mardi 31 mars 2026

FOOTBALL : SELON L' UEFA , UN HOMMAGE À JEANNE D' ARC SERAIT " INAPPROPRIÉ " ! ET LE SLOGAN " FREE PALESTINE " ?

 

Football : un hommage à Jeanne d’Arc sanctionné. 

 

Quand la fierté française dérange…

 
Selon l'UEFA, instance organisatrice, cet hommage serait « inapproprié ».
Capture d'écran
Capture d'écran

C'était un geste de fierté, un hommage à la figure la plus emblématique de l'identité française. 

Le 12 mars dernier, les supporters lillois du collectif d'ultras Dogues Virage Est avaient sorti le grand jeu, lors de la réception du club londonien d'Aston Villa, en Ligue Europa. 

 

À l'entrée des joueurs, les DVE déployaient une animation visuelle spectaculaire représentant Jeanne d'Arc, épée à la main, accompagnée de l'inscription « French Never Die ».

 

 Une référence patriotique et enracinée qui a déplu à l'UEFA, organisatrice de la compétition européenne.

 

Ce vendredi 27 mars, l'instance européenne de football a condamné le club nordiste à une lourde amende. 

Outre les 65.250 € pour divers incidents survenus durant le match, 17.500 € sont imputables à l'animation visuelle de Jeanne d'Arc. 

 

L'UEFA a estimé que cette dernière constituait un « message inapproprié »

Une explication vague, tant on sait que l'UEFA n'a jamais fait preuve de la même rigueur lorsqu'il s'agissait d'autres messages, bien plus explicitement politiques.

Un précédent qui interroge

Cet épisode n'est pas un cas isolé. L'Étoile rouge de Belgrade, club de football serbe, en a aussi fait les frais, récemment, et a dû, elle aussi, sortir son chéquier auprès de l'UEFA pour avoir déployé une animation représentant une icône orthodoxe du Christ, en avant-match d'une rencontre européenne. 

Le même motif était alors invoqué par l'organisation : « animation inappropriée ».

 

Ce qui rend d'autant plus étranges ces décisions, c'est le traitement réservé à d'autres messages. 

 

En novembre 2024, lors du match de Ligue des champions opposant le Paris Saint-Germain à l'Atlético de Madrid, une immense banderole arborant le slogan « Free Palestine » avait été déployée par le Collectif Ultras Paris. 

Une animation qui ne se limitait pas à un slogan : on y distinguait des éléments de guerre, des combattants en keffieh et des représentations sanglantes. 

 

Malgré une condamnation du gouvernement français et une interdiction prononcée par le club, empêchant les supporters du PSG d'accéder au stade en dehors des matchs, l'UEFA avait choisi de ne pas sanctionner ce message ouvertement politique et militant, estimant qu'il n'était « ni insultant, ni discriminatoire ».

 

 Un choix qui surprend à moitié, tant l'instance a déjà montré, par le passé, sa tolérance envers le déploiement de drapeaux palestiniens en tribune où encore à travers la promotion du voile islamique lors de publicités précédant les rencontres.

Une cohérence qui reste à démontrer

L'UEFA est pourtant claire, dans son règlement officiel.

 Selon l'article 44, sur la sûreté et la sécurité, « la diffusion ou la promotion de messages politiques par quelque moyen, à l'intérieur ou à proximité immédiate du stade, sont strictement interdites avant, pendant et après le match ».

 

 Un texte sans ambiguïté, du moins en apparence, car ce même règlement a été appliqué aux animations du LOSC et de l’Étoile rouge, mais pas à la banderole du PSG, pourtant explicitement politique dans sa nature et dans son imagerie.

 

 L'instance n'a, à ce jour, fourni aucun élément permettant de comprendre la distinction qu'elle opère entre ces différents cas.

 Force est de constater que l'UEFA applique un règlement à géométrie variable, sanctionnant les expressions du patrimoine civilisationnel européen tout en accueillant sans sourciller les causes importées.

 

Les ultras lillois ont rendu hommage à une figure tutélaire de la nation française, dans un stade français. 

C'est précisément ce type d'expression enracinée, fière et identitaire que l'UEFA semble vouloir éradiquer de ses compétitions.

 Le LOSC paiera l'amende.`

 La gloire de Jeanne d'Arc, elle, a survécu à bien pire.

 

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Baptiste Mousseaux
Journaliste à Boulevard Voltaire    https://www.bvoltaire.fr/football

 

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