REVUE DE PRESSE !
L
a Macronie ne fait pas dans la dentelle, après le vote de 90 milliards d’euros d’aide à l’Ukraine, adopté ce 11 février au Parlement européen de Strasbourg par 458 voix pour, celles des macronistes et du centre droit, et 140 contre, parmi lesquelles celles du RN.
« Voter Bardella, c’est voter Poutine !, a lancé le député macroniste écologiste et européen Pascal Canfin.
Le RN le montre de nouveau en votant contre un nouveau paquet de soutien à l’Ukraine – 90 milliards d’euros, contre la liberté face à l’impérialisme russe. »
Les canons à gros calibre sont bien arrivés chez le député bourreau des agriculteurs français.
Avant le vote, la macroniste très alignée Nathalie Loiseau, toujours subtile, avait tiré dans le même sens. «
Si l'on avait besoin d'une preuve de plus que l'AfD ou Reconquête sont au service des intérêts de la Russie, nous l'avons.
Je vous enjoins, chers collègues, à voter contre la manœuvre dilatoire des petits télégraphistes du Kremlin. »
Pour ces courageux combattants sur le front des cocktails européistes, la victoire est donc acquise.
Les Ukrainiens auront de quoi financer la terrible guerre qu’ils mènent en effet héroïquement - et héroïquement seuls - contre la Russie.
Les mauvais coucheurs sont pro-Russes.
Et pourtant, les griefs du RN ne sont pas sans fondements.
« Chaque État, chaque peuple est mis à contribution sans son consentement », constate le chef de la délégation RN au Parlement européen Jean-Paul Garraud, dans une vidéo postée sur X.
L’emprunt est garanti par le budget européen qui compte sur les dommages de guerre de la Russie, mais la Russie ne remboursera pas, assure Garraud.
Qui, alors ?
La Belgique a refusé que l’UE ne se saisisse des avoirs russes qui auraient pu être mis à contribution.
C’est donc le contribuable européen qui paiera, répond le RN.
Et en tête, après l'Allemand, le contribuable français.
L'État français, qui ne fait pas de cadeau à ses agriculteurs, devra rembourser sa part : 16 milliards d’euros !
Enfin, Jean-Paul Garraud reproche aux centristes de financer à fonds perdu une guerre sans avoir dessiné le moindre plan pour en sortir.
Sans contrôle « sur l’utilisation réelle des fonds dans un pays où la corruption est généralisée » et sans préférence européenne dans les achats d’armes…
Les milliards de l’UE financeront les usines de canons de l’Oncle Sam… qui a justement cessé de financer.
L'UE, déjà 800 milliards d'euros de dette
La question se pose.
Le drame de l’Ukraine qui souffre le martyre, seule, face à l’agresseur russe et au redoutable « général hiver », est-il vraiment le souci des européistes ?
« Ils veulent arriver au plus vite au modèle mondialiste », nous confiait un élu européen RN, le mois dernier, alors qu’on évoquait déjà l’aide de 90 milliards.
Et si la crise ukrainienne n’était considérée par l’UE, comme toutes les crises, que comme un simple moyen d’accélérer le calendrier européiste ?
Tout est bon.
Encouragée notamment par Emmanuel Macron, l’UE s’est déjà lestée d’une dette de 800 milliards d’euros qui s’ajoute aux dettes abyssales des nations qui la composent : la dette, un ciment plus contraignant que tous les traités.
Côté français, en quelques jours, Emmanuel Macron a montré à nouveau sa fascination pour la dette, son mépris de la France et des générations futures, sa capacité à tout sacrifier à ses ambitions européennes dévorantes.
Menacé par le vent du boulet de la présidentielle, acculé du fait de ses errements à une forme de paralysie dans l’action, contraint d’inaugurer les chrysanthèmes tandis que les effets désastreux de sa politique apparaissent au grand jour, le Président prométhéen accélère la fuite en avant.
L’État approche désormais de la barre des 1.400 milliards d’euros.
En neuf ans.
Avec la compétence et la précision qui le caractérisent, notre ami Jean-Richard Sulzer montre dans son article à quel point Macron puise avec légèreté dans les capitaux publics.
Le chef de l’État l’explique tout bonnement dans un entretien au Monde : « Mario Draghi estimait à 800 milliards d’euros par an les besoins d’investissements publics et privés [de l’UE, NDLR] dans les technologies vertes et numériques. Si on ajoute la défense et la sécurité, on arrive à quelque 1.200 milliards d’euros par an. » À l'heure de rembourser, la France écopera du deuxième lot le plus lourd.
Sous le niveau étatique, les collectivités locales françaises portent, elles aussi, une dette de 250 milliards d’euros, fin 2023.
Comme le dit le professeur Sulzer, tous les yeux mondialistes convergent maintenant vers l’épargne des Français.
Dans sa fuite des réalités nationales, le forcené de l'Élysée, qui a fait toute la campagne de 2017 face à Marine Le Pen sur le thème de la compétence et de la responsabilité économique, pose désormais méthodiquement ses charges explosives aux endroits stratégiques, avant de quitter l’édifice.
Par
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