jeudi 19 février 2026

LE CLIP DE PROPAGANDE ROUGE:VERT " SOULÈVEMENTS " SUBVENTIONNÉ PAR VOS IMPÔTS !

 

Soulèvements : le clip de propagande rouge-vert subventionné par vos impôts

À la découverte d’un monde imaginaire où les punks à chien 
sont des poètes lettrés, bien peignés et qui sentent bon.
Copyright Sister Productions
Copyright Sister Productions

L’écolo-activisme est un monde étrange, dont un documentaire nous offre une heure et quarante-cinq minutes d’une intense propagande à travers seize témoignages.  

 

Soulèvements est une sorte de long clip publicitaire à la gloire des Soulèvements de la Terre, dont la dissolution pour violences avait été annulée en 2023 par le Conseil d'État.

Des punks à chien bien peignés

Tentant de rompre avec l’image d’un mouvement écologiste d’extrême gauche, surtout connu pour ses violences et son illégalisme de principe, et dont l’action directe fait le plus souvent office de réflexion politique, ce film s’avère être, d’une certaine façon, une fiction contant un monde merveilleux où les punks à chien et brutes épaisses à tee-shirt « Che Guevara » ont miraculeusement laissé la place à de jeunes et beaux bourgeois, lettrés et romantiques à souhait.

 

Le synopsis de la production nous invite à découvrir « un mouvement de résistance intergénérationnel porté par une jeunesse qui vit et qui lutte contre l’accaparement des terres et de l’eau, les ravages industriels, la montée des totalitarismes et fait face à la répression politique »

On y voit donc des gens « qui expérimentent d’autres modes de vie », en fait des « zadistes », essentiellement, mais peignés et propres sur eux ; véritables héros « bouleversant ainsi les découpages établis du politique et du sensible en nous ouvrant au champ de tous les possibles ».

Grandes sœurs de Sandrine Rousseau

Dans la salle 5 du cinéma parisien des Sept Parnassiens qui diffuse Soulèvements, nous sommes une douzaine. 

Essentiellement des femmes qui auraient toutes pu être les grandes sœurs de Sandrine Rousseau. 

 Soulèvements est un film militant, qui attire des militantes. 

Sans doute suis-je le seul à noter, pour en sourire, les contradictions de ces seize témoins qui défilent pour s’émerveiller de leurs exploits.

 

 D’entrée, une jeune éleveuse encartée à la Confédération paysanne fait risette à ses vaches en nous déclamant son amour pour la viande et la boucherie. 

Tant pis pour les camarades vegan.

 Et à quoi pense donc cette autre amie des Soulèvementeurs, qui déplore qu’on détruise « à jamais » une colline pour y mettre du béton ?

 Un moment, nous avions cru qu’il s’agissait des fondations d’un champ éolien… mais non, ce béton servira à construire l’autoroute A69. 

Ouf ! L’honneur écologiste est sauf…

 

Suivent plusieurs autres témoignages où l’on perçoit immédiatement la joie de détruire, de casser, voire de cogner ; beaucoup moins les raisons profondes de cet étalage d’énergie. 

Mais après tout, quelle importance ? 

Le documentaire nous prouve, avec le dernier intervenant, que la défense de la nature n’est finalement pas le plus important : ce qui compte, nous dit-il, c’est de lutter contre Bolloré, 

le RN, les fascistes, les nazis, le retours dézheuressombres… 

Fin du sketch.

Des amis verts, mais surtout très rouges

Étrangement, la production ne dévoile nulle part le montant de son budget pour ce film. 

Faute de quoi, vu sa durée et les plans réalisés, on peut raisonnablement penser que son coût global dépasse la moyenne budgétaire des documentaires, qui est de 433.000 euros. 

 

La liste des partenaires ayant financé le film est instructive, puisque composée d’organismes largement abreuvés pour la plupart par de l’argent public, donc celui des impôts de Nicolas : France 2 Cinéma, le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC), la région Nouvelle-Aquitaine, PROCIRE – ANGOA, ArteKino Production, la SACEM, la fondation Danielle-Mitterrand, la fondation Un monde par tous. Il y a aussi Doc Society, le « Loto » britannique. 

 

Et là, c'est donc John qui paie.

Mais, plus intéressante encore, est la liste des « organisations et structures amies du film ». 

On y trouve en effet un chapelet d’organisations dont le fil rouge est en effet très « rouge » et pas toujours très « vert » : Amnesty, Blast, le festival d’Avignon, la Fête de L’Huma, le GIEC, Greenpeace, la Ligue des droits de l’homme, Mediapart, Le Monde diplomatique, Politis, Reporterre, SUD Rail… 

 

Mais aussi le Syndicat de la magistrature. 

Quoi de plus logique, lorsque l’on est adepte de l’activisme illégal.

 

 Picture of Etienne Lombard

Etienne Lombard
Journaliste

 


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire