TRIBUNE LIBRE !
CDM : Je déteste les Blancs qui se comportent comme les Africains

Lorsque je faisais un point avec vous à la fin du premier tour, j’écrivais que jamais une Coupe du monde n’avait été à ce point celle des superstars.
Pourtant, je me trompais. Ou du moins partiellement.
Car les prestations de cinq des six meilleurs joueurs du monde en la personne de Messi, Mbappé, Haaland, Vinicius et Kane avaient abasourdi tout le monde.
C’était du jamais vu ou du moins à quelques exceptions près : Maradona en 86, Robben en 2014 ou Mbappé en 2018.
Mais en fait, lorsque la difficulté des matches s’est corsée, à partir des quarts, voire des 8e, les protagonistes incontestés des premiers matches se sont éclipsés à la seule exception de Vinicius, ce qui est normal puisque le pauvre bougre a été sorti dès les 8e par Haaland avec ses amis à l’issue d’un match dans lequel on ne peut pas lui reprocher grand-chose.
Les quatre autres superstars n’ont cessé de décliner :
– Haaland, après avoir quasiment éliminé le Brésil à lui tout seul, a erré comme un fantôme en quête de ballons pendant tout le match, allant – chose inconcevable – jusqu’à se faire sortir par son entraîneur.
– Kane n’a plus marqué sur action depuis les 16e de finale et son doublé d’anthologie contre le Zaïre, il aura quand-même réussi à faire un centre de génie pour Bellingham et à transformer froidement un penalty contre le Mexique mais aura été totalement apathique en quarts et en demi.
– Messi est nettement en-dessous de son niveau stratosphérique du premier tour, après son but magnifique contre le Cap-Vert, on l’a beaucoup moins vu le reste du match et ce sont les défenseurs centraux qui ont marqué les buts décisifs, contre l’Égypte il a été encensé par la critique mais il n’a bien joué que dix minutes et il avait même raté un penalty, mettant son équipe en difficulté, contre les Suisses on ne l’a quasiment pas vu, contre l’Angleterre non plus, avant qu’il ne sorte de son chapeau deux passes décisives alors que le tir de Fernández était loin d’être du gâteau et que sa passe n’est pas plus brillante que celle de Six pour Giresse contre la RFA en 82 mais, que je sache, personne n’a jamais taxé Didier Six de génie.
– Mbappé aura été un corps étranger à l’équipe qui aura été dans l’incapacité de le servir décemment mais ce n’est pas lui qui est à blâmer, il ne peut pas à chaque fois enfiler le costume du super-héros sauveur de la patrie.
Sans ne rien vouloir enlever à ces quatre superstars, le fait qu’elles aient brillé comme peu d’autres dans l’histoire de cette compétition tient à une seule chose : le très faible niveau des équipes affrontées s’expliquant par l’affaiblissement du niveau général dans le cadre d’une Coupe du monde à 48.
En effet, si l’on fait l’inventaire des adversaires affrontés avant les demi-finales par ces superstars on se rend compte que dans une Coupe du monde à 32 équipes :
– Haïti, l’Irak, le Panama, l’Algérie, la Jordanie, le Cap-Vert et la Norvège B ne se seraient jamais qualifiées.
– l’Ecosse, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Zaïre, l’Autriche, l’Égypte et la Suède n’auraient jamais passé le premier.
C’est pour cela que lorsque l’on compare Messi à Maradona, Haaland à Vieri, Mbappé à Ronaldo (le vrai) ou Kane à Van Basten, il faut rester prudent.
Je ne dis pas que ces comparaisons ne tiennent pas la route (sauf pour Kane !) mais seulement qu’il faut comparer ce qui est comparable et se rendre compte que ces grands champions du passé évoluaient dans une compétition beaucoup plus relevée.
Ça, évidemment, le footix biberonné aux émissions de beauf de TF1 ou de M6 dans lesquels on entend que l’équipe de France va exploser tout le monde parce qu’elle a les meilleurs joueurs au monde (à part Mbappé, il faudra me dire qui) ne le comprendrait pas.
J’ai lu et entendu beaucoup de critiques suite à l’élimination de la France contre l’Espagne.
Sans revenir à celles qui relèvent du racisme antiblanc, je pense que les autres viennent de la part de gens qui ne sont pas des vrais connaisseurs de football qui ont surestimé la France parce qu’elle mettait des cartons à des équipes de seconde zone (comme l’Argentine en 2010) et qui ont sous-estimé une équipe comme l’Espagne qui avait affronté des adversaires plus coriaces comme le Portugal et la Belgique contre lesquels la victoire avait été beaucoup plus longue à se dessiner.
Ces mêmes footix ne se rendaient pas non plus compte que des joueurs comme Cucurella, Rodri, Pedri ou Olmo étaient largement meilleurs que leurs homologue français.
La seule chose que l’on peut reprocher à Deschamps, c’est d’avoir justement voulu faire plaisir à ces mêmes footix qui avaient trouvé (à juste titre) le jeu de la Coupe du monde 2018 et de l’Euro 2024 à mourir d’ennui, en leur mettant quatre joueurs ultra offensifs qui marquent un paquet de buts.
Mais rien, dans une équipe d’élite n’est plus important que l’équilibre.
Et dans une équipe qui aspire au titre suprême, il vaut mieux des Kanté et des Matuidi qui courent pour quatre que des Dembélé et des Barcola qui comptent les petits ponts qu’ils font à leurs adversaires.
Mais bon, un peuple ne s’improvise pas connaisseur de football en seulement 28 ans !
Demain, je vous parlerai de la petite finale, comme on dit en Italie, alias le match des coiffeurs, comme on l’appelle en France ; vu que vous commentez activement mes articles, vous pouvez me dire si vous pensez que ce match devrait être aboli comme il en avait été d’ailleurs question à l’issue de la Coupe du monde 2002.
À propos des commentaires que je lis, malgré mes explications préalables, beaucoup de beaufs racistes me reprochent quand-même mon aversion pour l’équipe d’Argentine blanche et patriote.
Pour préciser ma pensée, si je me suis engagé très jeune en politique, ce n’était pas parce que la couleur ou la sale gueule d’une certaine partie de la population immigrée ne me revenait pas (si ça avait été le cas, j’aurais été un adversaire de l’immigration asiatique qui ne m’a au contraire jamais dérangé), mais tout simplement parce que le comportement de ces gens-là était aux antipodes des miens et de ceux de mes compatriotes.
Ainsi, si des Blancs se comportent de la même façon que ces envahisseurs, je ne vois pas pourquoi je devrais être indulgent à leur encontre, a fortiori sur un terrain de football, surtout si ces mêmes Blancs sont encore plus antisportifs que les Noirs de salon de l’équipe de France où d’Angleterre.
J’espère ne plus avoir à revenir sur ce sujet et j’attends vos avis concernant le match pour la troisième place…
Par Frédéric Avalli. https://ripostelaique.com/
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