mardi 21 juillet 2026

TRIBUNE : COUPE DU MONDE ET ÉTALAGE DU MAUVAIS GOÛT , SCANDALE ETC.......

 ⚽ Étalage de mauvais goût, indécence et scandale : la Coupe du monde, un révélateur de l’inconséquence du trumpisme

Étalage de mauvais goût, indécence et scandale : la Coupe du monde, un révélateur de l’inconséquence du trumpisme
Retrouvez le dernier édito d'Olivier Frèrejacques

La Coupe du monde de football vient de s’achever avec la victoire finale de l’Espagne contre l’Argentine. 

Les amateurs de ballon ont pu voir, comme toujours lors de ces agapes internationales, des matchs plus ou moins intéressants.

 Mais ce qui nous intéresse ici est ailleurs.


La compétition, dans son versant étasunien, a oscillé entre scandales et vilaines affaires en tout genre.

La Coupe du monde 2026 commençait mal.

 Organisé dans trois États géants (Canada, États-Unis et Mexique), avec les conséquences que cela implique en matière de transport à l’heure de l’« écoresponsabilité », le tournoi rassemblait 48 équipes au lieu de 32.

Le but : plus de matchs et donc plus de revenus…

 Avec, en prime, la mise en place de « pauses fraîcheur », à raison d’une pause durant chaque mi-temps pour que les joueurs boivent et, surtout, pour que les téléspectateurs ingèrent davantage de publicités.


Trump : la chute du vieux con blanc

Si le choix des trois États et le format à 48 relèvent de la Fédération internationale de football (FIFA), d’autres éléments sont directement imputables à l’actuelle administration américaine.


La finale a été entachée d’une cérémonie insupportable d’une demi-heure (au lieu d’un quart d’heure), faite de « spectacles » musicaux et de chorégraphies d’un goût particulièrement douteux, en dépit des qualités objectives de certains artistes présents.

On relèvera ici que, même en s’étant débarrassé d’une gauche « woke », on peut cultiver le mauvais goût de manière industrielle et véhiculer des valeurs tout aussi détestables, ou presque.


Le tournoi a aussi été l’occasion pour le président Trump de faire pression directement auprès de son compère hautement corrompu, Gianni Infantino, président de la FIFA, afin de faire annuler le carton rouge infligé à un joueur américain.


 Un comportement digne d’un président de république bananière.

Le début de la compétition avait déjà été assombri par le refus des États-Unis d’accueillir un arbitre de nationalité somalienne, pourtant titulaire d’un visa valide. 

Trump avait qualifié la Somalie de « pays pourri » en décembre 2025.

 Si la responsabilité directe du président américain n’est pas établie, son absence de réaction témoigne a minima d’un manque d’humanité et de simple bon sens. 

Enfin, le président des États-Unis a tenté, très lourdement, de s’incruster sur la photo de la victoire de l’Espagne…


On savait le président américain impulsif, volontiers menteur et grossier. 

 On découvre sans trop de surprise qu’il parvient à saper tout ce qui pourrait rendre son pays sympathique : esprit pionnier, goût de la liberté, sens du spectacle (le « show à l’américaine »).


Sa guerre ratée en Iran pour servir les intérêts d’Israël, son incapacité à mettre fin à la guerre en Ukraine en « 24 h », comme il l’avait promis, nous avaient déjà montré les limites du Trump diplomate. 

Sa Coupe du monde ratée en révèle un autre volet : son incurie.

 Pour la droite américaine, le mal est probablement plus profond encore. 


Empêtrée dans un héritage « MAGA » de plus en plus encombrant, elle défend une forme de patriotisme qui semble surtout servir les intérêts d’un chef d’État et de ceux qui bénéficient de ses faveurs, qu’il s’agisse d’entités étatiques ou de personnes physiques.

 

Olivier Frèrejacques
Président de Liberté politique


ET AUSSI


TRIBUNE LIBRE  !

Nouvelle tendance chez de nombreux footballeurs : un christianisme affiché avec fierté

Nos voisins espagnols affichent un catholicisme décomplexé qui se propage aussi en France. 

Et ailleurs.
Football stadium. Original public domain image from Wikimedia Commons
Football stadium. Original public domain image from Wikimedia Commons

« J’ai une croix et une image de la Vierge. Elles me donnent beaucoup de foi », a déclaré le joueur espagnol Ferran Torres, après la victoire de son équipe, hier soir, en Coupe du monde de football. « Je porte toujours un ruban de Notre-Dame du Pilier. Comme je suis un peu coquet, j'en ai de différentes couleurs pour les assortir à ma tenue

 », a également affirmé Luis de la Fuente, le sélectionneur de l’équipe d’Espagne. 

Des déclarations qui témoignent de la foi affichée de certains de nos voisins espagnols.



Le même phénomène se retrouve outre-Atlantique, en Amérique du Sud plus exactement, où l’avion de la sélection brésilienne a été aspergé d’eau bénite par deux canons, le 2 juin dernier. 

Un « baptême » qui n’a pas permis au pays du football d'emporter une sixième étoile, mais qui lui a tout de même ouvert les huitièmes de finale. 

Cela illustre un phénomène courant chez les populations latinos, mais qui se manifeste depuis quelques années également en France.


Les Bleus parlent aussi de leur foi sans complexe

Le footballeur Olivier Giroud, aujourd’hui retraité, est l’un des premiers à avoir parlé publiquement de sa foi. 

Une vidéo de la Fédération française de football pendant l’Euro 2016 le montrait dans sa chambre en train de lire un livre, Un moment avec Jésus.

 Il citait également un verset de l’épître aux Hébreux qui le touche spécialement : « Courons avec persévérance dans le combat qui est devant nous. »

N’ayant jamais caché sa foi, il porte aussi un tatouage du psaume 23, en latin, sur l’avant-bras : « Dominus regit me et nihil mihi deerit » (« L'Éternel est mon berger, je ne manque de rien »).

 Au moment de la parution de son livre Toujours y croire (Plon), en 2021, il déclarait : « Ma relation avec Dieu est l’une des explications à la force de caractère qui est la mienne. »

En mai 2017, au stade de Wembley, dans une ambiance complètement déjantée, il avait gagné la Coupe d'Angleterre avec son club d’Arsenal et s’était affiché avec un tee-shirt blanc sur lequel était écrit « Je suis le chemin, la vérité, la vie. Jésus. »


D’autres footballeurs de l’équipe de France sont aussi ouvertement chrétiens mais restent mutiques sur le sujet, tel Antoine Griezmann.

 Ce dernier arbore sur les bras des tatouages de la Vierge Marie, du visage de Jésus et la statue du Christ Rédempteur de Rio de Janeiro.

 Pour autant, il n’a quasiment jamais évoqué ce sujet en public, excepté en 2015 lorsque sa sœur réchappa de l’attentat du Bataclan : il avait confié : « Je remercie Celui qui est en haut. »

D’autres, encore, affichent aujourd’hui haut et fort leur appartenance à la chrétienté.


 Certains footballeurs sélectionnés en équipe de France durant le Mondial de 2026 s'affichent notamment sur les réseaux sociaux.

 Les joueurs Désiré Doué et Manu Kone écrivent tous deux, dans leur bio Instagram, « God is great », tandis que Maxence Lacroix se revendique « disciple de Jésus-Christ ».

 Par le passé, il a d’ailleurs posté des publications ou des vidéos en rapport avec Jésus.

 Il a même évoqué un miracle : Jésus l’aurait guéri après une prière. Désiré Doué, quant à lui, avait exprimé sa reconnaissance envers le Christ après la victoire du PSG en Ligue des champions face à Arsenal : « Je remercie mon Seigneur. »


L’international Brice Samba a parlé sans détours de ses croyances dans une interview accordée au Parisien, en juin 2024 : « Il s’agit d’un pilier de ma vie. Je suis chrétien, je crois en Jésus-Christ.

 Cela me définit avant tout, même avant mes enfants, mon épouse ou ma famille. […] 

Mes parents, aussi, sont très croyants.

 Quand j’ai quitté la maison pour rejoindre à 11 ans le centre de formation, ils m’ont juste donné une Bible. »


Un phénomène qui s’étend

Loin de l’entrisme islamiste souvent dénoncé, il existe donc aussi une foi chrétienne dans le monde du ballon rond, et même par-delà nos frontières. 

Lors de la dernière Coupe d’Afrique des nations, les joueurs nigérians s’étaient mis d'accord pour porter tous un bracelet muni d'une croix chrétienne.

 Une façon, pour eux, de témoigner leur soutien aux chrétiens persécutés au Nigeria.

 Les joueurs n’avaient pas communiqué sur le sujet, mais la marque Ballers In God avait tweeté : « La croix symbolise le sacrifice de Jésus, l’espoir au-delà de la souffrance et le souvenir de ceux qui ont perdu la vie pour leur foi ! »


Mode générationnelle ou volonté de suivre le Christ ?

Cette visibilité nouvelle de la foi chrétienne chez certains footballeurs révèle quelque chose de profond chez cette génération. 

La religion offre à ces jeunes sportifs de haut niveau un cadre rassurant dès lors qu’ils sont propulsés en stars mondiales engrangeant des millions d’euros, dans un univers où tout leur semble permis. 

En leur rappelant l’existence d’une autorité supérieure pour ceux qui y croient, la foi leur apparaît aussi comme une manière de demeurer alignés avec eux-mêmes.

 Elle les pousse à faire des choix plus conscients, dans un milieu où l'identité se confond souvent avec la performance.

Pourquoi cette génération semble-t-elle assumer publiquement ses convictions, peut-être davantage que ses aînés ?

 

Pour Jérôme Fourquet, directeur du département Opinion de l'IFOP, la France est passée d'un « catholicisme de tradition » à un « catholicisme choisi ».

 Cette évolution s'inscrit dans un mouvement plus large de quête de sens. Selon les enquêtes de l'IFOP, 47 % des 18-24 ans déclarent être en recherche spirituelle, contre 30 % des 50-64 ans. 

Une partie de la génération Z cherche ainsi à se réapproprier un héritage culturel et religieux qui ne lui a souvent pas été transmis. 

Nul doute qu''elle sera sensible à cette foi qui s'affiche, comme dans ces images de la petite finale dont l’Angleterre est sortie victorieuse. 

Elles montrent des joueurs des deux équipes mélangés, en train de prier ensemble à l’issue du match. 


Sans doute l’une des plus belles images à retenir de cette Coupe du monde.


Picture of Thomas Bertin


Source :   https://www.bvoltaire.fr

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