mercredi 18 février 2026

LE COMMUNIQUÉ DE L' INSTITUT " POUR " LA JUSTICE ! QUI DÉFEND NOS FILS ?

 

Qui défend nos fils ?

Courriel de Axelle Theillier - Institut pour la Justice : Qui défend nos fils ?

détails

Chère Madame, cher Monsieur, 


Nos enfants sont attaqués, mais ne sont pas défendus. 


Pire, et je pèse mes mots.

 Par ses défaillances et son inaction, l’Etat les livre à des prédateurs à qui tout est permis. 


 

J’exagère ? 


  • Le 31 janvier à Lyon, Théo, 19 ans, est tabassé par une bande de jeunes mineurs dans le hall de son immeuble. 

     

    Il a eu le tort de rentrer de son travail et de croiser la route d’une meute de jeunes enragés. Il est passé à quelques pas de la mort. 

     

    Ses bourreaux sont âgés de 14 à 17 ans, déjà connus de la police et de la Justice. 

    L’un d’eux aurait déjà un curriculum vitae de délinquant très impressionnant : “25 chefs d’accusation, dont un pour acte de torture”. 


La mère de Théo, une femme remarquable, a pris la parole à chaque occasion possible pour dénoncer la situation : son fils, un étudiant honnête, qui travaille pour s’en sortir, va perdre son année scolaire car il doit faire de la rééducation pour pouvoir se remettre debout.

 Il va devoir déménager pour ne plus croiser ses agresseurs…puisqu’aucun d’entre eux n’a été placé en détention provisoire. 


Le jargon judiciaire explique que certains sont sous contrôle judiciaire et d’autres sous mesure éducative, mais en fait pour le dire simplement : ils sont tous les 5 libres comme l’air de recommencer et de tuer (car après tout, ils ne sont pas punis quand ils blessent, pourquoi le seraient-ils quand ils tuent ?). 

 


  • On apprend qu’Ethan, un camarade de promotion de Théo, a lui aussi été victime d’une bande, un mois avant son ami. Il a 19 ans, lui aussi, et a été agressé par une dizaine de mineurs sans raison apparente alors qu’il rentrait chez lui à trottinette.


Il a été poursuivi, renversé puis passé à tabac pendant plusieurs minutes, il s’est vu mourir. 

Ses agresseurs lui ont tout pris.

 Et comme pour Théo, Ethan doit se reconstruire après ce drame.  

 


  • Quentin, lui, n'aura malheureusement pas “la chance” de se reconstruire… Ce qui est arrivé à ce jeune homme de 23 ans la semaine dernière est une onde de choc. 


Il a été passé à tabac par 6 personnes qui se dissimulaient le visage aux abords de Sciences Po Lyon où Rima Hassan, de La France Insoumise, donnait une conférence. 

Transporté à l’hôpital avec un traumatisme crânien majeur, il a été placé dans le coma puis est mort deux jours plus tard. 



Ces 3 garçons sont des victimes d’agresseurs différents. Théo et Ethan ont fait face à de (très) jeunes voyous qui pillent, frappent et terrifient pour le plaisir. 


Quentin a vraisemblablement eu affaire, lui, à des nervis d’extrême gauche, prêts à tuer à coups de pied ce qui ne pensent pas comme eux. 

 


Mais ces agresseurs ont un point commun insupportable : ils ont profité de notre système judiciaire.

Qui sont les coupables ? 


Entendons-nous bien, les coupables sont ceux qui attaquent. Mais dans un pays démocratique, il existe des garde-fous institutionnels supposés protéger et défendre les honnêtes gens. Or, en France, ces garde-fous ont sauté. 


Pour les agresseurs de Théo et Ethan : la Justice des mineurs par son inaction est coupable de ne pas venir en aide à ces jeunes délinquants. 


Des sanctions fermes et appropriées dès leurs premiers agissements pourraient remettre certains d’entre eux dans le droit chemin. Mais au lieu de cela, les poursuites et les peines sont si dérisoires qu’elles sont plutôt contre-productives. 


Pour les bourreaux de Quentin : depuis plus de 40 ans maintenant, la Justice fait preuve d’une étrange mansuétude  quand l’extrême gauche saccage, menace ou intimide.


Résultat : cette complaisance de la Justice conduit au désordre et offre un blanc-seing pour commettre toutes les violences. 


Que je suis triste aujourd’hui de vous écrire au sujet de Quentin, il aurait pu être mon fils. 


J’ai des jumeaux qui ont presque 23 ans. 


Qui peut se mettre à la place de ses parents et de sa sœur ? Imaginer son fils mourir battu au sol par des fous furieux pour son engagement politique (sans violence, lui). 


Imaginer son fils souffrir le martyre, se relever, marcher quelques mètres puis s’effondrer. 


Comment la famille de Quentin parvient-elle à trouver la force depuis mercredi de supporter les médias qui parlent de “rixe”, qui minimisent son sort parce qu’il était “militant d’extrême droite” ?


Hier, j’ai été soulagée lorsque le procureur a annoncé qu’une enquête criminelle était ouverte pour homicide volontaire. Mais j’ai très peur pour la suite. Pourquoi la complaisance de la Justice avec l’extrême gauche cesserait-elle dans cette affaire ?


Cette indulgence crée des monstres. 


Après tout, si la Justice ne vous arrête pas, qui le fera ? 


Apparemment, ces encagoulés seraient tous connus et reconnus de la police. La violence, sous des prétextes politiques douteux, est un loisir pour eux. 


Leurs héros sont des criminels ou des hommes politiques bancals, qui veulent exister à tout prix même s’il faut “bordéliser” notre pays. 


La mort de Quentin est une catastrophe pour sa famille, une catastrophe pour les jeunes qui s’engagent partout en France, et une terrible perte pour notre pays. 


A la mort de son mari, Harmonie Comyn avait accusé l’Etat. 

Et elle avait mille fois raison. L’homme qui avait fauché Eric était un étranger déjà condamné plusieurs fois par la justice. 


Qu’avait donc fait la Justice pour nous protéger de lui ? 

Rien. 


A l’heure où je vous écris, la famille de Quentin doit encore être dans la sidération. Je veux qu’elle sache que nous sommes, et je vous inclus, vous membres de l’Institut pour la Justice, très affectés par la mort de leur fils, notre compassion est immense et leur peine est la nôtre. 


J’aimerais faire parvenir à ses parents, quand l’émotion sera moins vive, vos réactions et les messages de soutien que vous aimeriez leur transmettre. 


Vous pouvez m’écrire un mot en répondant à ce mail. Nous rassemblerons tous vos messages et les enverrons à la famille de Quentin. 


Ce n’est pas grand chose, mais c’est une façon de leur témoigner que nous sommes à leurs côtés et que le souvenir de leur fils restera vivant à l’Institut pour la Justice. 


Nous serons toujours du côté des victimes. 

Avec tout mon dévouement, 

Axelle Theillier
Présidente de l'Institut pour la Justice

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L'Institut pour la Justice est une association loi 1901 en faveur d'une Justice plus protectrice des citoyens et plus équitable vis-à-vis des victimes.

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