vendredi 31 juillet 2026

TRIBUNE : AVEC L' EXPULSION DE XENIA FEDEROVA LA PREUVE QUE NOUS SOMMES ENTRÉS EN DICTATURE !

 TRIBUNE LIBRE !

L’expulsion de Xenia Fedorova prouve que nous sommes entrés en dictature

En août 1968, une main anonyme a écrit à la peinture sur un mur à Prague : « Lénine réveille-toi ! Ils sont devenus fous »

. Par transposition une main anonyme pourrait parfaitement écrire ces jours-ci sur un mur à Paris, Marseille, Lyon ou Bordeaux : « Marianne , réveille-toi ! Ils sont devenus fous ». 

Cela fait des mois que que j’écris des articles dans lesquels j’indique en substance « si ça continue comme ça, nous allons nous retrouver en dictature ».

 Eh bien nous y sommes ! 

La France de Macron est maintenant réellement une dictature. 

Aucun observateur simplement objectif ne peut le nier. 

Bien sûr il n’y a pas de barbelés (pas encore), il n’y a pas de camps de rééducation (pas encore), ils n’y a pas de tribunaux d’exception (pas encore). 

Mais si cela devait se mettre en place, ce ne serait qu’une suite parfaitement logique. 

Mais alors, si ces horreurs n’existent pas encore, pourquoi dire que nous sommes en dictature ?

Parce que de multiples décisions prises récemment se succèdent à un rythme élevé ces derniers temps, toutes plus liberticides les unes que les autres.

Ainsi en est-il du contrôle des réseaux sociaux que Macron et son régime ont décidé d’instaurer à partir de septembre, d’abord pour les jeunes, mais tout le monde a compris que très vite tout le monde va être concerné.

 Ainsi en est-il aussi de la nouvelle Loi Bergé qui va instrumentaliser des associations, payées avec nos impôts, acceptant de devenir de méprisables auxiliaires de police pour scruter les réseaux sociaux et dénoncer les déviants qui seront poursuivis et condamnés. 

Au motif de la lutte contre l’antisémitisme et la haine en ligne. 

Par contre l’antisémitisme et la haine de LFI coulent des jours paisibles sans être le moins du monde inquiétés. 

Ainsi en est-il également des actions de l’ARCOM qui se contrefout de ce qui se passe sur les médias de services publics où les discours wokistes et bien-pensants règnent en maître, avec un vrai discours raciste et de haine, et en bloquant toute opinion différente pour qu’elle ne puisse s’entendre.

 Et sans aucune sanction de l’ARCOM bien sûr. 

Par contre l’ARCOM harcèle le groupe Bolloré, tout particulièrement CNews, qui vient encore d’être frappé d’une amende record de 200.000€ pour des délits imaginaires ou plus exactement pour avoir osé dire que les émeutes après la victoire du PSG avait à voir avec l’immigration.

 Ce qui n’est que la stricte vérité. 

Ou encore pour un reportage montrant une femme voilée dans un conseil municipal en Belgique avec un commentaire évoquant « le grand remplacement ». 

Ainsi en est-il aussi des tribunaux où l’injustice est le lot commun de quiconque n’est pas un adorateur de l’invasion migratoire ou qui défend l’identité de la France. 

Il suffit comme Jean-Eudes Gannat de photographier des Afghans assis par terre devant un supermarché à Angers et de publier la photo avec un commentaire tout simple : « Marre de vivre avec les cousins des talibans au fin fond de nos campagnes »… allez hop : 3 mois de prison avec sursis et des amendes. 

On pourrait continuer longtemps comme cela, mais ça n’ajouterait rien de plus. 

Reste que tout cela était déjà trop, beaucoup trop.

 

Mais voilà, une goutte d’eau vient de faire déborder le vase, qui était déjà plein à ras bord : le pouvoir macronien vient de prendre un arrêté d’expulsion immédiate contre la journaliste russe, Xenia Fedorova, ex-directrice de la radio RT-France (russe) avant que ce média ne soit interdit pour cause de guerre entre la Russie et l’Ukraine. 

Plus exactement Macron a chargé le ministre de l’Intérieur de cette base besogne.

 Donc l’abject et odieux ministre de l’Intérieur, le sieur Nunez, a promptement pris cet arrêté qui pourrait prêter à s’étouffer de rire si le problème n’était pas si grave. 

 

Car quoi : qu’est-il reproché à Xenia Fedorova ?

Selon les termes de l’arrêté, « son comportement porte atteinte aux intérêts fondamentaux de l’État », et sa présence sur le territoire français « constitue pour ce motif une menace particulièrement grave et actuelle pour l’ordre public » de plus « en déployant ses narratifs », la chroniqueuse de plusieurs radios et chaînes de télévision dans le giron de Vincent Bolloré « s’inscrit comme un relais des campagnes de désinformation pilotées par les autorités russes » dans le but « de déstabiliser l’ordre public » en France.

 Fermez le ban ! 

Sincèrement on croit rêver. 

Ces incroyables accusations n’auraient nullement fait tache en URSS du temps de Staline.

Et c’est d’ailleurs frappant de voir à quel point on peut relever une similitude s’agissant la manière de dire et d’agir du régime de Macron totalement soutenu par les bien-pensants, c’est-à-dire les macronistes, la gauche et l’extrême gauche, avec ce que disait et faisait Staline.

Mais prenons les éléments de l’arrêté : l’action de la journaliste sur CNews, Europe 1 et dans une chronique hebdomadaire du JDNews « porte atteinte aux intérêts fondamentaux de l’État » et « constitue pour ce motif une menace particulièrement grave et actuelle pour l’ordre public ». 

Sérieusement, Fedorova porte atteinte aux intérêts de l’État ? 

Et en plus cela menace l’ordre public ? 

Ceux qui ont écrit cela sont complètement frappés.

 Raides dingues les gars.

 Le lecteur aura relevé bien sûr qu’hormis ces accusations gratuites, aucun fait précis ne vient étayer et confirmer ces affirmations totalement folles.

Autre point de cet incroyable arrêté : « En déployant ses narratifs », Xenia Fedorova « s’inscrit comme un relais des campagnes de désinformation pilotées par les autorités russes » et cela dans le but « de déstabiliser l’ordre public » en France.

 Bon faut le dire sans détours, les rédacteurs devaient avoir fumé la moquette ou forcé sur l’apéritif. 

En parlant à la télévision ou la radio, Xenia Fedorova va « déstabiliser l’ordre public ». 

Sérieux ? Ben si c’est le cas, c’est que l’ordre public est déjà très mal en point.

 Par ailleurs, la France n’est pas en guerre avec la Russie, jusqu’à plus ample informé.

Donc on ne peut pas accuser Fedorova d’intelligence avec l’ennemi.

 

Non la vérité est toute simple : Xenia Fedorova est une chroniqueuse qui ne cache pas que son opinion va au soutien à la Russie et pas à l’Ukraine… et cela menacerait l’ordre public ?

 C’est une mauvaise blague qui vise simplement à cacher que le but de l’arrêté est de donner un habillage pseudo-légal à ce qui n’est qu’un procès en sorcellerie, un vrai procès pour délit d’opinion.

J’avoue être stupéfait devant des arguments aussi stupides de la part de ses accusateurs. 

Car n’oublions pas que les mêmes s’acharnent contre CNews au motif qu’il n’y aurait pas assez de points de vue contradictoires sur cette chaîne. 

Et que fait CNews ? Il donne la parole a quelqu’un qui ne dit pas « soutien à l’Ukraine et à bas Poutine » en sautant comme un cabri. 

Donc le contradictoire est mis en œuvre.

 Il y a des gens qui ne soutiennent pas l’Ukraine qui s’expriment sur CNews… oui mais dans ce cas le contradictoire n’est pas le bon et ça prouve que Fedorova et Bolloré sont complices dans leurs soutien à Poutine. 

Donc il faut virer Fedorova et fermer CNews !

 En vérité, tout cela se résume à une sinistre et minable petite machination pour faire taire toutes les voix qui ne sont pas un soutien à Macron et aux bien-pensants.

Si nous reprenons, on constate que c’est une véritable machine de guerre qui se met en place afin qu’à partir de la rentrée, la plus sévère censure s’applique. 

Vous êtes contre l’immigration… c’est un discours de haine. Allez zou au tribunal. 

Vous avez une chaîne TV ou une radio ?… untel a dit cela… Allez zou, l’ARCOM vous tombe dessus et vous impose une ou des amendes faramineuses. 

Vous allez sur les réseaux sociaux et vous faites un commentaire pour condamner quelque chose ?

 Oh là, c’est que vous êtes un islamophobe ou un LGBTistophobe… allez zou signalé et donc poursuite, amende et si vous recommencez ce sera le tribunal.

Vous le voyez arriver le train, lancé à toute vapeur ? 

Un conseil sautez vite sur le ballast sinon vous serez percuté de plein fouet et ça va faire mal.

 

Voilà pourquoi, je dis que nous sommes maintenant en dictature, sans soldats aux coins des rues, sans barbelés et sans camps de rééducation.

 Mais en dictature quand même. 

 L’objectif est simple EMPÊCHER TOUT DÉBAT JUSQU’À LA PRÉSIDENTIELLE en criminalisant toute opinion qui n’est pas celle du pouvoir actuel ! 

 Et si c’est RN qui est quand même élu, je vous mets mon billet que l’élu ne rentrera pas tout de suite à l’Élysée. 

Il y aura d’abord le Conseil constitutionnel qui fera tout pour ne pas valider l’élection en inventant une ingérence extérieure, ensuite il y aura toute la gauche qui appellera à la mobilisation dans les rues pour empêcher que le nouvel élu entre à l’Élysée, et puis il y aura aussi l’action de l’Union européenne qui agira pour faire ce qu’elle a réussi en Roumanie dès la fin du 1er tour et sans même attendre le résultat du second. 

Enfin, si d’aventure tous ces obstacles étaient infructueux, il resterait toutes les institutions dont il ne vous a pas échappé que de nombreuses nominations ont eu lieu récemment sur des postes inamovibles, comme par exemple Amélie de Montchalin à la Cour des comptes qui, si elle le veut, pourra rester à ce poste jusqu’à ses 68 ans.

Et tous ces gens à des postes clés se feront un plaisir de tout faire pour couler l’action d’un gouvernement RN. 

Pour conclure, j’attire l’attention du lecteur sur un dernier élément : l’article 7 de la Constitution prévoit que si le processus électoral se trouve reporté au-delà du terme normal du mandat du président en exercice — pour quelque cause que ce soit — celui-ci « demeure en fonctions jusqu’à la proclamation de son successeur ». 

Et donc Macron resterait en fonction encore un certain nombre de mois.

 

C’est pour tout cela qu’il faut aujourd’hui reconnaître que nous sommes bel et bien dans une vraie dictature.

 L’expulsion de Xenia Fedorova que veut le pouvoir Macronien n’est pas un coup de tonnerre dans un ciel serein, c’est une brique de plus ajoutée à l’édifice dictatorial dont la construction est en train de s’achever.

Avis de gros temps devant nous !

 

Par Bernard GERMAIN

 

Source et Publication  :  https://ripostelaique.com/lexpulsion-de-xenia-fedorova-

 

 


L' ÉCOLOGIE POLITIQUE OU ÉCO-TERRORISTES EST UN DANGER POUR LA PLANÈTE ET SES HABITANTS ......

 TRIBUNE LIBRE !

Canal Seine-Nord Europe : quand l’écologie radicale joue avec le feu

Du canal Seine-Nord aux mégabassines, l’extrême gauche se démarque souvent en faisant preuve de « violence écologiste ».
Violences à Sainte Soline. Capture d'écran Le Figaro.
Violences à Sainte Soline. Capture d'écran Le Figaro.

À quoi, diable, jouent les écolos ? 

Après les affrontements autour des mégabassines, puis les oppositions à l’A69, c’est désormais le chantier du canal Seine-Nord Europe qui cristallise les tensions.

 Le 11 juillet dernier, près de 2.000 militants écologistes se sont ainsi retrouvés dans le Pas-de-Calais pour dénoncer les travaux de ce projet. 

Comme souvent, malheureusement, ces manifestations ont dégénéré. 

Preuve de la forte radicalisation des modes d’action de ces groupes extrémistes.

 

Le chantier du canal Seine-Nord Europe n'a rien d'anodin.

 Long de 107 kilomètres et large de 54 mètres, il doit relier le bassin de la Seine au réseau fluvial du nord de l'Europe afin de favoriser le transport de marchandises par voie d'eau, d’ici 2032.

 Le chantier ne date pas d’hier, puisqu’il a été lancé en 2022 après plusieurs années de concertation. 

Pour ses défenseurs, il représente un outil de décarbonation du transport. 

Mais pour ses opposants, il est synonyme d'artificialisation des sols et de destruction de la biodiversité. 

Cette opposition a ainsi conduit plusieurs collectifs écologistes, tels que Méga Canal Non Merci, les Soulèvements de la Seine et de la Terre, Extinction Rebellion et la Confédération paysanne, à organiser un rassemblement à proximité du chantier.

 

 Par conséquent, les autorités avaient mobilisé un important dispositif de sécurité, étant bien conscientes que ce genre d’événement dégénère souvent en affrontements avec les forces de l’ordre.

Un champ incendié

La mobilisation a rapidement tourné au désordre.

 Selon l’Observatoire des violences politiques, une partie du cortège, constituée en Black Blocs, a tenté de pénétrer sur le chantier du canal en sectionnant des clôtures et en arrachant des piquets qui délimitaient la zone des travaux. 

Les forces de l’ordre mobilisées pour sécuriser le site, présentes au nombre de 900, ont alors essuyé des tirs de mortiers d'artifice et des jets de projectiles. 

Malheureusement (ironie de la situation), ces tirs ont déclenché un incendie de chaume qui a ravagé 4,4 hectares de cultures, nécessitant l'intervention rapide des sapeurs-pompiers pour éviter la propagation des flammes à un champ de colza voisin.

 

Dans le même temps, plus d'une centaine de manifestants se sont introduits dans le canal à bord d'embarcations de fortune, tandis que neuf personnes ont été interpellées pour avoir enfreint l'arrêté préfectoral interdisant la navigation. 

Fort heureusement, aucun blessé n’a été à déplorer. 

À l'issue de la journée, les préfets du Nord et du Pas-de-Calais ont condamné « avec la plus grande fermeté » ces violences. 

Sans grand effet sur ces militants extrémistes : de nouveaux rassemblements sont d'ores et déjà annoncés dans les prochains mois.

 

Une drôle de façon de sauver la planète

Si cet événement n’a pas connu les débordements de Sainte-Soline, il intervient dans un contexte de montée de la violence de militants menant des actions de plus en plus offensives contre les infrastructures concernées. 

 

Et pour cause, les exemples ne manquent pas.

En novembre 2024, une entreprise de travaux publics vendéenne travaillant sur des projets de réserves d'eau avait ainsi été visée par un incendie criminel. 

Une organisation d'opposants aux mégabassines, « Stop Mégabassines », revendiquait l'incendie, assumant d'avoir voulu frapper une société participant à ces chantiers. 

 

Dans un courriel adressé à l’AFP, le collectif revendiquait alors cette action de « désarmement », tout en menaçant : « Tout acteur qui s’associera aux futurs chantiers de Méga-Bassines […] en subira les conséquences. »

Ces méthodes suscitent régulièrement des condamnations de la part de l’opinion publique et de la droite (essentiellement). 

 

Pour autant, la gauche radicale et l'extrême gauche, elles, continuent d'afficher leur proximité, voire leur soutien, avec ces mouvements écologistes, au nom de la désobéissance civile ou de « l'urgence climatique »

 

Sans réelle condamnation de la part du pouvoir, les éco-terroristes ont encore de beaux jours devant eux.

 

 Source :   https://www.bvoltaire.fr/canal-seine-nord-europe-quand-lecologie-radicale


 

 

LA LIBERTÉ D' EXPRESSION SELON L' ARCOM. , 200 000 EUROS D' AMENDE POUR AVOIR DIT DES VÉRITÉS ! !

 

 


 

200.000 euros contre CNews : l’Arcom met la vérité à l’amende

Des propos interdits, des amendes qui s’accumulent et un régulateur à l'affut : l’étau se resserre autour de CNews.
Capture d'écran CNews.
Capture d'écran CNews.

Dire des évidences peut désormais vous coûter 200.000 euros.

 C’est le montant de l’amende infligée par l’Arcom à CNews pour deux séquences diffusées en 2025 et jugées « de nature à inciter à la haine » et à encourager des « comportements discriminatoires ».

 La chaîne du groupe Canal+ a immédiatement annoncé qu’elle contesterait cette décision devant le Conseil d’État.
 

La première séquence, diffusée le 2 juin 2025, portait sur les violences commises après la victoire du PSG en finale de la Ligue des champions.

 Erik Tegnér, fondateur du média Frontières et chroniqueur sur CNews, avait relié ces débordements à l’immigration et évoqué un problème « civilisationnel ».

 Une vidéo d’Éric Zemmour, dans laquelle le président de Reconquête mettait en cause des « enfants de l’immigration arabo-musulmane », avait également été diffusée.

La seconde émission incriminée concernait une élue voilée de Molenbeek-Saint-Jean, en Belgique, qui avait invité ses opposants à « dégager ».

 Sur le plateau, Erik Tegnér avait parlé de « Grand Remplacement », de « contre-colonisation » et présenté l’islam comme une « religion de conquête ».

 

 Pour l’Arcom, ces déclarations véhiculent une représentation inquiétante des populations musulmanes ou issues de l’immigration, sans contradiction suffisante de la part du présentateur…

 

Un déluge de sanctions

Au-delà du débat sur les propos eux-mêmes – qui relèvent de vérités factuelles, sinon du simple bon sens –, c’est le montant de l’amende qui impressionne.

 Il s’explique notamment par la récidive retenue contre CNews, déjà sanctionnée à plusieurs reprises pour des prétextes similaires.

 En février 2026, la chaîne avait ainsi reçu deux amendes, l’une de 75.000 euros pour des propos portant sur les Palestiniens, l’autre de 25.000 euros pour une séquence concernant les Algériens

Quelques jours plus tard, l’Arcom mettait également CNews en demeure pour son traitement du meurtre de Thomas à Crépol, jugé trop « univoque ».

 En juin, une nouvelle mise en demeure lui ordonnait de mieux respecter « l’expression pluraliste des courants de pensée et d’opinion »

 

Pluralisme, honnêteté de l’information, maîtrise de l’antenne, angle éditorial : les motifs changent, mais la cible reste la même.

 Le décompte dressé par nos confrères du Monde, en juin dernier, donne la mesure du phénomène.

 

 Depuis 2017, année de naissance de CNews sur les cendres d’iTélé, la chaîne a subi près de 60 interventions du CSA puis de l’Arcom : 30 interventions simples, 13 mises en garde, sept mises en demeure et dix sanctions pécuniaires.

 Le montant cumulé des amendes atteignait alors 630.000 euros.

 La dernière décision devrait donc porter l’addition à la somme rondelette de 830.000 euros. 

En novembre 2025, l’émission à charge Complément d’enquête reconnaissait déjà que les huit sanctions financières prononcées depuis 2017 contre les chaînes d’information en continu avaient toutes frappé CNews.

 Depuis, la série s’est poursuivie.

 

 Là où France Info, BFM TV ou LCI récoltent le plus souvent des observations ou de petits avertissements sans conséquence, la chaîne du groupe Bolloré, elle, passe à la caisse.

 

Un objectif d’autocensure ?

Rappelons que si l’Arcom est officiellement une autorité publique indépendante, son président, Martin Ajdari, n’en est pas moins un homme engagé politiquement, passé par plusieurs cabinets de ministres de gauche : Laurent Fabius et Florence Parly entre 2000 et 2002, puis Aurélie Filippetti et Fleur Pellerin en 2014.

 Un parcours qui interroge quant à la neutralité de cet homme dont l’institution traque avec tant de constance les supposés déséquilibres idéologiques de CNews.

 

 D’autant que la chaîne privée est aujourd’hui la seule à accorder une place importante aux préoccupations liées à l’immigration, à l’insécurité ou à l’islamisation. 

Serait-ce précisément cela qui lui est reproché ?
 

Comme l’a souligné le lanceur d’alerte Pierre Sautarel, les sanctions à répétition visant CNews auront pour conséquence prévisible d’installer une forme de censure préventive. 

Pour éviter tout risque de condamnation, les médias seront très probablement tentés d’écarter certains invités, d’abandonner des sujets trop sensibles ou d’exiger de leurs chroniqueurs une parole toujours plus creuse.

 

Il ne s’agit plus alors de sanctionner une infraction pénale établie par un tribunal mais d’imposer aux médias d’anticiper le jugement d’une autorité administrative. 

C’est peut-être là le véritable objectif de cet acharnement. 

Non pas faire fermer CNews, ce qui provoquerait un certain émoi, mais amener l’ensemble du PAF à l’autocensure. 

À moins d’un an de la présidentielle, le message est clair : toutes les opinions pourront s’exprimer, mais certaines coûteront plus cher que d’autres.

 

 Picture of Jean Kast

Par Jean Kast
Journaliste indépendant, culture et société
Source :    https://www.bvoltaire.fr/200-000-euros-contre-cnews-larcom-met-la-verite-a-lamende/?
 
jmlb 
 

LA RÉPONSE NE SAIT PAS FAIT ATTENDRE .....
 

Canal ne financera pas ceux qui lui « portent préjudice » : la gauche s’insurge !

Maxime Saada "n'oublie rien" et "reste sur [s]a position" !
Capture d'écran Le Figaro.
Capture d'écran Le Figaro.

Ils ont joué, ils ont perdu.

 

Ils ont joué, ils ont perdu.

 Le 27 juillet, Maxime Saada annonçait, sur son compte X, la signature d’« un nouvel accord historique entre Canal+ et les organisations du cinéma français », avec « près d’un milliard d’euros investis par Canal+ sur une durée inédite de 5 ans, entre 2028 et 2032, dans le cinéma français et européen ».

 Une annonce qui, loin de rassurer unanimement le monde de la culture, voit aussi la gauche s’insurger en apprenant que ces investissements ne concerneront pas ceux qui « portent préjudice à l’image de Canal+ » alors même que Maxime Saada les avait prévenus.

Un accord financier pour promouvoir le cinéma français

Sur X, le PDG de Canal se réjouit d’annoncer cet « engagement historique à la hauteur d’une conviction profonde », celle que « le cinéma français, le plus dynamique des cinémas européens et aux tout premiers rangs des cinémas mondiaux, mérite d’être soutenu, financé et accompagné ». Il se félicite aussi parce qu'avec cet accord, « Canal+ [reste le] premier partenaire du cinéma français et européen pour longtemps ».

Dans son communiqué, le groupe Canal+ insiste sur le fait qu’« au-delà de son importance économique, [ce nouvel accord] réaffirme un principe fondateur de l'exception culturelle française [et ses] signataires réaffirment ainsi leur volonté de préserver un modèle garantissant la diversité des œuvres, la pluralité des regards et des esthétiques, le renouvellement des talents et des écritures, et la vitalité de l'ensemble de la filière ». Une façon de couper court à toutes critiques par anticipation, à tous les procès d’intention qu’avaient formulés les signataires de la tribune « Zapper Bolloré », la veille du festival de Cannes.

Des signataires imaginatifs

En effet, ces derniers avaient jugé bon de crier au loup et d’alerter contre un péril fantasmé au nom de la lutte contre « un projet civilisationnel » de Vincent Bolloré dont « l’influence idéologique sur le contenu des films » ne serait pas longtemps « discrète », ils en étaient certains. « Voulons-nous prendre le risque que demain ne soient plus financés que des films de propagande au service d’une idéologie ? », demandaient ces 600 signataires, qui expliquaient qu’« en laissant le cinéma français aux mains d’un patron d’extrême droite, nous ne risquons pas seulement une uniformisation des films, mais une prise de contrôle fasciste sur l’imaginaire collectif ».

Des accusations auxquelles Maxime Saada avait répondu, en marge du festival de Cannes, en disant avoir « vécu cette pétition comme une injustice vis-à-vis des équipes Canal qui s'attachent à défendre l'indépendance de Canal+, et dans toute la diversité de ses choix », et en annonçant qu’« en conséquence, [il] ne travaillerai[t] plus, [il] ne souhaite plus que Canal travaille avec les gens qui ont signé cette pétition » puisque « si certains en viennent à qualifier Canal+ de "crypto-fasciste", alors [il] ne peu[t] pas accepter de collaborer avec eux ». Une réponse qui avait le mérite d’être claire et qui semblait bien naturelle.

Alors, si Canal+ renouvelle ses financements et continue d’affirmer sa volonté de financer le pluralisme et l’indépendance du cinéma français, comment s’étonner que ceux qui ont craché dans la soupe ne soient plus invités au festin ? Ainsi, « le dirigeant, interrogé mardi par l'AFP en marge des résultats de son groupe, a assuré qu'il "n'oublie rien" », rapporte France 24, qu’il « reste sur [s]a position qui est que si des gens portent préjudice à l'image de Canal+, on ne financera pas leur film ». `

Une décision frappée au coin du bon sens : on ne scie pas la branche sur laquelle on est assis impunément !

 

Défendre la diversité sans se faire insulter

Et pourtant… à gauche on s’insurge. « Chez Bolloré, la méthode est éprouvée », écrit L’Humanité, « les chefs regardent les têtes qui dépassent, les décapitent, et continuent leur petit bonhomme de chemin, en se glorifiant d’être les sauveurs de la presse, des médias, et, depuis hier, du cinéma français »

. Et le journal explique que « si les organisations professionnelles se réjouissent, cet accord pourrait s’avérer une vraie guillotine pour tous les créateurs, comédiens et techniciens, soit 4.200 personnes, qui se sont opposées, au moment du festival de Cannes en mai dernier et dans les semaines qui ont suivi, à l’hégémonie de Canal+ sur le secteur » et que « Vincent Bolloré, à la tête du groupe, de ses journaux à CNews en passant par les Relay, dans les gares, joue dans la cour de l’extrême droite, et a trouvé un moyen radical de se débarrasser de tous ceux qui contestent sa politique éditoriale et industrielle, au nom de la démocratie et du pluralisme ».

 

Autrement dit, le média s’étonne de ne pas voir le groupe Canal accepter gentiment de payer pour se faire insulter au nom de la diversité. Et il n’est pas le seul !

 

 Pour Les Inrocks, cet accord financier, c’est « une somme dont tout le monde ne pourra pas bénéficier.

 Vous êtes contre Vincent Bolloré ? N’espérez même pas recevoir un centime de cette enveloppe. »

 Le média n’a manifestement pas peur du ridicule, puisqu'il conclut : « La diversité, oui, à condition d’être dans "le bon camp"… »

 

Chacun pourra juger de l'ironie d'une telle sentence !

 

Picture of Victoire Riquetti

Victoire Riquetti
Journaliste
 
Source :   https://www.bvoltaire.fr/canal-ne-financera-pas-ceux-qui-lui-portent-prejudice-