mardi 13 janvier 2026

QUAND LE PATRIOTISME ÉCONOMIQUE RETROUVE SA PLACE ! LA RÉPONSE CLAIRE DES DISTRIBUTEURS !

 

Accord UE-Mercosur : la grande distribution française refuse d’être complice

Photo : OpenVerse

Alors que l’Union européenne a donné son accord pour signer un accord de libre-échange avec les pays du Mercosur, les principaux acteurs de la grande distribution en France ont choisi de ne pas ouvrir leurs magasins aux produits importés depuis l’autre côté de l’Atlantique. 

 

Face à une possibilité d’inonder le marché national de viandes et volailles sud-américaines, les enseignes hexagonales tranchent : non, ces produits ne seront pas vendus dans leurs rayons.

 

Cette position n’est pas un simple effet d’annonce, mais une déclaration ferme de volonté de préserver les filières locales. 

La France, déjà mise à rude épreuve par des décennies de concurrence mondiale, ne peut se permettre de voir ses élevages concurrencés par des importations répondant à des normes moindres.


Une réponse claire des distributeurs

Invité sur un plateau de télévision, le président du groupement Les Mousquetaires a été sans équivoque : la décision avait été prise il y a un an, et elle reste inchangée.

 Intermarché, Netto et consorts n’achèteront pas ces viandes importées, même dans des préparations comme le poulet de paella de marque distributeur. 

Carrefour, Système U et Leclerc, selon lui, partageraient la même détermination.

Pour Carrefour, par exemple, l’impact de l’accord, estime son PDG, devrait rester marginal. 

Le groupe affirme s’approvisionner presque exclusivement en produits français : la majorité de la volaille, du bœuf et du porc vendus en magasin proviennent de l’Hexagone. 

Aucun changement ne serait envisagé dans cette stratégie, malgré le traité.

Chez Coopérative U, le discours est tout aussi tranché. 

Importer des produits de l’Amérique du Sud qui ne respecteraient pas les mêmes exigences que celles imposées en France ne serait pas envisageable, affirme son dirigeant. 

Cette approche ne concerne toutefois que ce que l’enseigne peut maîtriser directement : pour des produits comme les fruits exotiques — mangues, avocats — qui ne poussent pas en Europe toute l’année, l’importation reste nécessaire pour satisfaire les consommateurs.

Ce refus franc de distribuer certaines viandes sud-américaines est accueilli avec soulagement par les éleveurs français et nombre de citoyens attachés à la qualité et à la traçabilité des aliments. 

Il signifie aussi un appui implicite à la souveraineté alimentaire, en rejetant une globalisation qui souvent a pris le pas sur des productions locales.

Quand le patriotisme économique retrouve sa place

Dans un contexte où les grandes lignes du commerce mondial sont parfois dictées sans tenir compte des réalités nationales, cette posture des distributeurs apparaît comme une forme de résistance. 

Elle rappelle que la défense des filières locales n’est pas qu’un slogan politique, mais peut se traduire concrètement dans les décisions d’achat et d’approvisionnement.

Ce n’est pas la fin du débat sur l’accord UE-Mercosur, mais ce refus ferme de laisser entrer massivement des produits qui pourraient fragiliser l’agriculture française sonne comme un signal fort : 

 la France veut protéger ce qui fait sa force et son identité, jusque dans l’assiette des consommateurs.

 

https://lejdf.fr/accord-ue-mercosur-la-grande-distribution-francaise-refuse-detre-complice

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