Emmanuel Macron sur le Mercosur est un aveu de faiblesse, presque une capitulation morale.
Il vote contre, dit-il, tout en sachant que cela ne sert à rien : la posture du perdant consentant.
À l’heure où le monde redécouvre brutalement que seule la force décide, la France s’enferme dans la soumission procédurale.
On nous explique que « l’Europe décide », comme si l’Europe était une divinité jalouse à laquelle il faudrait tout sacrifier.
C’est faux et c’est lâche.
La France est l’un des principaux contributeurs de l’Union européenne : elle a donc des leviers, si elle accepte de s’en servir.
Un bras de fer est possible.
Un refus d’appliquer ce traité est possible.
Mais pour cela, il faudrait une volonté politique, pas un communiqué de presse.
On nous parle de traités signés il y a des décennies comme de tables de la loi gravées dans le marbre. Quelle plaisanterie.
Les nations vivent, les intérêts changent, seuls les naïfs croient qu’un bout de papier prime sur la survie d’un peuple.
Que les pseudo-souverainistes obsédés par le Frexit via l’article 50 de la Constitution européenne comprennent enfin : une grande puissance ne demande pas la permission.
Elle décide. Elle impose. Elle agit.
16:05 Publié dans Thomas Joly |


Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire