vendredi 9 janvier 2026

COMME À MARSEILLE : QUAND L' AUTORITÉ DE L' ÉTAT EST UNE NOTION ABSTRAITE .......

 

Orange de nouveau en fuite à Marseille : victoire des dealers sur la République

Photo : Ray Tiller

L’annonce est tombée comme un couperet : le site d’Orange à Saint-Mauront, fermé quinze jours à la fin de l’année pour « sécurité des salariés », fermera de nouveau ses portes, cette fois après la découverte d’impacts de balles sur la façade et dans une salle de réunion

Un mois à peine après une réouverture timide, voilà l’opérateur contraint au télétravail et à déplacer ses équipes « le temps de l’enquête ».

Ce qui aurait dû être un événement exceptionnel est devenu symptôme. 

Dans ce quartier sensible de Marseille, l’entreprise est rattrapée par la violence que tous savent présente mais que personne ne souhaite affronter frontalement. 

On parlait de « compliqué » en terme policier ? 

 

Nous vivons désormais l’ère où un grand groupe international plie bagage face à des tirs, en plein cœur de la deuxième ville de France.


Il ne s’agit plus seulement de protéger des salariés — objectif nécessaire, bien évidemment — mais de constater que, dans certains lieux, l’autorité de l’État est une notion abstraite. 

 

Le narcotrafic, lui, a une présence bien réelle et structurée.

 Le fait qu’un opérateur historique doive fermer un site pour échapper aux balles et aux pressions, c’est l’aveu que la République, sur le terrain, a baissé les bras.

La réponse d’Orange, qui invite ses collaborateurs à travailler ailleurs ou à domicile, ressemble à un expédient désarmé. 

À la place d’une mobilisation concertée entre forces de l’ordre, autorités locales et entreprises, on a une fuite en avant qui remet en cause la crédibilité même de l’intervention publique sur la sécurité. 

À force de geler des opérations policières, de diluer la loi dans des discours de bonne volonté, on finit par céder la place.

Les syndicats, indignés, parlent de tartufferie et de fausses promesses.

 Leur colère est la traduction d’un malaise profond : ici, ce n’est plus seulement l’insécurité qui est pointée, mais l’incapacité des pouvoirs à inverser une tendance lourde. 

Marseille n’est pas l’exception, elle est le miroir d’une incapacité globale à définir et défendre un ordre régalien.

Ce renoncement a un coût. 

Au-delà de l’image, c’est la compétitivité, l’emploi et la cohésion sociale qui sont en jeu. 

Quand une multinationale est forcée de détourner ses activités ou d’augmenter le télétravail pour échapper à des zones de non-droit, c’est tout un modèle de société qui vacille.

Le débat n’est pas seulement local, il est national. 

Faut-il continuer à gérer par l’acquiescement et l’ajournement ? 

Ou bien retrouver une politique ferme de rétablissement de l’autorité, d’application stricte de la loi, et de soutien réel aux entreprises et citoyens pris en étau ?

 Marseille n’est que le symptôme d’une France qui se délite, où les zones de faible contrôle deviennent des enclaves où la République se fait absente.

Le choix de la passivité aura des conséquences durables si rien ne change. Stigmatiser n’est pas suffisant, agir est impératif.

 Voilà le défi qu’Orange et toutes les autres institutions doivent désormais imposer à nos gouvernants — ou accepter que la violence dicte l’ordre des choses.

Aucune entreprise ne devrait être contrainte de redouter pour ses salariés la simple exécution de leur travail. 

Voilà ce que signifie vraiment ce nouveau recul à Marseille.

 

Source :   https://lejdf.fr/

 

 jmlb

L es causes   ???


 

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