lundi 4 mai 2026

ACTUALITÉ DE CE WEEK-END : QUAND L F I DÉVOILE SON VRAI VISAGE !

 TRIBUNE LIBRE !

Manon Aubry et LFI défendent une rave illégale 

avec 33 blessés sur un site militaire mais réclame 

l’interdiction du Canon français : 

LFI dévoile son vrai visage

Il y a des week-ends où l’actualité, à elle seule, suffit à révéler la cohérence — ou plutôt l’incohérence assumée — d’une famille politique. 

Celui du 1er au 4 mai 2026 aura été l’un de ceux-là pour La France insoumise. 

Tandis que des dizaines de milliers de fêtards convergeaient vers un champ de tir militaire de la Délégation générale à l’armement, dans le Cher, pour participer au Teknival 2026 sur un site explicitement signalé comme dangereux par la préfecture en raison de la présence de munitions non explosées datant de la Seconde Guerre mondiale, l’eurodéputée insoumise Manon Aubry s’avançait au micro de France Info pour défendre l’événement.

 « Quelques grincheux voudraient que les free parties ne se tiennent plus », a-t-elle déploré, avant de livrer la formule qui résume tout : « Laissez les jeunes s’amuser et arrêtez de criminaliser la fête. »

Sur le principe, on pourrait souscrire à cette saine défense de la liberté festive.

 Le problème, c’est que cette même eurodéputée appartient à la même formation politique qui, depuis des mois, multiplie les initiatives pour obtenir l’interdiction administrative d’un autre type de fête : les banquets du Canon français.

 

Deux fêtes, deux régimes politiques

Rappelons les faits, sobrement. 

 Le Canon français est une opération nationale d’inspiration terroir et commerciale, qui organise dans plusieurs villes de France de grandes tablées populaires autour de la gastronomie régionale, des vins, du fromage et du patrimoine musical français. 

À Caen, en avril dernier, l’eurodéputée LFI Emma Fourreau a relayé une pétition exigeant l’annulation du banquet qui devait s’y tenir tout en mentant ouvertement, y compris au Préfet, sur le contenu du Banquet.

 À Quimper, la pression conjuguée d’une élue insoumise locale et de la mairie socialiste a obtenu le retrait du parc des expositions municipal qui devait accueillir l’événement, désormais annulé.

 Aucune infraction n’avait été commise.

 Aucune procédure judiciaire n’était en cours. 

La seule justification invoquée tenait à des « raisons de sécurité » que personne n’a jamais sérieusement explicitées.

 

Comparons maintenant les deux situations factuellement.

D’un côté, un événement payant, déclaré, contractualisé avec des bailleurs privés et des collectivités locales, organisé dans le respect du droit, avec billetterie, sécurité privée, accord des propriétaires. 

De l’autre, un rassemblement illégal et non déclaré, organisé sur un site militaire dont l’accès est interdit, qui a déjà donné lieu à 33 blessés selon le bilan préfectoral du 3 mai, à 32 verbalisations majoritairement pour détention de stupéfiants, à quatre gardes à vue, à la découverte d’un obus de guerre nécessitant l’intervention de démineurs, et à la mobilisation d’environ 600 gendarmes pour gérer le désordre public.

LFI exige l’interdiction du premier. 

LFI défend la légitimité du second.

 

L’argument de la « jeunesse » à géométrie variable

Soyons précis sur un point pour ne pas tomber dans la caricature : tous les participants au Teknival 2026 ne sont pas des consommateurs de drogues dures, et le mouvement des free parties s’inscrit dans une histoire culturelle française réelle qui mérite d’être prise au sérieux. 

La techno alternative et l’esthétique sound system constituent depuis trente ans un pan légitime de la culture populaire jeune. 

Il ne s’agit donc pas de hurler contre les raveurs en bloc.

Mais précisément, cette nuance vaut dans les deux sens

On peut tout à fait défendre la liberté de réunion des amateurs de musique électronique tout en s’interrogeant sur l’incohérence d’une formation politique qui défend cette liberté lorsqu’elle s’exerce en violation flagrante du droit, sur un site militaire interdit d’accès, avec un bilan sanitaire et sécuritaire avéré, et qui dans le même temps réclame l’interdiction d’événements strictement légaux dont le seul tort est de plaire à un public que LFI méprise socialement et culturellement.

Car c’est bien là que réside le problème.

 Ce qui dérange La France insoumise dans le Canon français, ce n’est ni la sécurité, ni l’ordre public, ni la santé publique. 

C’est précisément le type de public qui s’y rend : des familles, des classes moyennes provinciales, des amateurs de gastronomie française traditionnelle, parfois des sympathisants du conservatisme assumé. 

 Un public qui ne correspond pas aux catégories sociologiques que la gauche radicale considère comme légitimes à occuper l’espace public festif.

 

L’épisode est donc précieux, parce qu’il dévoile en quarante-huit heures ce que des années de discours sophistiqués sur la « liberté » et « l’inclusion » avaient réussi à masquer.

 La France insoumise n’a pas une conception universaliste de la liberté de réunion. Elle a une conception culturellement orientée : libre pour ceux qui partagent son esthétique, son vocabulaire, ses références sociologiques ; sous étroite surveillance pour les autres.

Pour la liberté des uns, on ira jusqu’à défendre l’occupation illégale d’un site militaire dangereux. 

Pour la liberté des autres, on alertera le préfet, on saisira le procureur, on fera pression sur les bailleurs, on pétitionnera, on diffamera publiquement les organisateurs en les associant à des étiquettes infamantes — comme l’a fait Marie Mesmeur en présentant le Canon français comme un « banquet de l’extrême droite » sans la moindre preuve, ou comme l’ont fait les quatre députés bretons LFI à Querrien en travestissant la réalité d’un concert privé pour obtenir son annulation. 

Et l’on continuera de prétendre, avec des trémolos dans la voix, défendre la « liberté festive » et la « jeunesse ».

 

Qui criminalise vraiment la fête ?

Il y a une ironie particulière à ce que ce soit Manon Aubry, dont le parti exige depuis dix-huit mois l’interdiction administrative des banquets du Canon français, des concerts de black metal en Bretagne, des fêtes de village conservatrices, des rassemblements identitaires bretons, qui vienne aujourd’hui reprocher au gouvernement de « criminaliser la fête ».

 

Si quelqu’un, dans le paysage politique français actuel, criminalise la fête de manière systématique, c’est précisément La France insoumise.

 Pas toutes les fêtes, bien sûr — les siennes, les festives raves de leurs cercles militants, les concerts antifa, les block parties parisiennes restent évidemment au-dessus de tout soupçon. 

Mais toutes les autres : celles des classes populaires de droite, celles des chrétiens, celles des bretons identitaires, celles des amateurs de gastronomie traditionnelle, celles des nostalgiques de la chanson française des années 1970, celles qui rassemblent des Français qui ne pensent pas comme la rédaction de Politis.

 

C’est un programme politique parfaitement cohérent, en réalité. 

Mais il faut avoir l’honnêteté de l’assumer pour ce qu’il est : non pas la défense universelle des libertés publiques, mais la promotion sélective des libertés des seuls camps sociologiques jugés acceptables.

 Le reste, on l’interdit, on le diffame, on le déplateformise, on le signale au procureur, on appelle le préfet à intervenir.

 

Une équation simple à résoudre

Une question, dès lors, pour terminer cette tribune. 

Pourquoi un événement payant, déclaré, légal, contractualisé, organisé selon les règles, mérite-t-il l’interdiction administrative ?

 Et pourquoi un rassemblement illégal sur un site militaire dangereux, avec 33 blessés, 600 gendarmes mobilisés, des obus de guerre découverts dans les broussailles, mérite-t-il la protection bienveillante des élus de la République ?

La réponse n’a aucun rapport avec la sécurité, l’ordre public ou la liberté festive.

 La réponse tient en deux mots : affinités culturelles.

 La France insoumise tolère ce qui lui ressemble.

 Elle réprime ce qui ne lui ressemble pas. 

C’est le programme politique de tous les régimes idéologiques de l’histoire — qu’ils s’appellent communistes, théocratiques ou simplement militants.

 Ce n’est pas le programme d’une démocratie libérale digne de ce nom.

Reste à savoir combien de Français s’en rendront compte avant que le verrou administratif ne se referme sur les fêtes, les concerts, les conférences, les associations et les rassemblements qui ne plaisent pas à cette frange de l’extrême gauche. 

À ce stade, le compte n’y est pas encore.

Mais la séquence du week-end dernier, dans toute sa clarté brutale, aura au moins eu le mérite de poser sans détour la véritable question : quand La France insoumise prétend défendre la liberté, de quelle liberté, exactement, parle-t-elle ? 

Et surtout : pour qui ?

Par YV

[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

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