REVUE DE PRESSE !
Rima Hassan : des méfaits, des plaintes… et le silence des juges

L’ère de l’incroyable impunité de Rima Hassan arriverait-elle enfin à son terme ?
Ce mercredi 4 février, l’eurodéputée pro-palestinienne s’en est violemment prise à Laurent Duplomb, élu républicain à l’origine d’une initiative visant à réintroduire l’utilisation de certains insecticides dans un nouveau texte parlementaire.
« Plus de 2 millions de Français et Françaises s’y opposent mais cette ordure revient à la charge. Je me demande combien il a pris des lobbies de l’agro-industrie », a-telle persiflé, sur X.
Et l’égérie d’extrême gauche d’inciter les internautes à « poser la question » au sénateur, en pointant vers son adresse mail.
« Dans une démocratie qui va bien sa place est en prison », a-t-elle encore ajouté, dans un autre tweet.
Les Républicains souhaitent entamer les démarches pour permettre une levée de l’immunité parlementaire de l’eurodéputée insoumise. →https://t.co/kfR1dVcYIr pic.twitter.com/zbT3L4Mqty
— Le Figaro (@Le_Figaro) February 5, 2026
Insulté, le parlementaire Laurent Duplomb a annoncé saisir la présidence du Sénat. Il a également tenu à répondre directement à Rima Hassan.
« La seule chose, Madame, qui guide votre action politique est le chaos.
Car seul le chaos est finalement votre projet politique », a-t-il accusé.
Pour le sénateur LR, il n’échappe « à personne que tous les moyens sont bons, et surtout la défiance vis-à-vis des institutions UE, pour alimenter le projet anti européen de LFI ».
Vers une levée d’immunité ?
Les Républicains ne souhaitent pas en rester là.
C’est le cas, notamment, de Céline Imart qui avait déjà été confrontée elle-même à des attaques du même acabit.
Effarée par les insultes adressées à son collègue sénateur, la vice-présidente des LR pointe des propos « inacceptables ».
« Ce qu’elle dit est clairement une incitation à la haine, une inversion totale de toutes les valeurs du débat démocratique.
Je ne comprends pas que les élus de tous bords ne soient pas déjà en train de réagir ! », s’indigne Céline Imart.
Rima Hassan pourrait-elle voir son immunité parlementaire menacée par ses multiples dérives ? Pas sûr.
Il n’est pas possible pour un parti de demander une telle levée d’immunité tant qu’une juridiction française n’entame pas la démarche en France.
Et, comme chacun sait, la magistrature ne manifeste guère d’empressement à donner suite aux procédures visant certaines figures d’extrême gauche.
Néanmoins, les Républicains estiment que le dossier de l’eurodéputée dite « insoumise » est suffisamment chargé en matière de plaintes pour justifier une action.
« Il faudra bien que la justice sanctionne de tels comportements destinés à pourrir le débat public, qui ne peuvent que nourrir des fractures, voire un appel à la guerre civile », espère Céline Imart.
« Dans une démocratie qui va bien, sa place est en prison », quel joli complément de phrase vous avez écrit là @RimaHas.
Mensonges, incitation à la haine, diffusion de données personnelles : quand la malhonnêteté s’ajoute à la nocivité, vous êtes toujours au rendez-vous.Tous… https://t.co/bKA8ryXYSX
— Céline Imart (@CelineImart) February 5, 2026
Il se trouve qu’en août 2024 déjà, une cinquantaine de députés Renaissance avaient demandé la levée de l'immunité parlementaire de Rima Hassan.
Ils lui reprochaient sa participation à une manifestation pro-Hamas en Jordanie.
Les élus du camp présidentiel estimaient que l’eurodéputée LFI s’était « rendue coupable de provocation à la haine raciale, mais également d'apologie du terrorisme », par « ses nombreuses déclarations et par sa participation récente le 16 août 2024 à une manifestation antisémite pro-Hamas en Jordanie ».
Le groupe Renaissance avait déposé un signalement devant le procureur de la République sur la base de l'article 40 du Code pénal, des sanctions disciplinaires avaient été demandées à l’encontre de l’intéressée, une députée belge avait elle aussi demandé l'ouverture d'une enquête, François-Xavier Bellamy avait déposé plainte pour « menaces de mort » et « incitation à commettre un crime contre un élu »… en vain.
En dépit des éléments à charge, les poursuites n’avaient pas abouti et Mme Hassan s’en était tirée sans le moindre accroc.
La mise en danger d’un journaliste
Comme le savent les spécialistes de la délinquance, l’absence de sanction engendre la récidive.
Cette maxime pourrait également s’appliquer à certains élus d’extrême gauche : à défaut de butée réelle et dissuasive, ils vont toujours plus loin.
Après les élus, Rima Hassan s’en prend désormais aux journalistes.
Mercredi 4 février, la députée européenne a ainsi publié sur X un message dans lequel elle nomme et désigne comme cible l’un de nos confrères, employé au service « international » du Parisien et auteur d’un article sur les liens de Jeffrey Epstein avec la Russie.
Ce journaliste, écrit-elle en taguant son nom, « a signé ce papier. Pour mieux nous faire oublier la piste du Mossad ».
Dans une autre mention, elle persiste dans son obsession antisioniste et suggère à sa communauté de taper « Israël » puis « génocide » sur le compte du journaliste incriminé. Une mise en danger dénoncée par la SDJ du Parisien.
« Cet appel à peine déguisé au lynchage en ligne a été reçu 5/5 par des propagateurs de haine, qui ont, dans les heures qui ont suivi, envoyé à notre confrère des dizaines de messages d’une violence inouïe, pour beaucoup à caractère antisémite, et pour certains des appels au meurtre. (…)
Nous sommes d’autant plus indignés que la personne à l’initiative de ce torrent nauséabond est une élue de la République, qui devrait – plus que n’importe quel citoyen – s’attacher à défendre, ou à tout le moins respecter l’état de droit et la liberté de la presse ».
Nous soutenons notre confrère du service International de la rédaction de @leparisien, cible d’une attaque intolérable.
— SDJ Le Parisien (@sdj_Le_Parisien) February 5, 2026
Sur X, le correspondant européen à Libération, Jean Quatremer, a lui aussi dénoncé les agissements de l’élue LFI. « L'impunité de la députée européenne Rima Hassan qui viole toutes les valeurs de l'Union doit cesser.
Que fait la justice qui est pour le moins inerte dès que LFI est en cause ?, s’est-il interrogé, non sans raison.
Cette femme est un danger pour la démocratie ! ».
Comme sur tant d’autres sujets, la balle est désormais dans le camp de la Justice.
Espérons qu’il reste encore quelques juges insoumis aux « Insoumis »…
ET AUSSI
France Inter : le militantisme politique sous couvert d’humour

La scène était d’une violence symbolique inouïe.
Vendredi 30 janvier, l’émission de France Inter Zoom Zoom Zen, animée par Matthieu Noël, a élu résidence dans l’auditorium de la chapelle Corneille à Rouen.
C’est dans ce cadre très catholique qu’un humoriste à la barbe fournie nommé Merwane Benlazar a livré un discours aux intonations résolument identitaires.
« J'aime imaginer Pascal Praud tomber sur cette image, tomber sur moi à la place du prêtre dans une cathédrale !, débuta-t-il, hilare et conquérant.
J'ai rêvé de ça toute ma vie, les gars, faire le prêche dans une église !
Après, on m'a dit qu'elle était désacralisée. Je sais même pas ce que c'est…
J'ai peur que la réponse ce soit : en laissant Merwane Benlazar y faire une chronique ! »
"Pascal Praud est un facho…"
selon Merwane Benlazar en représentation pour France Inter dans une église "désacralisée" à RouenOn notera que le public de France Inter applaudit à tout rompre (car on vous le répète le service public s’adresse à TOUS les publics) pic.twitter.com/0OfcxCTBos
— Destination Télé (@DestinationTele) January 31, 2026
Si l’Arcom verra sans doute dans cette séquence une banale pastille humoristique, d’autres y ont vu une scène lourde de sens. « "J'ai rêvé toute ma vie de ça, les gars, faire un prêche dans une église".
Cet humoriste pas drôle devrait être pris au sérieux », a ainsi alerté l’anthropologue Florence Bergeaud-Blackler.
Rappelons, en effet, que deux semaines à peine plus tôt, le même « humoriste » avait tenu un discours très politique sur la même antenne, appelant les médias à ne plus donner la parole aux représentants de « l’extrême droite ».
Le président de la commission d’enquête sur la neutralité de l’audiovisuel public, Jérémie Patrier-Leitus, avait alors réagi et qualifié de « grave et inacceptable » cet appel à la censure, mais la direction de Radio France n’avait pas émis la moindre réserve.
Faux humour, vrai militantisme
Le même jour, dans le même lieu, une autre « humoriste » de service public s’est distinguée par un sketch dans lequel elle envisageait avec joie la mort de Jordan Bardella et Marion Maréchal.
« Balançons des poux pleins de typhus au siège du RN et voyons ce qui reste ! », proposa-t-elle, déclenchant les rires de l’assistance.
Et la dénommée Camille Lorente de conclure sa chronique par un appel à l’exécution de la nièce de Marine Le Pen : « Si tu veux, on l’achève ! »
Ces propos ont ensuite été signalés à l’Arcom par des auditeurs.
Une "comique" de France Inter chante la mort de Jordan Bardella et Marion Maréchal
C’est de l’humour évidemment On notera que le public de France Inter applaudit à tout rompre (car on vous le répète le service public s’adresse à TOUS les publics) pic.twitter.com/jY1qkvN9EP
— Destination Télé (@DestinationTele) January 31, 2026
Qu’on ne s’y trompe pas. M. Benlazar et Mme Lorente ne surgissent pas de nulle part. Ils s’inscrivent dans une longue tradition d’« humour » de gauche à France Inter, où le rire sert de cache-sexe à l’engagement militant.
Avant eux, il y avait eu la délicieuse Marie de Brauer et ses sketchs récurrents contre Pascal Praud et « la propagande d’extrême droite » qui serait véhiculée sur CNews, Swann Périssé qui dit assumer publiquement ses « idées de gauche », Mahaut Drama qui participe à des débats organisés par Mediapart contre « l'extrême droite » ou encore Guillaume Meurice, finalement dégagé de Radio France et refourgué à Radio Nova après une énième blague jugée antisémite.
Mention spéciale, enfin, à l’ineffable Charline Vanhoenacker qui, entre deux chroniques aussi paresseuses qu’engagées, n’hésite plus à demander la mise en place d’un cordon sanitaire médiatique contre l’extrême droite, comme c’est déjà le cas chez elle, en Belgique. «
C'est quelque chose qui m'a profondément choquée quand je suis arrivée en France. Je disais : "Mais vous donnez la parole à l’extrême droite, comme ça, en direct matin, midi et soir ?" », confiait-elle, en décembre 2025.
« En plus de Marine Le Pen, ils invitent un révisionniste comme Patrick Buisson », s’indignait-elle encore, le mois suivant, invitant l’audiovisuel public français à encore davantage de sectarisme.
L’humoriste belge de France Inter Charline Vanhoenacker ne comprend pas pourquoi le RN peut autant s’exprimer en France
["Vert le média" 16/12/2025] pic.twitter.com/axV64Nw4fq— Destination Télé (@DestinationTele) January 2, 2026
De Merwane Benlazar à Charline Vanhoenacker en passant par Marie de Brauer, l’« humour » à France Inter n’est plus qu’un cache-misère idéologique : une succession de chroniques où l’on feint la satire pour mieux pilonner, toujours dans le même sens, les figures du camp d’en face.
Ces amuseurs subventionnés transforment ainsi le service public en scène de meeting permanent — le cachet en plus, le courage en moins.
Car pour eux, « l’humour est de gauche », forcément de gauche, comme l’affirme Alex Vizorek, autre Belge qui a longtemps sévi à Radio France.
Et tant pis pour ces millions de Français de droite, moqués à longueur de journée, mais priés de passer à la caisse en fin de sketchs.


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