Kobili Traoré : tueur en liberté, en toute légalité
Le 4 avril 2017, dans le quartier de Belleville à Paris, Sarah Halimi, une dame de 65 ans, est attaquée chez elle.
Elle est rouée de coups et défenestrée depuis le balcon de son appartement du troisième étage au cri de « Allahu Akbar » par un voisin de 27 ans, Kobili Traoré.
Qui était Sarah Halimi ?
Une mère de famille de trois enfants, grand-mère, médecin de formation qui avait été toute sa vie professionnelle directrice de crèche à Paris.
« Elle savait insuffler l’amour chez les enfants, leur donner de l’amour » voilà comment parlait d’elle l’ancien président de cette crèche.
Qui est Kobili Traoré ? Cet homme, né en 1990 à Paris, vient d’une famille d’origine malienne. Il arrête sa scolarité en troisième « et s’essaie à quelques petits boulots pour finalement vivoter du RSA et de la vente de drogues.
Il en planque parfois au domicile familial.
C’est plus lucratif qu’être caissier chez Franprix.
D’ailleurs, dans la petite délinquance, il excelle : trafics, détention d'armes à feu, menaces de mort, conduite sans permis.
À moins de trente ans, il peut se targuer d’avoir été incarcéré quatre fois : quatre condamnations pour vol, six pour violences, dont une pour avoir brûlé un individu afin de le détrousser, huit pour usage ou trafic de stupéfiants, deux pour outrage, un pour port d’arme, etc.
Sans compter les trente pages de mains courantes.
Quel casier ! » (Noémie Halioua – L’affaire Sarah Halimi).
Il y a eu l’enquête, l’instruction, les expertises psychiatriques, la décision de la chambre d’instruction et un renvoi devant la Cour de cassation qui a confirmé son irresponsabilité pénale au moment du meurtre.
En raison d’une bouffée délirante aiguë liée à une consommation massive de cannabis…
Kobili Traoré n’a donc pas eu de procès pour ce meurtre atroce...
Mais il est fou, donc il a été incarcéré en Unité pour Malades Difficiles, me direz-vous…
Certes, mais il bénéficie de permissions de sortie et c’est au cours de l’une d’elles qu’il aurait commis un nouveau crime très grave en janvier dernier dans le 16e arrondissement de Paris.
Il est suspecté d’un « home-jacking », c’est-à-dire d’un vol avec arme et séquestration des habitants d’un appartement.
La victime a été agressée chez elle, ligotée et violentée, dépossédée de ses bijoux et de ses objets de valeur pour un montant estimé à environ 100 000 €.
Il est en détention provisoire depuis.
Mais à qui la faute ? A la Justice, qui a décidé que M. Traoré relève de psychiatrie ? A la psychiatrie, qui traite ses patients dangereux comme des gens lambdas qu’on relâche dans la rue ?
Les deux mon capitaine.
Mais surtout, surtout, c’est la faute de l’Etat, encore et toujours, qui joue avec la sécurité des gens honnêtes.
Mon message est déjà long et accablant, j’en suis désolée. Je vous fais grâce de la décision de Justice rendue hier dans l’affaire Samuel Paty.
Les peines de ceux qui ont participé à l’escalade provoquant le meurtre du professeur ont été… réduites en appel.
Azim Epsirkhanov et Naïm Boudaoud ont vu leur peine passer de 16 ans de réclusion criminelle en première instance à 6 et 7 ans respectivement en appel.
Quel superbe message envoyé à tous les islamistes et à nos ennemis.
Faites ce que vous voulez, la Justice vous trouvera toujours des excuses !
Les victimes et les Français sensés ont beaucoup de soucis à se faire. Je m’en fais beaucoup.
Et c’est parce que nous sommes très lucides sur la situation que nous ne nous tairons pas.
Mieux, que vous pouvez compter sur moi pour mobiliser tous les efforts possibles pour faire savoir ces dysfonctionnements, pour m’adresser aux décideurs, aux médias. Car se taire, c’est accepter.
“La seule chose nécessaire au triomphe du mal est que les hommes de bien ne fassent rien”.
Comptez sur nous pour agir.
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