POLITIQUE !
David Lisnard claque la porte de LR
Le maire de Cannes, David Lisnard, a annoncé le 25 mars son intention de quitter le parti Les Républicains, dénonçant un fonctionnement interne qu’il juge défaillant et un vote qu’il qualifie de «truqué».
Invité sur BFMTV, l’élu a déclaré qu’il n’avait «plus rien à faire chez LR», marquant une rupture nette avec sa formation politique.
Il a indiqué vouloir rencontrer dans les heures suivantes Bruno Retailleau, président du parti, afin de lui faire part de sa décision.
Un désaccord sur la stratégie présidentielle
À l’origine de cette prise de distance figure un désaccord sur l’organisation d’une éventuelle primaire en vue de l’élection présidentielle.
David Lisnard a vivement critiqué la réunion du bureau politique tenue la veille, qu’il qualifie de «non-sens».
Selon lui, le vote intervenu à cette occasion ne respecterait pas les principes démocratiques internes du parti, ce qui a précipité sa décision de quitter LR.
Une vision différente de la droite
Le maire de Cannes défend une ligne politique distincte, qu’il présente comme une «alternative puissante» ne reposant pas sur des compromis.
Il appelle à l’émergence d’une droite renouvelée, adaptée aux enjeux contemporains, notamment en matière d’écologie, de numérique et d’intelligence artificielle.
Il a également insisté sur son rejet du positionnement «en même temps», qu’il considère comme un échec, tout en affirmant que sa vision politique ne s’inscrit pas dans une logique de rapprochement avec la gauche.
Une ouverture sur une primaire élargie
Interrogé sur une éventuelle participation de personnalités extérieures à une primaire de la droite, comme Éric Zemmour ou Sarah Knafo, David Lisnard s’est montré ouvert, estimant qu’un affrontement en amont pourrait éviter une dispersion des voix au premier tour.
Il a évoqué le risque d’un second tour opposant Jean-Luc Mélenchon à Marine Le Pen ou Jordan Bardella, qu’il juge probable en cas de division persistante.
Des critiques plus larges sur la situation politique
Au-delà de son départ de LR, David Lisnard a dressé un constat plus général, évoquant une «démocratie en crise profonde».
Il a appelé à des réformes sur plusieurs sujets, notamment la dépense publique, l’organisation de l’État et la sécurité.
Il a également critiqué le climat
politique, dénonçant une montée de la violence dans le débat public et appelant les responsables politiques à la condamner clairement.
Enfin, il a exprimé des réserves sur la réponse gouvernementale à la crise énergétique liée au conflit au Moyen-Orient, qu’il juge insuffisante, estimant qu’elle reflète une forme de technocratie et d’inaction.
Une nouvelle étape s’ouvre ainsi pour David Lisnard, qui entend désormais porter sa propre ligne politique en dehors du cadre des Républicains.
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