[ÉDITO]
Surcouverte par la presse de
gauche, « l’affaire » des assistants parlementaires fait pschitt
Marc Baudriller
- Articles, EDI TORIAL DU JOUR

Article modifié sur le comptage des articles consacrés à l'affaires.
Les campagnes présidentielles sont pleines de retournements et d’incertitudes.
Mais force est de constater que, pour l’instant, le RN déjoue les pièges, trace sa route et se joue des obstacles.
Comme si les entraves qui se multiplient sur sa route lui servaient d’escalier.
La candidate RN a franchi une première marche élevée en se sortant par le haut du procès des assistants parlementaires. Le système avait pris son élan.
L’affaire est lancée par le président socialiste du Parlement européen Martin Schulz en… 2015.
La presse de gauche s’en est donné à cœur joie.
Une recherche sur les mots clés « Le Pen assistants parlementaires » sur le site de Libération , de Mediapart ou du Monde fait ressortir des centaines d'articles consacrés à l’affaire !
Ces choix éditoriaux relèvent, du reste, de la liberté de la presse.
Mais de quoi parle-t-on ? De la rémunération par l’UE d’assistants parlementaires RN qui travaillaient en réalité pour la France. Laquelle France finance l’UE à coups de milliards, à perte !
Rappelons que la Justice, en première instance comme en appel, exclut le moindre enrichissement personnel de Marine Le Pen.
On est loin de l’affaire Cahuzac ! Les médias de gauche n’ont donc pas ménagé leur peine pour faire monter la mayonnaise sur la « délinquante » Le Pen.
Le Pen monte encore dans les sondages
Résultat de cette vaste offensive médiatique cousue de fil blanc ?
Les Français se jettent dans les bras de la toute nouvelle candidate RN à l'Élysée.
Deux sondages font le tour des rédactions, depuis ce 8 juillet au soir : après sa condamnation par la cour d’appel et son recours auprès de la Cour de cassation, Marine Le Pen aurait dû subir une inflexion nette des intentions de vote en sa faveur.
La plupart des candidats rattrapés par les affaires ont subi l’effet de souffle négatif : il suffit de se remémorer la campagne de François Fillon, dynamitée par les affaires distillées par Le Canard enchaîné.
C’est l’inverse qui se passe.
Très haute dans les sondages jusqu’ici, la candidate RN creuse encore l’écart !
L’IFOP Opinion a mené son sondage, les 7 et 8 juillet, après l’interview de Marine Le Pen sur TF1 et l’annonce de sa candidature. Résultat : une Marine Le Pen à 36 % d’intentions de vote au premier tour face à Philippe ou Attal, en hausse de 4 points par rapport à la dernière vague du même sondage réalisée du 22 au 24 juin.
Un autre sondage Toluna Harris Interactive M6-RTL prête à Marine Le Pen 35 % d’intentions de vote, loin devant Édouard Philippe (20 %), Mélenchon (16 %) et Retailleau (8 %).
Résultat notable, également, Marine Le Pen est donnée gagnante dans tous les cas de figure au deuxième tour, devant Mélenchon à 70 %, Attal à 55 % ou Philippe à 54 %. Les intentions de vote vers le RN sont supérieures de plus de dix points à ce qu’elles étaient en 2022.
Rien ne va plus. Le front républicain fonctionne à l’envers, il affronte aujourd’hui Mélenchon, un repoussoir pour les trois quarts des Français.
Des Français qui veulent une alternance, un changement à la mesure des maux qu’ils constatent. De ce fait, chaque effort effectué par le système et ses médias pour noircir Marine Le Pen... la renforce. La candidate du RN évolue dans une forme d’immunité sondagière.
Socle sondagier record
Ses atouts s'accumulent.
Elle va pouvoir mener campagne comme si de rien n’était, au moins jusqu’au début de 2027, peut-être davantage, si ses avocats parviennent à retarder la procédure.
Elle s’est aussi dégagée des menaces de duel avec Bardella : avec son candidat déclaré à l’Élysée et son candidat à Matignon, le tandem du RN apparaît toujours uni, quoi qu'on en dise !
Le RN n’a jusqu'ici pas commis d’écarts de langage ou de comportements propres à mettre en péril sa campagne.
Un état fragile et provisoire : Marine Le Pen a suffisamment d’expérience pour savoir qu'en politique, « la roche Tarpéienne est proche du Capitole », comme disaient les Romains, que la route est encore longue, que les foules sont versatiles et que les chausse-trapes se préparent dans les officines des candidats.
Un signe ?
L’ex-conseiller de Macron Alain Minc a rejoint Édouard Philippe, ce qui annonce quelques coups tordus à sa façon. Le rouleau compresseur des médias mainstream va se mettre en branle.
Les intentions de vote peuvent basculer très vite : l’évolution d’Éric Zemmour, lors des dernières présidentielles, l’a suffisamment montré, mais jamais en France, sous la Ve République, un candidat patriote n’avait lancé sa campagne avec un tel socle sondagier.
Et jamais les partis du système n’avaient semblé si démunis.
Pour inverser la mécanique, Alain Minc a du pain sur la planche.

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