dimanche 11 janvier 2026

LA BD " BLUEBERRY " DE CHARLIER / GIRAUD CONSTITUE LA RÉFÉRENCE DE LA BANDE DÉSSINÉE !

 REVUE DE PRESSE !

Sur la piste de Blueberry (bande dessinée).

En matière de western, la bande dessinée Blueberry, créée par Jean-Michel Charlier (scénario) et Jean Giraud (dessin), constitue la référence. 

A l’occasion de l’anniversaire de la sortie en 1965 de Fort Navajo, le premier album, les éditions Dargaud ont fait appel à un collectif de scénaristes et de dessinateurs pour proposer quatorze nouvelles histoires courtes.

1- Les aventures de Blueberry.

Mike Steve Donovan nait en 1843, dans une riche famille sudiste esclavagiste de Géorgie. Il est issu d’un père irlandais et d’une mère créole, descendante d’une famille française de Louisiane. 

Destiné à devenir un gentilhomme du Sud, il apprend à monter à cheval et à manier les armes à feu. Inscrit dans un collège jésuite à La Nouvelle-Orléans, il apprend à lire et à écrire.

 Mais afin d’éviter une accusation de meurtre, il doit prendre la fuite à l’issue d’un coup monté. 

Il cherche alors à rejoindre les lignes nordistes pour échapper à la justice sudiste. Surpris par une patrouille yankee qui lui demande son identité, son regard se pose sur un buisson de myrtilles (« blueberry » en anglais). 

Il devient donc le soldat yankee Blueberry et accomplit de nombreuses missions périlleuses en territoire sudiste. 

Il est promu lieutenant au sein de la cavalerie des États-Unis. 

Après la guerre de Sécession, il est affecté à Fort-Navajo, un poste isolé au cœur du territoire apache. 

Lors des guerres indiennes, il joue un rôle fondamental dans la négociation des traités de paix avec Cochise. 

Puis il participe à la construction du chemin de fer transcontinental.

 Exclu de l’armée, il devient simplement « Mister Blueberry ». Revenu à la vie civile, il est mêlé à un complot visant à assassiner le président des États-Unis, Ulysses S. Grant.

 Accusé, il devient un hors-la-loi et se cache parmi les tribus indiennes, avant d’être réhabilité et devenir joueur de poker dans la ville de Tombstone, où il est mêlé à la fusillade d’OK Corral.

2- Les créateurs Jean-Michel Charlier et Jean Giraud.

En 1963, Jean-Michel Charlier cherche un dessinateur pour un western à paraître dans la revue Pilote et en parle à Jijé, qui lui propose alors son assistant, Jean Giraud.

Le scénariste Jean-Michel Charlier, né en 1924 à Liège, fait ses études chez les jésuites et découvre le scoutisme. 

En mai 1940, lorsque les Allemands envahissent la Belgique, il travaille comme ambulancier. 

Peu assidu à l’université, l’Occupant le condamne à un an de travail obligatoire en Allemagne. Il est sauvé par un médecin allemand qui le fait passer pour tuberculeux. Il travaille alors dans une fonderie belge. 

À la fin de la guerre, il rejoint la résistance. Après guerre, parallèlement à ses études de droit, il est embauché comme dessinateur à la World Press, qui fournit du contenu aux éditions Dupuis. Après l’obtention d’un doctorat en droit, il intègre comme stagiaire un cabinet d’avocat. 

Mais au bout de quelques semaines, il réalise qu’il préfère dessiner dans Spirou. Il se lie d’amitié avec Victor Hubinon, et réalise avec lui plusieurs récits, dont L’Agonie du Bismarck et une biographie de Surcouf. Jean-Michel Charlier s’occupe du scénario et y dessine les bateaux.

 En 1947, sa série Buck Danny fait son apparition dans Spirou. Il lance une série didactique racontant un épisode historique, intitulée Les Belles Histoires de l’oncle Paul, dans une formule courte de quatre pages, qui connaitra également un très grand succès. 

En souvenir de ses années de scoutisme qui ont été selon lui extraordinaires, il réalise dans Spirou, avec Mitacq, la série La Patrouille des Castors. 

Dans le premier numéro de Pilote, qui sort en 1959, Charlier scénarise trois nouvelles séries : Les Aventures de Tanguy et Laverdure, Barbe-Rouge et Jacques Le Gall, dessinées respectivement par Albert Uderzo, Victor Hubinon et Mitacq. En 1962, il réalise une série de reportages lors d’un voyage aux États-Unis. 

En rencontrant la tribu des Pueblos, il a l’idée de réaliser une bande dessinée de style western. 

La première aventure de Blueberry est publiée le 31 octobre 1963 dans Pilote, intitulée Fort Navajo. Après une carrière de présentateur à la télévision, il meurt en 1989 à Paris.

 On retient de lui ses intrigues d’une grande complexité, au rythme soutenu, s’étalant sur plusieurs albums.

Le dessinateur Jean Giraud, connu sous son vrai nom et sous les pseudonymes Mœbius et Gir, nait en 1938 à Nogent-sur-Marne. À l’âge de 16 ans, il commence une formation technique à l’École supérieure des arts appliqués Duperré, à Paris. 

À 18 ans, il publie ses premières illustrations pour la publicité, la mode ou la décoration. Il crée en 1956 sa première bande dessinée, Frank et Jérémie. En 1962, il devient l’apprenti de Jijé. 

En 1963, Jean-Michel Charlier cherche un dessinateur pour un western à paraître et en parle à Jijé, qui propose Giraud. 

Ainsi commencent les aventures du lieutenant Blueberry. 

En mai 1968, il est l’un des instigateurs du « tribunal du peuple » qui fait comparaître René Goscinny dans une brasserie pour le mettre en accusation comme « valet des patrons » ! À partir de la fin des années 1960, Jean Giraud illustre une série de magazines et de livres de science-fiction, signées Mœbius. Arzach, œuvre de science-fiction originale, le fait connaître à l’étranger.

 Il est engagé en 1977 par Ridley Scott pour participer à la conception graphique des costumes d’Alien, le huitième passager. 

En 1978, à Tahiti, il se rapproche de Jean-Paul Appel-Guery, gourou de la secte Iso Zen et y reste sept ans. En 1986, Jean Giraud part vivre à Los Angeles et travaille sur des films américains. 

Il est sacré « meilleur artiste des arts graphiques » par le ministre français de la culture de l’époque, Jack Lang, et est décoré de l’Ordre des Arts et des Lettres par François Mitterrand. 

En 1997, Luc Besson l’engage pour travailler sur Le Cinquième Élément. Jean Giraud meurt en 2012. 

Il reste dans les mémoires pour son style graphique très varié, pouvant aller du réalisme des aventures du lieutenant Blueberry aux épures lyriques d’Arzach.

Blueberry connait également deux séries parallèles.

La Jeunesse de Blueberry (de 1975 à 2015) raconte les aventures du jeune Mike Donovan, devenant lieutenant de l’armée de l’Union pendant la guerre de sécession et changeant son nom en « Mike Steve Blueberry ».

 Jean Giraud se détache de cette série parallèle, qui est reprise graphiquement par Colin Wilson, puis par Michel Blanc-Dumont. 

Lorsque Jean-Michel Charlier meurt, en 1989, c’est François Corteggiani qui poursuit le scénario.

En 1991, alors que la série principale est arrêtée par la mort de Jean-Michel Charlier, Jean Giraud crée Marshal Blueberry, une série parallèle dont il écrit le scénario et confie le dessin à William Vance, qui s’intercale ainsi entre les cycles du Cheval de fer et de L’Or de la Sierra de la série principale. La série connaît trois tomes. 

Le dernier tome est dessiné par Michel Rouge, après l’abandon de Vance.

En 2019, sous l’impulsion de l’éditeur, Joann Sfar et Christophe Blain reprennent le personnage pour un diptyque.

3- Analyse de Blueberry.

Les récits de Blueberry ont souvent pour toile de fond des faits réels (les guerres indiennes, la construction du chemin de fer transcontinental, la fusillade d’O.K. Corral…) et mettent en scène certains personnages réels (les chefs indiens tels Cochise, Geronimo ou Sitting Bull, des héros du Far West comme Wild Bill Hickok ou Wyatt Earp).

Blueberry est présenté comme un anti-héros, à la différence de Buck Danny, autre création de Charlier. 

Buveur, fumeur invétéré de cigarillos, indiscipliné, bagarreur, Blueberry est très éloigné du héros de western traditionnel. 

Dès le premier album, il triche au poker. Mais ignorant la peur, il fait passer l’honneur et l’amitié avant tout.

Sur quatre décennies, le dessin de Giraud évolue.

 Proche de Jijé, il adopte comme lui un dessin rapide, centré sur l’action. Sur les premiers albums, l’arrière-plan est presque absent. 

Progressivement, il utilise les hachures pour représenter les reliefs et les visages.

Le physique de Blueberry évolue au fil des albums. 

À l’origine, le dessinateur s’était inspiré de Jean-Paul Belmondo pour son visage, puis il emprunte des caractéristiques de Charles Bronson et Clint Eastwood.

4- L’hommage pour les 60 ans.

A l’occasion de l’anniversaire de la sortie en 1965 de Fort Navajo, les éditions Dargaud ont fait appel à un collectif de scénaristes et de dessinateurs pour proposer quatorze histoires courtes.

Les auteurs réunis dans ce volume commencent par révéler les sensations qu’ils ont éprouvées en lisant les albums de Blueberry. 

Puis ils nous offrent quatorze récits, allant de trois à une dizaine de pages. 

La liste des auteurs est impressionnante : Anlor, Alberto Belmonte, Dominique Bertail, Michel Blanc-Dumont (qui imagine une courte rencontre entre Cartland et Blueberry), Blutch, Olivier Bocquet, Vincent Brugeas, Stefano Carloni, Alexandre Coutelis, Fred Duval, Jérôme Félix, Paul Gastine, Daniel Goossens, Mathieu Lauffray, Lu Ming, Jean Mallard, Milo Manara, Enrico Marini, Mathieu Mariolle, Thierry Martin, Matz, Ralph Meyer, Félix Meynet, Vincent Perriot, Corentin Rouge, Olivier TaDuc, Ronan Toulhoat, Jean-François Vivier et Philippe Xavier. 

Ils nous font découvrir l’enfance de Blueberry sous un fond de tarte aux fruits et d’esclavage, les bouts de pistes menant au fond d’un canyon, des danseuses de cabarets au fort caractère, ses amours avec Chihuahua Pearl, les massifs désertiques, une rencontre avec des Indiens et même, en guise de conclusion, Blueberry à l’âge avancé…

Parmi ces récits, trois sont particulièrement réussis. 

Dans Un bon blue belly, le scénariste Vinvent Brugeas imagine comment Blueberry va empêcher l’assassinat d’un officier yankee par d’anciens soldats sudistes.

 Enrico Marini dans For one dollar more raconte une nouvelle rencontre entre Blueberry et Chihuahua Pearl. 

Mais c’est la partie de poker décrite par Jérôme Félix et Paul Gastine qui constitue la meilleure histoire.

Cet album offre un très bel hommage à Blueberry.

Sur la piste de Blueberry, 128 pages, 21,50 euros. Editions Dargaud.

Kristol Séhec.

Crédit photo : DR
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jmlb


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