mardi 10 février 2026

ÉLECTIONS MUNICIPALES À MARSEILLE ! L' ACTUALITÉ JUDICIAIRE À MARSEILLE EST DÉCIDÉMENT TRÈS RICHE !

 REVUE DE PRESSE !

Delogu exonéré de tout lien avec le narcotrafic : à Marseille, la campagne des municipales vire au feuilleton policier

 

Pagnolades en série

 

Par Gaël Vaillant

Publié le 

 

Le député Sébastien Delogu, candidat des Insoumis à la mairie de Marseille, a été entendu dans le cadre d’une affaire de narcotrafic. 

L’intéressé dénonce une « calomnie » quand ses opposants, notamment à gauche, exigent des explications. 

 

Le parquet a finalement annoncé clore l'enquête ce 8 février.

On ne s’ennuie jamais lors des campagnes municipales à Marseille.

 Coups fourrés et rebondissements judiciaires y donnent toujours une coloration atypique. 

 

Et en une semaine, la cité phocéenne a, une nouvelle fois, démontré sa capacité à mêler vie politique et problèmes judiciaires. 

 

 Le député Sébastien Delogu, candidat des Insoumis à la mairie, a été ainsi entendu en audition libre par la police ce dimanche 8 février, avant que le parquet n'annonce finalement clore l'enquête sans poursuites. 

 

Des informations, publiées par Le Canard enchaîné plus tôt dans la semaine, faisaient état d’échanges présumés avec un dealer. 

 

C’est la troisième fois en un an que le député doit gérer ce type de situation. 

 

En début d’année dernière, il avait déjà été condamné à 5 000 euros d’amende pour violences aggravées – il n’a pas fait appel – et il fait par ailleurs l’objet d’une autre enquête pour recel de vol.

 

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Selon Le Canard enchaîné, deux hommes avaient été arrêtés et l’un d'eux aurait eu des échanges réguliers avec le député sur « la livraison de colis »

 

Sébastien Delogu a confirmé à BFM Marseille Provence qu’il voulait répondre « le plus rapidement possible aux enquêteurs pour mettre fin à ces accusations qui relèvent de la calomnie ».

 

 

L'audition a bien eu lieu dimanche comme l'a relaté ensuite Me Taguelmint, l'avocat du député. 

 « Il n'y a aucun lien de quelque manière que ce soit entre Sébastien Delogu et le trafic de stupéfiants », a déclaré à l'AFP le conseil à l'issue de l'audition, qui a duré selon lui « trois quarts d'heure ». 

 

 L'avocat a expliqué avoir fourni « des justificatifs, factures d'achats » qui montrent que Sébastien Delogu a été en contact avec un livreur pour réceptionner « des meubles ». 

 

« Il s'avère que la personne qui travaillait pour la société de livraison a, elle, été condamnée pour trafic de stupéfiants dans une procédure dans laquelle nous ne sommes évidemment pas impliqués », a développé Me Taguelmint, précisant que son client ne connaissant pas ces informations.

 

 

À CHACUN SON ENQUÊTE

 

Voilà donc le dernier rebondissement d’un feuilleton qui pourrait s’appeler « Moins belle la ville ». 

 

À quelques semaines des municipales des 15 et 22 mars, un quatuor en tête des sondages s’écharpe, exploitant la moindre des polémiques. 

 

D’un côté, l’Insoumis Sébastien Delogu met la pression sur Benoît Payan, le maire socialiste sortant qui a réuni une coalition de gauche – ce qui n'empêche pas le premier d'envisager une alliance au second tour. 

 

De l’autre, Martine Vassal, la candidate de la droite et du centre, est devancée par le candidat RN Franck Allisio.

 

Selon les sondages, l’affiche du second tour semble réunir Payan et Allisio, mais tout est en réalité très ouvert. 

 

Et chacun se traîne son lot de polémiques. 

 

Depuis six mois, Martine Vassal, qui est présidente du conseil départemental des Bouches-du-Rhône et présidente de la métropole Aix-Marseille, est visée par une enquête préliminaire ouverte pour détournement de fonds et trafic d’influence. 

 

 Le député du RN Franck Allisio a, lui, été cité dans une enquête pour détournement de biens publics en mai dernier.

 

L'actualité judiciaire à Marseille est décidément riche. 

 

Une enquête préliminaire a été ouverte ce mardi 3 février sur les chantiers du Plan écoles.

 

L’ancien préfet des Bouches-du-Rhône, Georges-François Leclerc, a en effet signalé à la justice des soupçons de favoritisme dans l’attribution des marchés de rénovation gérés par la Société publique des écoles marseillaises (Spem), copilotée par l’État et la Ville. 

Pour Sébastien Delogu, « les faits dénoncés sont graves » : il intime Benoît Payan de « s'expliquer ».

 

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Mais tous savent bien profiter du dernier rebondissement qui chasse les précédents. 

 

Pour preuve, la coalition menée par Benoît Payan n’a pas manqué l’annonce de l’audition de Sébastien Delogu pour « exiger » des explications. 

 

 « Aucune forme de lien ne peut exister avec les narcotrafiquants », a encore martelé l’alliance de gauche dans un communiqué. 

 

Face à cette réaction, l’équipe de campagne de Sébastien Delogu a dénoncé une « polémique infamante » émanant de… « l’extrême droite ».

 

 Les électeurs, eux, ont déjà sorti le pop-corn.

 

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