mercredi 8 juillet 2026

INSÉCURITÉ , LA FRANCE EN PROIE À UN ENSAUVAGEMENT INÉDIT ! LES INDICATEURS VIRENT AU ROUGE !

 

Insécurité 2026, nouveaux chiffres : la France en proie à un ensauvagement inédit

Homicides, agressions, violences sexuelles : les indicateurs 2026 virent au rouge et témoignent d’une insécurité record.
Police national - Policier - Manifestation pour Louis à Narbonne le 5 juillet 2027
© Gabriel Bendayan

C’est une courbe qui ne cesse de s’envoler. 

Publié ce lundi 6 juillet par le ministère de l'Intérieur, le rapport « Interstats Conjoncture N° 130 » dévoile les chiffres de l'insécurité pour les mois d’avril à juin 2026. 

 

Le constat est accablant pour les autorités : +7 % pour les cambriolages, +10 % pour les vols violents, +32 % pour les violences sexuelles, +37 % pour les homicides. 

 « Sur le dernier trimestre, la majorité des indicateurs sont en hausse par rapport au trimestre précédent », commente le ministère, impuissant.

 

Sur X, le data analyst Marc Vanguard a extrait ces données et les a intégrées à celles du trimestre précédent afin de comparer les premiers semestres 2025 et 2026.

 Là encore, les chiffres parlent d’eux-mêmes : en un an, les homicides ont bondi de 6 %, les agressions de 7 %, les violences sexuelles de 23 %. 

 « Jamais on n'avait enregistré autant de violences lors d'un premier semestre en France ! », observe Marc Vanguard.

 

Il est à noter qu’il s’agit là de données provisoires, susceptibles d'être révisées dans les données consolidées qui seront présentées début 2027.

 Les violences commises, par exemple, lors de la fête de la Musique ou en marge de certains matchs de football pourraient ainsi venir noircir encore un tableau déjà très sombre.

Une hausse continue

Semestre après semestre, l’ensauvagement bat de nouveaux records. 

Les indicateurs 2025 avaient déjà atteint des sommets : des tentatives d’homicide en hausse de 5 %, des violences physiques elles aussi en progression de 5 %, des violences sexuelles à +8 %.

 L’année précédente, les chiffres d’Eurostat avaient confirmé la même tendance et intronisé la France parmi les pays les plus dangereux du continent.

 

 

Jusqu’où ira cette flambée de violences ? 

Chaque fois que l’on pense avoir atteint le sommet de la barbarie, de nouveaux faits encore plus brutaux surviennent.

 La violence des mineurs est notamment en pleine explosion.

 Le meurtre de Louis, le 23 juin à Narbonne, a mis en lumière la dangerosité extrême de ces bandes qui tuent dans la joie et la bonne humeur avant de fièrement poster, sur les réseaux sociaux, la captation vidéo de leur assassinat. 

À l’autre bout de la pyramide des âges, les violences commises envers les personnes âgées sont un nouveau phénomène en plein essor. 

Il y a une semaine à peine, BV évoquait ce Malien interpellé en région parisienne après l’agression sexuelle de cinq octogénaires.

 

 Le 12 juin, nous rapportions le meurtre barbare de Jacqueline, 86 ans, égorgée à la perceuse au Grau-du-Roi par un collégien. 

Et, quelques jours plus tôt, c’était l’agression par un Maghrébin d’une paroissienne âgée, à Saint-Étienne.

Un déni médiatique

Mais cette flambée de violence, attestée par les chiffres officiels, reste largement occultée dans l’espace médiatique. 

Le rapport publié ce lundi par le ministère de l’Intérieur n’a pas passionné nos confrères.

 La hausse de l’insécurité atteint des seuils inédits, les homicides viennent de bondir de 37 %, mais aucun média n’a jugé utile d’y consacrer un article.

 

 En revanche, un certain « Centre d’observation de la société » jurait encore, au mois de mars dernier, que « l’insécurité n’augmente pas en France » ! « Il y a bien une stabilité des crimes et délits comptabilisés, mais une explosion des violences », nous a répondu Marc Vanguard, qui dénonce au passage les « idées obscurantistes » du Centre d’observation de la société, qualifié de « groupuscule gauchiste ». 

 « Deux phénomènes parallèles se compensent : baisse des vols, plus risqués et moins rémunérateurs qu’avant, et hausse des violences et des délits de plus en plus rémunérateurs (stups, escroqueries). Le nombre de violences enregistrées explose : multiplié par près de 4 entre 1996 et 2021. »

Pourquoi un tel déni ? 

Parce qu’il est impossible d’analyser sérieusement l’ensauvagement de la France sans envisager ses liens évidents avec l’immigration ? 

 

Il se trouve, en effet, que les étrangers sont très nettement surreprésentés dans les crimes et délits

Sans parler des « Français » issus de l’immigration, dont la riche contribution au « sentiment d’insécurité » a été rendue inquantifiable par l’interdiction des statistiques ethniques… 

C’est pratique. 

Reste que, plus la « nouvelle France » de Mélenchon prend ses aises sur le territoire, plus les violences contre les « tout blancs, tout moches » s’intensifient. 

Un simple hasard, sans doute.

 

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Par Jean Kast
Journaliste indépendant, culture et société
 
Et aussi
 

[PEOPLE] 

 

Plus de 200 personnalités soutiennent Rima Hassan, accusée d’apologie du terrorisme

Aucune surprise dans la liste de ces illustres de la gauche culturelle radicale : M. Benlazar, S. Arlaud, A. Ernaud,...
@AN2303/Wikimedia commons
@AN2303/Wikimedia commons

Ce mardi 7 juillet, Marine Le Pen n’est pas la seule femme politique à faire face aux juges, mais Rima Hassan, elle, est accusée d’apologie du terrorisme… 

 

Et pourtant, il n'y a pas de quoi effrayer les quelque 210 personnalités qui ont apporté leur soutien à l’eurodéputée égérie de la cause palestinienne dans une tribune de L’Humanité publiée le 5 juillet.

 

 Parmi certains illustres inconnus, militants de la cause décoloniale, parmi des professeurs émérites ou en activité, parmi des journalistes ou des chroniqueurs, des noms familiers de la gauche culturelle française ont donc pris publiquement la défense de Rima Hassan au nom d’« une instrumentalisation de la Justice pour faire taire les voix qui dérangent », d’un prétendu « délit de Palestine ».

Des résistants face à la « répression croissante »

Rima Hassan s’est empressée de relayer à la fois la tribune et les noms de ses signataires sur X.

 Il faut dire que la tribune en question a tout d’une ode à sa personne.

 Elle en fait même la victime expiatoire d’un système injustement répressif. 

« Le 7 juillet, l’une des voix les plus emblématiques du mouvement de solidarité avec la Palestine, députée européenne d’opposition, comparaîtra devant la Justice pour "apologie du terrorisme". 

Son crime ? Avoir publié, sur le réseau social X, une citation rappelant un principe pourtant inscrit au cœur du droit international : le droit des peuples à résister à la colonisation et à l’occupation de leur territoire par une armée étrangère », commence la tribune, qui, manifestement, voit dans la député insoumise la descendante 2.0, mais en ligne directe, des résistants de la dernière guerre.

Ainsi, Rima Hassan devient sous leur plume une martyre de la liberté d’expression, la victime d’« un renversement des responsabilités [qui] s’est installé dans le débat public » dans lequel « ce ne sont ni les auteurs de ces violences ni ceux qui les justifient qui se retrouvent aujourd’hui mis en cause, mais celles et ceux qui élèvent la voix pour demander que cessent les massacres et que soient enfin appliqués les principes les plus élémentaires du droit international ». Ainsi, de manière générale, « les expressions de solidarité avec le peuple palestinien [feraient] l’objet d’une répression croissante » et on assisterait même à l’« install[ation] d’un régime de dissuasion » et Rima Hassan serait « une des manifestations les plus significatives de cette dérive ». Évidemment, comme il fallait s’y attendre, pour finir de convaincre le quidam attaché à la démocratie, la tribune brandit, en plus, le spectre menaçant des « forces d’extrême droite [qui] poursuivent leur ascension ». En bref, en soutenant Rima Hassan, ils se considèrent comme les grands défenseurs de « la justice, [de] la liberté et [du] droit des peuples à disposer d’eux-mêmes », mais aussi les tenants de « la fidélité aux libertés et aux principes démocratiques que d’autres ont conquis avant nous et dont nous disposons aujourd’hui ».

Pour soutenir Rima Hassan, martyre de la cause palestinienne

De grands et beaux mots, des principes et des idéaux brandis comme des étendards… sauf que Rima Hassan ne doit pas répondre de faits de résistance à l’oppression idéologique d’un système coercitif et tyrannique mais bien d'apologie du terrorisme : c’est un de ses tweets qui l’amène devant les tribunaux, un tweet, aujourd’hui supprimé, dans lequel l’eurodéputée « reprenait des propos attribués à l'ancien membre de l'Armée rouge japonaise (ARJ), l'un des auteurs de l'attaque perpétrée le 30 mai 1972 au nom du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) à l'aéroport de Tel Aviv, qui avait tué 26 personnes. "Kozo Okamoto : J'ai consacré ma jeunesse à la cause palestinienne. 

Tant qu'il y aura oppression, la résistance ne sera pas seulement un droit, mais un devoir" », rapporte Le Figaro, qui explique que le but du procès est de statuer entre « apologie du terrorisme ou liberté d'expression ».

 Excusez du peu…

Des noms connus pour leurs positions radicales et leurs propos polémiques

On ne s’étonnera cependant pas de trouver, parmi les quelque 200 signataires, quelques noms habituels de la gauche culturelle parmi ceux qu’on aurait été surpris de ne pas voir comme le rappeur Médine, Rokhaya Diallo, ou encore comme Christiane Taubira, Assa Traoré, Manon Aubry et Mathilde Panot.

 

 Des écrivains ou philosophes d’abord, dont les engagements radicaux sont bien connus, comme Annie Ernaux, que l’on a récemment vue au meeting de Mélenchon, ou encore Édouard Louis, Judith Butler ou encore Mona Chollet et Virginie Despentes ; des acteurs ou des chanteurs qu’on n’est pas surpris, non plus, de retrouver parmi les signataires, comme Swann Arlaud, Béatrice Dalle, Adèle Haenel, Maud Wyler ou encore Benjamin Biolay ; et puis des humoristes, dont le nombre interroge tout de même, comme Florence Mendez, Guillaume Meurice, Jérémy Nadeau, Akim Omiri, Merwane Benlazar, Pierre-Emmanuel Barré ou encore Kevin Razy, par exemple. 

 

Si, parmi ces « plus de 210 personnalités issues du monde de la culture, de la politique et de la société civile, en France et à l’international, [qui] apportent leur soutien [à Rima Hassan] à la veille de [s]on procès, ce mardi 7 juillet », certains sont déjà bien connus des lecteurs de BV, ce n’est certes pas pour leur héroïque résistance dans les combats mais plutôt pour leurs propos polémiques et leurs discours clivants… 

 

Faut-il vraiment que l’eurodéputée s’enorgueillisse de tels soutiens ?

On remarquera tout de même que tous ces prétendus résistants à un système bridant leur liberté d’expression se voient régulièrement offrir des tribunes et des occasions de faire entendre leurs voix… parfois même sur le service public.

 

 Picture of Victoire Riquetti

Par Victoire Riquetti
Journaliste
 
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« The Best Immigrant », énième tarte à la crème télévisuelle sur l’extrême droite

En France, ce programme immigrationniste vous est proposé par le service public, cela va de soi !
Capture d'écran France TV Copyright Caviar TV
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The Best Immigrant : le premier épisode de la série belge est disponible depuis quelques jours sur le site de France TV.

 Une histoire de victoire de l’extrême droite en Flandre, où la seule chance de ne pas être expulsé est de remporter la victoire dans un jeu de télé-réalité. Ne vous infligez pas ce pensum, BV l’a visionné pour vous.

« Cette histoire n’est pas basée sur des faits réels. Mais sur une réalité qui se rapproche un peu trop. 

» Musique d’angoisse. Images sombres.

 Le parti d’extrême droite VPV remporte les élections. 

La Flandre fait sécession. « Nous allons expulser tout migrant non-européen. 

Qu’il soit en règle ou pas », explique le nouvel homme fort.

 Il conclut par ces mots (si jamais on n’avait pas compris) : « La Flandre aux Flamands. »

Les gentils héros menacés par les méchants fascistes.
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Des Flamands bêtes et méchants

Sans surprise, les dits Flamands d’extrême droite sont invariablement laids, hargneux, violents. 

Toujours sans surprise, les « extra-Européens » sont systématiquement beaux, bienveillants, humanistes (à part un individu, mais allez savoir s’il ne deviendra pas bon dans un prochain épisode, quel rebondissement ce serait). 

 

Dans un « centre de déportation », on croise un vieux sage congolais qui est une manière de Morgan Freeman du pauvre, vieux philosophe tellement plus philosophe qu’Aristote et Kant réunis.

Le couple de héros – elle est du Sud Soudan, lui est Libyen – est prof dans un lycée.

 Oh, pas un lycée de zone prioritaire, non, un établissement bien bourgeois avec des classes qui semblent refléter une éducation et une sociologie des années quatre-vingt. 

Avec des extra-Européens propres sur eux et bien élevés. Le seul élève ingrat et sournois – et qui a oublié son livre ! – est un sympathisant d’extrême droite. 

 

Comme ils passent bien à l’image, notre couple exogène est repéré par la production de The Best Immigrant, une émission de télé-réalité dont le gagnant empochera un permis de séjour. 

Le premier épisode est consacré à des questions d’orthographe flamande : combien de N à mayonnaise (attention, il y a un piège), histoire qu’on comprenne bien que tout cela est cruellement dérisoire.

La rafle scolaire, passage obligé de tout film de ce genre.
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La montée de l’extrême droite, ce chemin battu

Une série « qui dérange », comme dit France TV ? C’est aller un peu vite en besogne. Ce qui dérange, c'est l’accumulation de stéréotypes. 

Le sujet en est un à lui tout seul. 

La montée de l’extrême droite, son arrivée au pouvoir, ont déjà inspiré des films, des téléfilms et des séries. 

Il n’y a qu’à se baisser.  

Chez Nous (2017), Years and Years (2019), Le monde d’hier (sorti juste avant la présidentielle 2022)… 

 

Des livres, aussi. Le Bloc (Jérôme Leroy, Série Noire), En Pays conquis (Thomas Bronnec, Série Noire), La nuit du second tour (Éric Pessan, Albin Michel)…

 

On a là un filon éditorial, un lieu commun télévisuel, ce qui n’empêche pas La Croix de dire – nions donc le réel – que « ces fictions se comptent sur les doigts de deux mains », ou Libération de mettre en avant « les difficultés et les obstacles » que les auteurs rencontreraient « pour financer et diffuser un film traitant de l’extrême droite »

 

Tout cela est d’une telle banalité que Filip Dewinter, grande figure du Vlaams Belang (le parti caricaturé par la série en VPV), a qualifié The Best Immigrant de « propagande multiculturelle classique déguisée en fiction ».

Deux scénaristes pas si courageux

Cette série, on la doit à Cristina Poppe et Raoul Groothuizen. 

 

 La première se souvient avec horreur que, « après les attentats » (islamistes, faut-il le préciser), « des militaires patrouillaient en permanence dans les rues » et contrôlaient les gens. 

 « En tant que femme blanche et blonde, je n’ai pas été contrôlée, mais… »  

L'histoire belge devient une blague de blonde.

 

Quant à Raoul Groothuizen, il a tourné quelques courts-métrages. Hirofumi's Suitcase : « Un expatrié japonais introverti est impatient de déclarer son amour à son professeur de néerlandais ». 

 Bunda di Rumah met en scène deux frères moluquois dont les points de vue « sur l'assimilation dans la société néerlandaise » sont opposés. 

 

Quel conformisme, quel contraste avec le courage d'un Theo van Gogh.

 L’arrière-petit-neveu du peintre a été assassiné en 2004 par Mohammed Bouyeri, fondamentaliste néerlandais d’origine marocaine qui n'avait pas aimé son film Submission. Theo van Gogh y dénonçait la montée de l'islamisme. 

 

D’autres cinéastes préfèrent dénoncer des dangers imaginaires.

 C’est plus confortable.

 

 Picture of Samuel Martin

Par Samuel Martin
Journaliste
 
Source et Publications :   https://www.bvoltaire.fr/
 
 

 

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