Alès (30) : le maire menacé de mort par la DZ Mafia, les CRS déployés en urgence

L’édile Républicains est réputé pour ses prises de position publiques contre la délinquance et le narcotrafic.
Brève 1

On a appris, vendredi 18 juillet, par Midi libre, que le parquet d’Alès (Gard) a ouvert une enquête pour menaces et violences sur un élu ainsi que pour outrage, après la découverte, jeudi 17 juillet, de menaces de mort visant Christophe Rivenq, maire Les Républicains (LR) de la sous-préfecture.

 

Le courrier, sur lequel se trouvaient des « propos à caractère menaçants » et qui portait notamment la signature de la « DZNG - CVN » [pour DZ Mafia Nouvelle Génération, un nouveau clan formé par des membres du « canal historique » de la DZ Mafia en scission avec son fondateur présumé, et « Cévennes », NDLR], était accompagné de deux balles de calibre 9 mm, selon le procureur de la République d’Alès, Abdelkrim Grini, joint par Le Figaro, vendredi matin.

 

« C’est l’épouse du maire qui a trouvé le courrier dans sa boîte aux lettres, jeudi, aux alentours de 18h30. L’enveloppe était signée « DZNG ». 

Elle a senti qu’il y avait quelque chose à l’intérieur et elle a eu la lucidité de ne pas l’ouvrir », précise le magistrat. 

« La police a été appelée et a récupéré l’enveloppe, à l’intérieur de laquelle se trouvaient les balles. En parallèle, des tags injurieux ont été retrouvés sur les murs de leur habitation », ajoute-t-il.

 

Si aucun élément nouveau ne permet encore d’identifier les auteurs de ces menaces qui seraient liées à « la DZ Mafia, la DZ-NG » (nouvelle génération), le procureur de la République d’Alès a assuré, ce vendredi matin, que tous les moyens ont été engagés pour faire avancer l’enquête.

Par ailleurs, le ministère de l’Intérieur aurait décidé dans la matinée de renforcer la présence policière dans la commune.

Selon l’entourage du ministre Laurent Nuñez, interrogé par Le Figaro, des effectifs supplémentaires sont en cours de déploiement, notamment la CRS 84.

 Dotée de « moyens de projections rapides », la compagnie est destinée à « impacter la ville » d’une « forte présence policière », indique-t-on au Figaro.

 Le ministre s’est par ailleurs entretenu au téléphone avec l’édile très rapidement après la découverte des faits.  

 

« Une attention particulière à la sécurité du maire est mise en place », indique une source proche du dossier.

 

L’édile Républicains est réputé pour ses prises de position publiques contre la délinquance et le narcotrafic. 

 « Cela montre que les actions que nous portons contre la DZ et le trafic de stupéfiants portent leurs fruits », a-t-il indiqué à l’AFP. « Je continuerai à faire mon travail et je ne me laisserai pas intimider », a-t-il encore déclaré.

Il a reçu le soutien de François-Xavier Bellamy.

 

Parce qu’il lutte contre le trafic de drogue dans sa ville, le maire d’Alès reçoit deux balles de 9mm chez lui : une menace signée de la DZ mafia, qui a fait un mort et quatre blessés hier à Carcassonne dans une fusillade en pleine rue. 
 
Partout en France, le narcotrafic veut gagner son territoire par la corruption ou la terreur. Comme l’a démontré Saviano, le pouvoir mafieux n’est pas une menace parmi d’autres : son emprise signifie la fin de l’État. Soutien à et à tous ceux qui résistent en première ligne dans cette guerre existentielle que le crime organisé a déclaré au pays.

 

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