Qui sont les coupables ?
Entendons-nous bien, les coupables sont ceux qui attaquent. Mais dans un pays démocratique, il existe des garde-fous institutionnels supposés protéger et défendre les honnêtes gens. Or, en France, ces garde-fous ont sauté.
Pour les agresseurs de Théo et Ethan : la Justice des mineurs par son inaction est coupable de ne pas venir en aide à ces jeunes délinquants.
Des sanctions fermes et appropriées dès leurs premiers agissements pourraient remettre certains d’entre eux dans le droit chemin. Mais au lieu de cela, les poursuites et les peines sont si dérisoires qu’elles sont plutôt contre-productives.
Pour les bourreaux de Quentin : depuis plus de 40 ans maintenant, la Justice fait preuve d’une étrange mansuétude quand l’extrême gauche saccage, menace ou intimide.
Résultat : cette complaisance de la Justice conduit au désordre et offre un blanc-seing pour commettre toutes les violences.
Que je suis triste aujourd’hui de vous écrire au sujet de Quentin, il aurait pu être mon fils.
J’ai des jumeaux qui ont presque 23 ans.
Qui peut se mettre à la place de ses parents et de sa sœur ? Imaginer son fils mourir battu au sol par des fous furieux pour son engagement politique (sans violence, lui).
Imaginer son fils souffrir le martyre, se relever, marcher quelques mètres puis s’effondrer.
Comment la famille de Quentin parvient-elle à trouver la force depuis mercredi de supporter les médias qui parlent de “rixe”, qui minimisent son sort parce qu’il était “militant d’extrême droite” ?
Hier, j’ai été soulagée lorsque le procureur a annoncé qu’une enquête criminelle était ouverte pour homicide volontaire. Mais j’ai très peur pour la suite. Pourquoi la complaisance de la Justice avec l’extrême gauche cesserait-elle dans cette affaire ?
Cette indulgence crée des monstres.
Après tout, si la Justice ne vous arrête pas, qui le fera ?
Apparemment, ces encagoulés seraient tous connus et reconnus de la police. La violence, sous des prétextes politiques douteux, est un loisir pour eux.
Leurs héros sont des criminels ou des hommes politiques bancals, qui veulent exister à tout prix même s’il faut “bordéliser” notre pays.
La mort de Quentin est une catastrophe pour sa famille, une catastrophe pour les jeunes qui s’engagent partout en France, et une terrible perte pour notre pays.
A la mort de son mari, Harmonie Comyn avait accusé l’Etat.
Et elle avait mille fois raison. L’homme qui avait fauché Eric était un étranger déjà condamné plusieurs fois par la justice.
Qu’avait donc fait la Justice pour nous protéger de lui ?
Rien.
A l’heure où je vous écris, la famille de Quentin doit encore être dans la sidération. Je veux qu’elle sache que nous sommes, et je vous inclus, vous membres de l’Institut pour la Justice, très affectés par la mort de leur fils, notre compassion est immense et leur peine est la nôtre.
J’aimerais faire parvenir à ses parents, quand l’émotion sera moins vive, vos réactions et les messages de soutien que vous aimeriez leur transmettre.
Vous pouvez m’écrire un mot en répondant à ce mail. Nous rassemblerons tous vos messages et les enverrons à la famille de Quentin.
Ce n’est pas grand chose, mais c’est une façon de leur témoigner que nous sommes à leurs côtés et que le souvenir de leur fils restera vivant à l’Institut pour la Justice.
Nous serons toujours du côté des victimes.
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