Rome sanctionne, la tradition résiste
Dans un contexte tendu, Rome a décidé
d'acter sa décision d'excommunier les évêques nouvellement ordonnés par
la Fraternité Saint Pie X.
Il est dommage de voir se détériorer les relations avec les
traditionalistes, après tant de progrès réalisés auparavant, notamment
sous l'égide de Benoit XVI.
Outre les raisons théologiques de cette crise interne à l'Eglise depuis
le concile Vatican II, c'est aussi une opposition de vues politiques qui
se joue, entre une vision d'une Eglise gardienne d'une certaine idée de
l'ordre social, porteuse d'une tradition millénaire, et une autre
souhaitant acter définitivement les nouveaux paradigmes posés par 50 ans
de bouleversements sociétaux, se réformer en profondeur pour s'adapter à
son époque.
Sans vouloir entrer dans un débat théologique de fond, nous constatons
simplement que le dynamisme et l'attrait des communauté catholiques
traditionalistes est une réalité pour de nombreux jeunes en quête de
spiritualité.
Et si le Vatican se borne à traiter comme factieux ces derniers,
privilégiant la répression au dialogue, il sera bien malvenu de déplorer
une perte de vocations au sein des communautés diocésaine par la suite,
tandis que des alternatives comme la FSSPX feront salle comble.
Par Victor Jan de Lagillardaie -
Délégué général adjoint du Parti de la France
Après Marine Le Pen, les juges rouges aux basques de Jordan Bardella
Le 7 juillet, les juges rouges vont sans
doute confirmer l'inéligibilité de Marine Le Pen, scandale juridique
évident mais paradoxale aubaine politique pour un camp national trop
longtemps ligoté à une femme usée, démonétisée, incapable d’incarner
autre chose que la défaite répétée.
On croyait donc connaître la manœuvre politico-judiciaire : couper la tête dirigeante du RN pour l'affaiblir politiquement.
Mais le Système, lui, voit encore plus loin.
À peine le scénario « Bardella à l'Élysée » commence-t-il à exister que
déjà les chiens de garde judiciaires flairent la piste.
Perquisitions chez des prestataires.
Fuites médiatiques.
Plainte d’association militante.
Information judiciaire annoncée par presse interposée.
Le message est simple : aucun candidat national ne doit parvenir intact en 2027.
Même le RN vidé de sa substance, même le RN poli, normalisé, notabilisé,
domestiqué, reste encore trop dangereux pour ceux qui vivent de la
confiscation démocratique.
Ils n’ont plus seulement peur des idées.
Ils ont peur des sondages unanimes en faveur du Président du RN.
Alors ils sortent leur arme favorite : le droit tordu, la procédure
spectacle, l’inéligibilité préventive.
Le tribunal devient une primaire de gauche.
Le juge devient sélectionneur électoral.
Qu’on cesse donc de parler d’État de droit quand le droit sert à verrouiller l’État.
Ces gens ne défendent pas la démocratie : ils la filtrent. Ils protègent
leur République vermoulue, ils protègent leur table, leurs carrières,
leurs réseaux, leur monde.
Politiquement, il faut les traiter pour ce qu’ils sont devenus : une
caste mafieuse prête à tout pour empêcher le peuple de choisir.
Et plus ils frappent, plus ils avouent.
Par Thomas Joly -
Président du Parti de la France
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