Pouvez-vous vous présenter personnellement et politiquement à nos lecteurs ?
Je m’appelle Pierre-Nicolas Nups, j’ai 33 ans.
Je suis engagé en
politique depuis de nombreuses années, toujours dans le camp
nationaliste.
Je suis un ancien de la « Maison » où tout le monde
s’appelle « ami » [L’Oeuvre française].
J’ai également écrit quelques
articles et comptes-rendus pour Jeune Nation dans ma vingtaine.
Vous êtes adhérent au Parti de la France, quel est votre parcours et vos responsabilités au sein de celui-ci ?
Je suis membre du Parti de la France depuis 2018, et j’exerce des
responsabilités régionales dans le Grand
Est ainsi que le rôle de
secrétaire général depuis un peu plus d’un an.
Le 7 janvier 2025 dernier Jean-Marie Le Pen rejoignit les
cieux.
Quelle regard portez-vous sur son héritage et quelle était votre
relation avec lui ?
Je suis entré en politique très jeune dans le cadre du FNJ (Front
national de la jeunesse) à Nancy, puis j’ai évolué dans d’autres
structures.
J’ai eu l’occasion de côtoyer Jean-Marie Le Pen dans ce
cadre.
D’abord comme n’importe quel militant participant à la vie du
mouvement, puis ensuite comme un ami.
Je l’ai surtout côtoyé dans les
dernières années de sa vie, lorsqu’il était exclu de la structure qu’il
avait présidé pendant plus de quarante ans.
Je me suis engagé au sein
des Comités Jeanne.
Sur son héritage, je retiens surtout l’impact qu’il a eu sur le débat
public et la manière dont certaines questions, longtemps marginalisées,
sont devenues centrales.
Aujourd’hui, toutes ses analyses sont
présentées comme des évidences.
Il y a quelques années en arrière, on
mourrait pour ça.
Socialement, et parfois au sens premier.
De quoi les réactions des gauchistes sont-elles le symptôme ?
C’est le symptôme d’un débat très polarisé : on répond souvent par
réflexe idéologique plutôt que sur le fond.
Les gauchistes sont bien
plus dogmatiques que n’importe lequel d’entre nous.
Ils ne tolèrent
aucune incartade à leur délire rousseauiste.
Cela peut ressembler à de
la force, mais loin de là. C’est ce qui aura raison d’eux.
En dehors de Jean-Marie Le Pen, quels sont les autres figures
politiques françaises et/ou internationales qui vous inspirent le plus ?
En France, je m’intéresse surtout à des figures d’autorité et d’État,
mais je préfère citer des repères institutionnels et historiques très
différents : des rois bâtisseurs comme Saint Louis, des figures de
consolidation comme Louis XIV, et la tradition d’un État stratège.
À
l’international, je m’intéresse aux expériences politiques de manière
historique, mais je me garde de toute glorification : l’important, pour
moi, ce sont les idées et les résultats concrets.
La personnalité historique dont je me sens la plus proche à l’internationale est Augusto Pinochet.
Je rappelle qu’Augusto Pinochet était de souche bretonne, il était
français.
La France n’est pas faite pour les expériences totalitaires,
il faut néanmoins qu’elle soit suffisamment ferme vis-à-vis des
doctrines intolérables comme le socialisme et son avatar abouti qu’est
le communiste.
Mais il faut qu’elle laisse une certaine liberté à son
peuple, et ça Pinochet, dans son caractère français, l’avait
parfaitement bien compris.
C’est toujours la personnalité internationale
que je cite en premier.
J’ai également beaucoup d’admiration pour le
général Franco.
Si je dois citer un chef d’Etat en exercice, je citerais
Donald Trump pour qui j’ai beaucoup d’admiration.
Parlons maintenant de votre action politique plus ou moins
récente.
Vous avez lors des élections législatives anticipées présenté
une candidature qui a fait quelque bruit, notamment en raison d’une
affiche prenant la défense des enfants blancs.
Que retenez-vous de cette
élection et quelle serait le bilan à faire ?
Un bilan très positif puisque s’il est trop tôt pour juger de ma
candidature sur le plan historique, je suis, à l’heure actuelle, le
premier candidat d’extrême-droite – comme le disent les grands moyens de
communication – a avoir dépassé la barre des 10% avec 5190 voix, face à
un candidat RN.
Il me manquait un peu plus de 700 voix pour être au
second tour.
Le bilan ?
C’est que rien n’est impossible !
Pas besoin de
patauger dans les eaux tièdes du politiquement correct et de la culture
de l’excuse.
La fameuse affiche comporte les mots « Donnons un avenir aux
enfants blancs ».
Vos adversaires ont déposé une plainte qui a
finalement débouché sur une relaxe.
Pouvez-vous expliquer le choix de
cette affiche ?
Il s’agissait d’un collage d’une dizaine d’affiches seulement, par
des personnes sympathisantes de notre mouvement, dans le cadre des
élections législatives.
J’ai été accusé d’incitation à la haine raciale, tout simplement
parce que le ministère public, ainsi que la LICRA, me reprochaient
d’avoir eu l’outrecuidance de vouloir donner un avenir aux enfants qui
constituent la majorité des enfants de notre pays.
Fort heureusement, même quand nous sommes dans une juridiction
réputée de gauche, on ne peut pas faire dire au droit n’importe quoi.
Il ne s’agit pas d’une discrimination quelconque.
Cette affiche a été
réalisée dans un contexte particulier, suite au meurtre de Thomas
Perotto sur fond de racisme anti-blancs.
Au moment où ces gens m’ont
reproché cette affiche, une gamine juive de 12 ans a été torturée et
violée en Ile-de-France parce que juive et blanche.
Le racisme
anti-blancs est un phénomène qui est aujourd’hui reconnu en haut-lieu
par les pouvoirs publics.
Notamment par Gérald Darmamin et l’ancien
premier ministre Edouard Philippe.
Il n’est ignoré que par certaines
ligues bien peu vertueuses.
Précisons enfin que cette enquête a mobilisé pas moins de quatre
compagnies de gendarmerie dans toute la France, et qu’on nous a
dépêchés, afin de nous entendre lors des auditions, des représentants de
la brigade de lutte contre les crimes contre l’humanité.
Rien que ça.
Le contribuable appréciera la façon dont est dépensé son argent par le
ministère public.
Vous avez annoncé être candidat pour les Français basés à
l’étranger en Espagne. À cette occasion vous avez expliqué être un
ancien membre de La Phalange.
Que retenez-vous de cette période ?
Figurez-vous que j’ai adhéré à la Phalange lors d’un Forum de la
Nation, dans ma vingtaine.
Je n’ai jamais vécu plus de trois semaines en
Espagne où je n’ai fait que du tourisme, donc je ne prétendrai pas
avoir milité en Espagne pour la Phalange
. En revanche, aujourd’hui, à
bientôt 34 ans, je n’éprouve aucun regret pour mes engagements de
jeunesse.
Je porte d’ailleurs l’insigne de la Phalange toutes les fois où
il m’est nécessaire de porter un manteau.
La boutonnière est cousue
dessus.
Lors du dernier Forum de l’Europe il y avait une délégation
de Democracia Nacional présente.
Cette formation politique se veut
l’équivalent du Front National de Jean-Marie Le Pen.
Une coopération
entre vos deux formations politiques est-elle envisageable à l’avenir ?
Pourquoi pas ! Les amis de Jean-Marie Le Pen sont mes amis.
Notamment pour honorer Francisco Franco qui a sauvé bon nombre de Pieds-noirs comme l’a fait remarquer le Parti de la France.
Malheureusement vous avez été déclaré inéligible par la justice. Pourquoi cela ?
Très bonne question, je vous remercie pour vous y être intéressé.
J’ai été déclaré inéligible par le Conseil constitutionnel pour une
durée de 3 ans pour ne pas avoir déposé mon compte de campagne dans le
délai imparti.
Je précise que j’ai néanmoins déposé mon compte de campagne, et qu’il
n’a souffert d’aucune irrégularité.
C’est une question de délai préfix.
Si je n’ai pas déposé mon compte dans le délai préfix, ce n’est pas
dû à une négligence de ma part, mais parce que je n’étais pas en mesure
de le faire.
Mon compte de campagne a été ouvert postérieurement au
délai légal, suite à une procédure de droit au compte que j’ai initié
suite aux refus des banques de m’ouvrir un compte de campagne auquel
j’ai le droit en tant que candidat.
J’ai bien sûr fait valoir cela devant le Conseil constitutionnel qui,
s’il a reconnu mes difficultés à ouvrir un compte, m’a opposé le
principe « dura lex sed lex ».
Le délai, c’est le délai. Même si je n’y
suis pour rien.
C’est très amusant quand on sait que ce jour là, parmi les personnes
qui m’ont déclaré inéligible, figuraient entre autres Alain Juppé,
condamné à l’inéligibilité pour prise illégale d’intérêts et Richard
Ferrand, qui a échappé à une condamnation pour le même motif non parce
que la justice l’estimait innocent, mais parce que les faits étaient
prescrits.
Il y avait également d’autre masses sénatoriales en jachère
dont j’ai oublié les noms.
Cela devrait me dégoûter, mais en vérité ça m’amuse.
L’attention médiatique s’est posée sur vous lorsque vous vous
êtes rendu à Verdun où une messe pour le repos de l’âme du Maréchal
Philippe Pétain était organisé.
Le Maire de la ville a tenté de faire
interdire l’événement.
En compagnie de l’Ami Henri Massol vous avez su
mettre de l’ambiance contre les gauchistes.
Que retenez-vous de ces
moments et pourquoi selon vous il est important d’honorer le Maréchal
Philippe Pétain ?
Il est important d’honorer le Maréchal Pétain car c’est un des chefs
d’Etat avec qui l’histoire s’est montrée particulièrement injuste. Parmi
eux, Louis XVI. Il est très important de ne pas céder aux quatre vents
de l’esprit de l’anti-France.
En conclusion, quel est votre message pour les lecteurs de Jeune Nation et quelles seraient vos résolutions pour l’année 2026 ?
Courage, on les aura ! Maitres chez nous !
Jeune Nation remercie M. Pierre-Nicolas Nups de lui avoir accordé cet entretien.