vendredi 6 février 2026

LES FEMMES , CIBLES PRIORITAIRES DE L' ISLAMISME !

 


 

 



« Il est minuit moins deux » avant que la France ne devienne un Belgikistan…

 

Ce sont les mots de Fadila Maaroufi (Observatoire européen des fondamentalismes), lors de l'événement BV du 30 janvier.
@Raphëlle Rivola
@Raphëlle Rivola

« Il est minuit moins deux.

 » C’est par cette formule que Fadila Maaroufi, directrice de l'Observatoire européen des fondamentalismes qu'elle a co-fondé avec Florence Bergaud-Blackler, a résumé l’état d’urgence civilisationnelle dans lequel se trouve la France. Invitée à notre table ronde lors de l'événement BV « Urgence - Françaises en danger », le 30 janvier dernier, aux côtés de l’essayiste Julien Rochedy, elle a livré, avec lui, un diagnostic sans concession sur l’islamisme et la responsabilité d’un féminisme de gauche préparant le terrain au remplacement d’une civilisation par une autre dans laquelle la femme ne ressortira assurément pas gagnante si rien ne change.

 

 Face à ce qu’ils qualifient de « fascisme islamique », les deux intervenants ont appelé à un réarmement intellectuel, culturel et physique pour apprendre à se défendre.

« Posture Bisounours »

Pour Fadila Maaroufi, qui a infiltré des lieux musulmans fréquentés par les femmes, l’urgence est totale : « Je ne pense pas que nos sociétés européennes puissent tenir encore cinquante ans si elles continuent à se laisser gangrener par la civilisation islamique. 

» Nous voilà prévenus.

 L’anthropologue belge prend exemple sur son pays qui a « complètement abandonné ses valeurs », jusqu’à effacer ses symboles chrétiens, citant « la polémique autour de la crèche : visages effacés, tenues modifiées, disparition de références culturelles pourtant constitutives de notre Histoire ».

 

Les attentats de 2015 et 2016 auraient pu provoquer un réveil - du moins l'espérait-elle.

 Mais non. 

 « Je pensais qu’il y aurait un sursaut. 

Je croyais que nos sociétés allaient se mobiliser. 

 

Mais j’ai constaté l’inverse : un abandon, une posture que j’appelle "Bisounours", où l’on préfère déposer des fleurs et des peluches plutôt que de se défendre. 

 

» Depuis le 7 octobre 2023 et l’explosion des actes antisémites, Fadila Maaroufi alerte : « On a commencé avec les Juifs, mais on finira avec les chrétiens et les autres minorités.

 

 » Pour l’anthropologue, il ne s’agit pas de phénomènes isolés mais bien plutôt d’un combat global : « Que ce soit depuis Israël, Bruxelles ou la France, nous avons le même combat. »

 

Interrogé à son tour sur le recul de notre civilisation, Julien Rochedy désigne un complice intérieur : le féminisme de gauche. 

 « Dans cette vision du monde, le mal serait incarné par un seul groupe : le mâle blanc. 

Ce serait lui la cause de toutes les dominations, de toutes les violences, de tous les schémas culturels oppressifs. 

Dans ce cadre, tout ce qui affaiblit les civilisations européennes : immigration massive, islam, autres cultures, devient acceptable voire souhaitable, puisqu’il s’agit d’affaiblir ce patriarcat fantasmé. »

 

Les femmes, cibles prioritaires de l’islamisme

Pourquoi les femmes sont-elles toujours les premières visées lorsque les islamistes prennent le pouvoir ? 

La réponse de Fadila Maaroufi est limpide : « L’éducation passe à travers les femmes. » Les Frères musulmans l’ont compris depuis longtemps. 

 

 « Ils sont dangereux parce qu’ils sont intelligents. Ils nous ont étudiés.

 Ils comprennent notre fonctionnement démocratique et utilisent nos propres outils contre nous, poursuit-elle, avant de nous mettre en garde : Nous avons fait preuve d’arrogance, en Occident.

 Nous n’avons pas pris la mesure du danger. 

Il est urgent de former notre jeunesse, notamment à l’université, avec de véritables chercheurs critiques de l’islamisme, et non des discours anesthésiants sur l’islamophobie. » 

 Autre signe de faiblesse que pointe l'anthropologue : « Nous restons divisés, notamment à cause d’idéologies comme le wokisme ou certains mouvements transactivistes, qui forment parfois des alliances paradoxales avec l’islamisme. 

Dans leur logique, soutenir ces mouvements permettrait de détruire la société occidentale. 

Affaiblir la famille, la transmission, la capacité de défense, c’est affaiblir la civilisation. »

 

Ainsi, pendant que des femmes iraniennes risquent leur vie pour retirer le voile, nos féministes de gauche, elles, le revendiquent. Julien Rochedy abonde : « Elles passent leur temps à se tromper de combat. » Il y voit « un amour pour l’exotisme » et une haine de leur propre civilisation. 

Les « masculinistes » deviennent l’ennemi numéro un. « Je suis masculiniste en chef », ironise-t-il, dénonçant « des contre-feux allumés en permanence » pour éviter de regarder « ce qui met en péril la liberté des femmes et leur sécurité dans la rue tous les jours ».

 

Entre aveuglement idéologique et entrisme islamique, face à ce constat lucide sur les menaces qui pèsent sur les femmes leur promettant un « grand asservissement », thème de notre table ronde, tout est-il perdu d’avance ?

 

 Faut-il désespérer ? « Regardez cette salle pleine. 

Nous ne sommes pas seuls, répond Fadila Maaroufi, sous les applaudissements.  

On tente d’effacer notre culture, mais les prises de conscience progressent. » 

 Julien Rochedy conclut à son tour, bien applaudi lui aussi : « Les femmes françaises, les femmes européennes sont en danger » et « contre des hommes méchants, il n’y a que d’autres hommes qui peuvent défendre les femmes aussi, alors vive la masculinité ! »

 

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Iris Bridier
Journaliste à BV     https://www.bvoltaire.fr/
 

 


 
 



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