samedi 16 mai 2026

UN " KIT " POUR FRAUDER L' ASSURANCE MALADIE ! UNE FAUDE SOCIALE QUI PROSPÈRE SUR LES FAILLITES DU SYSTÈME !

 

Seine-Saint-Denis : 3,5 millions d’euros 

détournés avec de faux arrêts de travail

Un réseau soupçonné d’avoir détourné 3,5 millions d’euros à l’Assurance maladie vient d’être démantelé en Île-de-France. 

 

Selon la cellule investigation de Radio France, sept personnes ont été interpellées en région parisienne après une enquête menée par l’Office central de lutte contre le travail illégal. 

Elles sont soupçonnées d’avoir fourni de faux arrêts de travail à 1 200 assurés de Seine-Saint-Denis.

Le mécanisme était d’une simplicité redoutable. 

Sur Snapchat, les escrocs promettaient : « Remboursement indemnités journalières entre 4 000 et 8 000 euros, on se charge de tout en seulement deux semaines ! » 

Les conditions étaient clairement affichées : ne pas être au RSA, ne pas être auto-entrepreneur et ne pas avoir eu d’arrêt de travail durant les trois derniers mois. 

Les assurés transmettaient ensuite leurs coordonnées, leur numéro de sécurité sociale et une photo de leur carte Vitale.

 

Un « kit » pour frauder l’Assurance maladie

En échange, les fraudeurs fournissaient un véritable mode d’emploi administratif. 

« Les escrocs fournissaient aux assurés un faux arrêt de travail et une fausse attestation de salaire à envoyer à l’Assurance maladie », a expliqué le général José Montull, chef de l’OCLTI, à Radio France.

 

 Le « kit » était gratuit, mais les assurés devaient ensuite reverser aux organisateurs 60 % du montant des indemnités perçues.

Les arrêts de travail fictifs portaient sur de longues durées, autour de 100 jours. 

Certains assurés auraient ainsi touché jusqu’à 7 000 euros d’indemnités journalières indues. 

À ce stade, le préjudice total est estimé à 3,5 millions d’euros. 

Aucun médecin ne serait impliqué dans l’affaire : les identités de praticiens auraient été usurpées, tout comme les numéros de Siret d’entreprises figurant sur les attestations employeur.

 

Une fraude sociale qui prospère sur les failles du système

L’affaire pose une nouvelle fois la question du contrôle des prestations sociales et de santé. 

Depuis le 1er septembre 2025, l’Assurance maladie a instauré des formulaires Cerfa sécurisés, comportant sept points d’authentification. 

Pourtant, selon Radio France, le réseau aurait fonctionné de mai 2024 à novembre 2025, en utilisant des formulaires non sécurisés.

L’Assurance maladie assure désormais que « les formulaires papier non sécurisés présentés sont rejetés » et que des « contrôles approfondis en amont du paiement » sont mis en œuvre.

 Elle prévient aussi que les assurés ayant profité de ces faux arrêts risquent des pénalités financières pouvant aller jusqu’à trois fois le montant du préjudice, ainsi que des poursuites judiciaires. 

 

En Seine-Saint-Denis, déjà touchée par de lourdes fraudes à l’Assurance maladie dans le dossier des audioprothèses, cette nouvelle affaire rappelle le coût considérable des fraudes aux prestations pour les finances publiques.

 

Crédit photo : DR (photo d’illustration)
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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