REVUE DE PRESSE !
« MaFrance.app », le site qui ose observer la réalité de l’islamisation de la France

Depuis quelques mois, sur le site Mafrance.app, les critiques pleuvent effectivement comme à Gravelotte [1].
Élus, éditorialistes et associations indignées se bousculent au portillon de la morale publique pour dénoncer une initiative abominable : la publication d’une carte interactive.
En s’appuyant sur des données publiques issues notamment de l’INSEE et d’autres sources administratives, la plateforme permet de visualiser des réalités territoriales souvent dispersées et peu lisibles pour le citoyen ordinaire.
Dans une société démocratique, les citoyens doivent pouvoir accéder librement aux informations relatives à leur environnement de vie, y compris lorsqu’elles concernent des réalités sociales sensibles.
Il ne s’agit pas d’assigner des populations ou de stigmatiser des quartiers, mais de rendre accessibles des informations objectives sur l’évolution des communes françaises.
Le nouveau crime de lèse-cécité
En l’an de grâce 2026, un nouveau délit a fait son apparition dans le Code pénal non écrit de la bien-pensance : le délit d’observation aggravée.
Quel est le crime insoutenable commis par MaFrance.app ?
Avoir agrégé des données publiques et cartographié avec méthode ce que chaque citoyen peut observer en sortant de chez lui.
Comme l’a résumé l’Observatoire du Journalisme (OJIM) en sacrant la plateforme « nouvel ennemi des journalistes », la mécanique de l’indignation frise l’absurde.
Faut-il rappeler que l’écrasante majorité des points d’intérêt diabolisés sur MaFrance.app est déjà allègrement disponible ailleurs ?
Les mosquées figurent en bonne place sur les annuaires confessionnels, et le moindre centre d’hébergement ou de rétention s’affiche avec une transparence désarmante à la première recherche sur Google Maps.
L’hérésie suprême n’est visiblement plus de cacher des informations, mais d’avoir l’audace de les rassembler.

Le miroir interdit du fil d’actualité
Outre la cartographie, l’autre grand motif d’excommunication de la plateforme réside dans son « fil d’information » recensant la litanie quotidienne des faits divers avec leurs sources journalistiques ou institutionnelles en s’appuyant sur les articles de « Fdesouche ».
En alignant chronologiquement le récit ininterrompu des agressions, des incivilités ou du laxisme judiciaire, souvent l’œuvre d’une frange revendiquant la « nouvelle France », le site agit comme un miroir grossissant qu’il est urgent de briser.
L’incitation à la haine, pour nos inquisiteurs, ne réside pas dans la brutalité de ces actes, mais dans l’affront de leur mise en vitrine.
Le récit du vivre-ensemble étant froissé, la consigne est claire : brisez ce thermomètre.
« Le principal fléau de l’humanité n’est pas l’ignorance, mais le refus de savoir. » –
Simone de Beauvoir

Le théâtre politique, ou l’art de légiférer sur le thermomètre
Quand la panique morale s’empare des réseaux sociaux, il faut rarement plus de quarante-huit heures pour qu’elle franchisse les portes du Palais Bourbon.
L’affaire MaFrance.app n’a pas dérogé à cette règle d’or de la politique contemporaine : face à l’émoi numérique suscité par une simple carte interactive, la représentation nationale se devait d’offrir au public une grand-messe expiatoire.
C’est à la députée écologiste franco-algérienne Sabrina Sebaihi [2] qu’est revenu l’insigne honneur d’ouvrir le bal de l’indignation institutionnelle, à la faveur d’une véhémente question au Gouvernement [3].
Le cadre était parfait : un hémicycle désespérément clairsemé, propice aux envolées lyriques, où le public des tribunes surpassait peut-être en nombre les parlementaires présents.
Avec toute la gravité requise par l’exercice, la députée s’est livrée à une vertigineuse transmutation rhétorique.
Sous ses mots, un banal outil d’agrégation de données ouvertes (Insee, ministères, préfectures…) s’est soudainement métamorphosé en un redoutable instrument de « fichage ». Mais la véritable prouesse de son intervention réside dans son art consommé de l’indignation sélective.
À l’heure où les faits divers s’enchaînent, où les agressions au couteau rythment le quotidien, où les églises sont profanées et vandalisées, des prêtres assassinés et des citoyens juifs ciblés par la violence de certains délinquants issus de cette fameuse « nouvelle France », l’élue a choisi de chausser ses plus belles œillères.
Gommant soigneusement l’insécurité endémique qui frappe le pays, Sabrina Sebaihi a préféré brandir une poignée de drames spécifiques pour construire son récit victimaire, invoquant sans trembler des cas « allant jusqu’au meurtre islamophobe d’Aboubakar Cissé [4], assassiné dans une mosquée, ou aux meurtres racistes d’Hichem Miraoui et de Djamel Bendjaballah, simplement parce qu’ils étaient arabes ».
Avant de faire sa leçon de morale, Mme Sabrina Sebaihi devrait consulter les deux pages du site de riposte laïque listant les attentats et meurtres attribués à l’islamisme depuis 1973 : « 40 ans d’attentats commis par des musulmans sur le sol français » et « Liste du Djihad en France : 223 affaires, 255 morts, 1100 blessés depuis 2015 ! ».
L’inversion accusatoire est totale : pour la parlementaire, les seules victimes légitimes en France sont les « autres », et le bourreau universel serait… une carte interactive.
Emportée par son propre vertige, la députée a fini par lier directement la publication de statistiques géolocalisées à la menace physique immédiate : « Monsieur le ministre, la peur s’installe et il est à craindre que ce site facilite encore les passages à l’acte.
Comment peut-on vivre en sécurité en France lorsqu’on est ciblé de la sorte ?
Peut-on encore vivre en sécurité en France lorsqu’on est musulman, lorsqu’on est noir ou lorsqu’on est arabe ? ».
La conclusion de sa plaidoirie se passe de commentaire : « L’extrême droite ne se contente plus d’attiser la haine de l’autre ; désormais, elle le fait au moyen d’une cartographie méthodique. »
Dans cette arène où l’emphase tient lieu d’argumentaire, il ne s’agit plus de débattre de la pertinence des chiffres.
Il s’agit de criminaliser la géographie.
Nommer le réel, c’est le début du crime.
Le géolocaliser, c’est armer le bras des assassins.

L’équilibrisme de la Place Beauvau
Interpellé avec cette solennité tragique, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez s’est retrouvé contraint d’exécuter un savoureux numéro de contorsionniste.
D’un côté, la pression politique et morale de la gauche exigeait une condamnation ferme, définitive et expéditive du blasphème cartographique.
De l’autre, la réalité juridique s’imposait avec la froideur implacable du Code pénal.
Finalement il a dû admettre que la plateforme Pharos n’avait décelé « aucun contenu répréhensible sur le plan pénal ».
Il a pourtant promis de ne « pas lâcher l’affaire », sommé de traquer une haine fantasmée au milieu de tableaux statistiques.

La contagion au palais du Luxembourg
Mais l’urticaire morale est une pathologie très contagieuse, qui traverse facilement la Seine pour aller frapper à la porte du Sénat.
Refusant de laisser le monopole de la vertu à l’Assemblée nationale, Guillaume Gontard [5], président du groupe écologiste, est venu apporter sa pierre à l’édifice sur le plateau de Public Sénat.
Sans s’embarrasser le moins du monde des conclusions du ministère de l’Intérieur ou des spécialistes de Pharos, le sénateur a tranché net : l’initiative est selon lui « totalement scandaleuse et illégale ».
Cette expertise juridique expéditive, digne d’un plateau télévisé, résume à elle seule le naufrage du raisonnement dans ce dossier.

L’offensive juridique, ou l’art de traîner le thermomètre au tribunal
Quand la classe politique a fini de s’indigner dans le vide et que la tempête dans le verre d’eau s’enlise dans le Code pénal, les politiques peuvent toujours compter sur leur bras armé naturel : le tissu associatif subventionné.
Le Groupe SOS a déposé plainte contre X pour « provocation publique à la discrimination et à la haine en raison de l’origine et de la religion », outré que ses centres pour demandeurs d’asile figurent sur la carte [6].
Ce surréalisme juridique a été balayé par le créateur du site, « Rémi », sur Radio Courtoisie : l’intégralité des adresses « dévoilées » figure déjà en accès libre… sur le propre site du Groupe SOS !
Poursuivre un citoyen pour avoir rendu ergonomique une information que l’on publie soi-même : il fallait oser.
Qu’importe l’inconsistance de l’attaque : en multipliant les procédures, ces vigies de la vertu espèrent obtenir par l’usure financière ce que la loi leur refuse : la censure pure et simple de l’écran radar.

La voix de l’étranger
Le chef-d’œuvre de cette séquence revient sans conteste à la presse communautaire toujours prompte à décrocher la médaille d’or de la victimisation.
Oumma.com s’est fendu d’un titre aussi savoureux que surréaliste : « Un site fiche les musulmans dans un silence médiatique et politique », ignorant le vacarme de l’appareil d’État qui s’est traduit par une question au Gouvernement, une mobilisation de la plateforme Pharos, l’intervention personnelle du ministre de l’Intérieur et une levée de boucliers des plus grosses associations subventionnées du pays.

La presse de droite dans ses petits souliers
Dans ce grand panorama il ne faut évidemment pas oublier la presse dite « conservatrice ».
Car si la gauche médiatique a sorti l’artillerie lourde pour pilonner le thermomètre, les grands quotidiens bourgeois, à l’image du Figaro, se distinguent par un art consommé du regard fuyant et du silence de cathédrale.
Tétanisée à l’idée d’être éclaboussée par l’anathème suprême et de se voir accusée de complicité avec le grand méchant loup, la droite éditoriale a prudemment choisi de se cacher sous la table en attendant que l’orage passe.
La droite éditoriale a abandonné le monopole de la défense à la presse alternative (Breizh-Info, Boulevard Voltaire).
L’hallucination collective et l’utopie inclusive
Le naufrage médiatique ne serait pas complet sans une vertigineuse hallucination collective. Dans un grand élan de psittacisme, Le Figaro, Libération, franceinfo ou encore Le Dauphiné Libéré () ont dénoncé en chœur l’existence d’un panneau de contrôle machiavélique sur MaFrance.app, permettant prétendument de basculer l’affichage en version « neutre », « inclusive » ou « identitaire ».
Le hic ? Ce réglage n’existe tout simplement pas
. Emportée par la panique morale, la grande presse s’est contentée de se recopier mutuellement pour dénoncer une fonctionnalité fantôme.
Une preuve éclatante qu’aucun de ces professionnels de l’information n’a pris la peine de naviguer sur le site avant de le clouer au pilori, abandonnant de fait le monopole de l’analyse factuelle à la presse alternative.

Le paradoxe de la statistique sacrée
La statistique, en France, obéit désormais à une théologie complexe.
Lorsqu’elle démontre une discrimination systémique, justifie une subvention ou valide une urgence climatique, elle devient une vérité révélée devant laquelle chacun est sommé de s’agenouiller.
Mais que cette même rigueur documentaire s’applique à la géographie des commerces communautaires, à la répartition des centres d’accueil ou à l’évolution démographique d’une commune, et le chiffre devient soudain de la sorcellerie nauséabonde.
La donnée brute passe instantanément du statut de « science sociale » à celui de « fichage illégal ».
Le thermomètre est accusé de provoquer la fièvre, et ceux qui ont l’outrecuidance d’en lire la graduation sont aussitôt conduits au bûcher médiatique.
Les chiffres ne sont acceptables que lorsqu’ils valident le dogme.
Le Guide du Routard de la diversité heureuse

Et si, au fond, toute cette belle indignation relevait d’un tragique contresens ? Prenons L’Humanité, qui s’offusquait récemment que ce site (et son prédécesseur Où va ma France) soit pensé pour aider « les racistes à déménager » loin de la diversité.
Il est grand temps d’opposer à cette grille de lecture une inversion radicale.
Car enfin, pour les chantres de la « diversité heureuse », les progressistes assumés et tous ceux qui nous répètent à longueur d’éditoriaux que l’immigration est une chance inespérée pour le pays, ce site devrait être célébré comme une véritable bénédiction.
Comme on pourrait l’écrire en détournant les colonnes du quotidien communiste :
« Pratique pour le prochain déménagement ! La plateforme permet enfin aux antiracistes de tout poil, aux wokistes et aux islamophiles de trouver où s’installer dans l’Hexagone, au cœur des communes de la “nouvelle France” et des quartiers du “vivre-ensemble”. »
Plutôt que d’y voir un redoutable outil de stigmatisation, pourquoi la gauche n’y verrait-elle pas le parfait Guide du Routard de l’inclusivité ?
Grâce à cette cartographie méthodique, les partisans d’une société ouverte disposent enfin de la boussole idéale pour mettre leurs actes en parfaite adéquation avec leurs discours.
« Vous vantez les bienfaits quotidiens du multiculturalisme, mais vous résidez malencontreusement dans un arrondissement parisien historiquement homogène où le racisme ferait rage ou dans une banlieue pavillonnaire bourgeoise préservée de la “mixité sociale” ?
Plus d’excuses : l’erreur est désormais réparable en un clic ! »
L’application leur indique avec une précision redoutable les territoires les plus « enrichis » de la République.
Il n’a jamais été aussi facile de cibler son prochain investissement immobilier ou de choisir l’école de ses enfants pour aller goûter, in situ, aux joies de ce grand frisson multiculturel qu’ils chérissent tant.
Finalement, la véritable ironie de cette tempête médiatique, c’est de voir ces belles âmes vouloir à tout prix détruire la boussole qui leur indique pourtant le chemin exact de leur propre utopie.
Par Johan Zweitakter https://ripostelaique.com/mafrance-app-le-site-
[1] Il s’agit d’une référence aux tirs extrêmement denses et meurtriers de la guerre franco-prussienne de 1870.
[2] Sabrina Sebaihi, députée écologiste des Hauts-de-Seine, incarne une gauche articulant son action autour des luttes décoloniales et internationales. Très active sur le dossier palestinien, elle dénonce un « génocide » à Gaza et milite pour des sanctions immédiates contre Israël.
Vice-présidente du groupe d’amitié France-Palestine, elle s’est d’ailleurs rendue à Rafah pour alerter sur la crise humanitaire. Parallèlement, ses fortes attaches politiques avec l’Algérie l’ont poussée à s’investir massivement sur le terrain mémoriel.
Elle est ainsi l’architecte de la résolution exigeant la reconnaissance de la répression du 17 octobre 1961 comme un « crime d’État ».
Elle revendique fièrement sa double culture et s’est fortement opposée aux résolutions visant à suspendre les accords franco-algériens de 1968.
[3] Mme Sabrina Sebaihi : Question au Gouvernement n° 1213.
[4] Meurtre d’Aboubakar Cissé dans le Gard : le suspect souffrait d’une abolition du discernement lors des faits, selon une expertise menée par un médecin psychiatre. Source : Le Parisien le 1 juillet 2025.
[5] Guillaume Gontard, sénateur écologiste de l’Isère et président du groupe écologiste au Sénat, défend régulièrement des positions en faveur du droit international, notamment en appelant à un cessez-le-feu à Gaza, à la reconnaissance de l’État de Palestine, à un embargo sur les ventes d’armes à Israël et au renforcement de l’aide humanitaire, tout en condamnant les attaques du Hamas.
[6] Le Groupe SOS annonce le dépôt d’une plainte contre X pour provocation publique à la discrimination et à la haine en raison de l’origine et de la religion, après avoir constaté que plusieurs établissements d’accueil et d’hébergement pour demandeurs d’asile qu’il gère figurent sur la plateforme « Ma France ».
Voir le site – télécharger le PDF.
Pour aller plus loin : la guerre des tranchées sur YouTube
- L’interview lunaire mais révélatrice du créateur sur Radio Courtoisie, répondant à la plainte du Groupe SOS : Voir la vidéo (12’40)
- Mafrance.app : l’outil indispensable pour fuir l’immigration et l’islamisation – Remi : Voir la vidéo (27’56)
- Une analyse complète et dépassionnée : le « Test du site mafrance.app » par la chaîne La Localisation Survivaliste, qui offre une présentation détaillée de l’outil dans son ensemble, loin des anathèmes des plateaux télés : Voir le test (32’10).
- Présentation de « Où va ma france ? » par Psyhodelik : Voir la vidéo (20’11)
- Le traitement du dossier par M6 Info, ou l’hystérie médiatique résumée en 1 minute chrono : Voir le Short YouTube
- Interview de Sabrina Sebaihi et Seydi Ba par Amina Kalache (Le Média 24-7) : Fichage de musulmans : pourquoi Nuñez devrait interdire ce site : Voir la vidéo (26’06)
- « Le site qui aide les racistes à déménager » (@lhumanitefr) : Voir le short Youtube
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